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25.07.2010

Affaire « Le Nouveau Courrier » : emprisonnement de Théophile Kouamouo et de ses collègues

Il aurait été difficile de le croire il y'a encore quelques années. Théophile Kouamouo, le "héros des journalistes" porté en triomphe par tout le clan proche à Laurent Gbagbo, qui subit une humiliation judiciaire avec peine probable d'emprisonnement. Les donnes ont surement changé depuis peu.

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Rappelons que depuis 1999, lors de son incursion dans la presse ivoirienne, Théophile Kouamouo a été pendant longtemps le laudateur de choix de Laurent Gbagbo : ce guerrier politique qui lutterait contre les rouages avilissants du réseau France-Afrique. Sans oublier l'emprise économique et diplomatique de la « métropole » française sur son pré carré d'ex-colonies qu'il se chargerait de briser depuis Octobre 2000. Consacrer du temps à commenter le résultat TANGIBLE de cette lutte décennale (2000-2010) nous ferait assurément dévier du sujet abordé.

Parlant de Théophile Kouamouo, on ne saurait oublier quelques étapes de son parcours journalistique en Côte d'Ivoire. Premièrement, janissaire littéraire de qualité dans le groupe cyclone (voir «  Le Temps ») appartenant à une certaine Nadiana Bamba, qu'une rumeur abidjanaise qualifie de deuxième femme du chef d'Etat. Cette collaboration a certainement ouvert des portes à Kouamouo dans les rouages clientélistes et politiques de Laurent Gbagbo. Par la suite, la création de « Le Courrier d'Abidjan »  en collaboration avec Sylvestre Konin permit à « Théo » de faire les beaux jours de la presse pro-Gbagbo, jusqu'à ce que des publications "rebelles" de l'iconoclaste Mamadou Koulibaly scelle à jamais le sort des relations Kouamouo-Konin, et par ricochet celui de l'organe de presse conjointement créé. A cette époque, Kouamouo avait pris le parti du clan Gbagbo qui n'acceptait guère que des pontes puissent voler dans les ailes de leur propre parti politique (tel était le cas de Koulibaly), peu importe la justesse de leurs récriminations tandis que Konin souhaitait une ouverture du journal à la critique et aux débats d'idées.

De notre propre constatation, suite à cet évènement où Kouamouo avait perdu son instrument favori de travail, le janissaire dithyrambique a progressivement mué. Bien qu'ayant conservé des préférences politiques, « Théo » ne se limitait apparemment plus à chanter des louanges pédantes à qui que ce soit mais plutôt à un exercice beaucoup plus large de journaliste véritable. Il s'est essayé au journalisme économique, au journalisme d'investigation et au perfectionnement de son loisir de blogueur (création d'un syndicat de producteurs en ligne et publication de billets). C'est ainsi qu'est né « Le Nouveau Courrier », cette fois-ci sans les mêmes impulsions politiciennes qui ont sous-tendu le premier succès médiatique de Kouamouo dans l'exercice de sa fonction; tout allait bien jusqu'à ce que survienne l'affaire relative à la publication partielle par ledit journal d'une enquête du procureur de la République Raymond Tchimou. Ce dernier, considérant que l'instruction étant sécrète n'a pas trouvé mieux que qualifier les 3 journalistes incriminés(dont Théophile Kouamouo) de VOLEURS (de documents administratifs) afin de les faire juger selon le code pénal. Alors que le code de la presse de 2004 qui encadre la fonction de journalisme, indique en son article 68 que la peine d'emprisonnement est exclue pour les délits de presse. De plus, Théophile et ses collègues ne sauraient être les personnes qui se sont introduites dans le bureau du procureur et à la présidence de la République pour dérober ledit rapport d'enquête. Il y'a forcément eu des fuites qui ont été naturellement exploitées par les journalistes, tel que le suggère leur métier.

D'où sort-il qu'aujourd'hui des journalistes d'investigation perspicaces soient devenus des voleurs de documents administratifs ???  Quel est l'etat de responsabilité des structures chargées de garder secret le rapport d'enquête en question, à savoir le bureau du procureur et la présidence de la République ??? Dans les années 70 aux Etats-Unis, qu'aurait-on dit du travail des journalistes qui ont ébruité l'affaire du Watergate ayant causé le départ du président de la République américain ???

L'enquête du procureur de la République relayée par "Le Nouveau Courrier" sous la dénomination de « livre noir de la filière café-cacao » est relative aux nombreux détournements opérés par les dirigeants des nombreuses structures tentaculaires de la filière (FDPCC, ARCC, BCC, FRC etc ...). Après notre propre exploitation du rapport « CHOCOLAT CHAUD » de l'ONG Britannique Global Witness, il ressort que les différents ministères de tutelle (économies et finances, agriculture) et les services financiers de la présidence de la République ne sauraient être écartés de cette honteuse affaire de détournement de deniers publics.

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Aujourd'hui, Théophile Kouamouo et ses collègues (St Claver Oula- Stéphane Guédé) sont l'objet du courroux du cheval de Troie de l'exécutif ivoirien dans la machine judiciaire du pays, à savoir le procureur de la République qui craindrait des représailles du président de la République. Il s'efforce donc de faire subir les pires humiliations aux journalistes en espérant obtenir le nom de leur informateur. Cependant les journalistes n'ont point voulu céder aux intimidations du procureur, bien que ce dernier ait intenté un procès expéditif contre ceux-ci. Dans l'attente du verdict, nous espérons que le juge en charge du dossier saura faire la distinction qui s'impose entre « voleurs de documents administratifs » et journalistes d'INVESTIGATION exerçant tout naturellement leur métier. Sachant les pressions que l'exécutif exerce souvent sur le pouvoir judiciaire en Côte d'Ivoire, on pourrait s'attendre au pire : la peine d'emprisonnement pour les journalistes incriminés.

En espérant une suite heureuse pour les trois journalistes, une question me taraude l'esprit : Théophile Kouamouo aurait-il cru UN JOUR être victime d'une telle injustice lorsqu'il était, il y'a quelques années, le dithyrambique journaliste que tous les cercles hédonistes et affairistes du FPI adulaient publiquement ???

13.06.2010

Simone Gbagbo et le viol des femmes

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Un contexte politique. Une manifestation de protestation dans les rues. Des forces armées nationales qui procèdent à des bastonnades, à des executions sommaires, à des viols pour tuer et la manifestation et les vélléités futures d'expression démocratique d'une partie de la population.

Cela se passe en Côte d'Ivoire, aux lendemains sanglants des élections calamiteuses d' Octobre 2000. Après avoir manigancé pour éliminer les candidats des deux partis politiques(PDCI et RDR) les plus influents du pays (Voir les resultats des élections législatives et municipales en 2001), Robert Guéi et Laurent Gbagbo se disputent le pouvoir dans les rues après un scrutin dont les resultats sont contestés. Gbagbo finit par remporter la bataille de la rue d'Abidjan en obligeant le général putchiste à se refugier dans une ville de l'intérieur du pays. Face à une telle situation confuse, les militants du RDR lancent à leur tour un mouvement PACIFIQUE de revendication dans les rues et demandent la reprise des élections afin que toutes les sensibilités politiques puissent être représentées à l'élection présidentielle.

C'est cette initiative qui sera matée dans le sang par Laurent Gbagbo, le nouveau chef issu des élections "calamiteuses"( le qualificatif est de  lui-même). Souvenons-nous donc du charnier de Yopougon, des descentes musclées de gendarmes dans des quartiers d'Abidjan et des executions qui ont suivies; des femmes manifestantes du RDR, voire certaines cloîtrées à leur domicile, ont été violées par ces mêmes gendarmes mandatés par le nouveau chef "calamiteux" afin de tuer dans l'oeuf tout mouvement de contestation de son pouvoir.

Et c'est en rapport au viol de ces femmes-là, que la journaliste Denise Epoté Durand pose lors d'une interview une question à la première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo.

Je vous suggère de voir et écouter vous-mêmes, afin de mieux cerner la réponse de la première dame du pays:

" C'est eux-mêmes qui l'ont cherché " , " C'est eux-mêmes qui l'ont cherché ", dixit Simone Gbagbo.

Combien de fois, lorsque le parti politique de Simone Gbagbo était dans l'opposition, les femmes dudit parti ont-elles été violées par les forces de l'ordre pendant des manifestations de protestation et d'expression démocratique dans les rues ???

Simone Gbagbo est-elle sure de bien défendre la condition de la femme dans son pays, vu son statut protocolaire de première Dame du pays ???

Arriverait-elle à justifier un viol auquel l'une des ses proches pourrait un jour être sujette, peu importe le préjudice imputable à cette dernière ???

Peut-on s'autoproclamer chantre de la lutte contre le Sida en Côte d'Ivoire, et légitimer le viol des femmes dans ce pays ??? Peut-on être vraiment une femme et avoir un regard froid sur le viol des femmes ???

Comme la vidéo le précise: AUCUNE ENQUETE, AUCUN AUTEUR et AUCUNE SANCTION

Triste réalité ivoirienne ...

05.06.2010

Mamadou Koulibaly, notion de responsabilité en Politique

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Le 02 Juin 2010, la convention de la société civile en Côte d'Ivoire (CSCI) a organisé un colloque sous le thème «Bilan, enjeux et perspectives de la démocratie en Côte d'Ivoire après vingt ans de multipartisme». Mamadou Koulibaly, le président de l'Assemblée Nationale, l'intellectuel et politicien ivoirien y a donné une communication portant sur la « Responsabilité de la classe politique devant l'opinion publique».

Dans son intervention, Koulibaly s'est évertué à redéfinir et réexplorer les fondements moraux, politiques, délictuels, civils de la relation de l'acteur politique vis-à-vis de son « souverain » ; « souverain » entendu au sens premier de conscience individuelle de l'acteur politique, et aussi à celui du groupe d'individus qui confie à l'acteur politique un mandat limité dans le temps. Au centre de cette communication se trouve donc la notion de responsabilité de l'acteur politique relativement à son « souverain ».


C'est l'occasion pour nous de faire un lien entre notion de RESPONSABILITE de l'acteur politique et le débat public que Mamadou Koulibaly a eu avec le célèbre journaliste ivoirien Venance Konan, relativement à la transformation éditoriale des écrits dudit journaliste dans 2 conjonctures politiques différentes.

En effet, Mamadou Koulibaly reprochait au journaliste d'avoir transformé l'essence de ses éditoriaux d'une certaine époque à une autre, où ses intérêts pécuniaires, clientélistes et je-ne-sais-de-quel-type seraient menacés par le nouvel ordre politique ivoirien après le coup d'Etat de 1999. D'un contenu éditorial assez corsé contre le RDR et la tentation présidentielle d'un individu dont l'éligibilité EST problématique, Venance Konan se serait érigé en nouveau chantre de la tolérance et du compromis électoral ; Ceci en vue, vraisemblablement, de faire sortir son pays d'une crise à trois têtes (identitaire- sociale et militaro-politique) qui est née de l'intransigeance de certains acteurs politiques à rester campés sur leurs positions.

Ainsi, le professeur Mamadou Koulibaly s'est permis, dans une lettre au journaliste, des accusations de mercenariat ajusté à la conjoncture politique, et même de SATANISME (parlant de ses chroniques) pour décrire la prétendue responsabilité du journaliste dans la survenance de la crise ivoirienne.

Cela a bien entendu suscité une réflexion en nous, autant sur la violence du texte de Koulibaly( qu'il faudrait situer dans le contexte de célébrité d'un journaliste de plus en plus écouté par l'opinion publique) que sur le bien-fondé des accusations portées par la deuxième personnalité politique de notre pays.

De prime abord, il apparait que la violence du propos du professeur Koulibaly tend à édulcorer la qualité journaliste du sieur Venance Konan, en assimilant ce dernier à un mercenaire à la recherche de per diem ou de stratégies pour le retour du « seigneur sataniste ». Koulibaly craignant peut-être pour la survie du régime politique dans lequel son activisme exclusivement littéraire ou sa passivité insultante d'homme politique de premier plan- c'est selon - concoure à ancrer dans ce pays des anormalités aussi bien politiques (d'un point de vue de la gestion globale du pouvoir), morales (mœurs perverties, adultère présidentiel, commerce pédophile ...), qu'administratives (les exemples de corruption et de recrutement clientéliste dans ce domaine sont légion).

Deuxièmement, les accusations de transformation éditoriale « intéressée » nous conduisent à une petite réflexion sur la Notion d'intellectuel- qualité que Mamadou Koulibaly dénierait au journaliste Venance Konan. En effet, reprocher à Venance Konan d'avoir revu sa ligne éditoriale sous-entendrait que le schéma de réflexion de l'intellectuel (éditorialiste) devrait être figé, sclérosé au fil du temps peu importent les changements survenus dans l'environnement global de l'être pensant. L'être humain étant lui-même une finalité imparfaite, il en ressort que le modèle COGNITIF de base sur lequel ce dernier fonde sa conception intellectuelle ne saurait être EXHAUSTIF vis-à-vis de chaque élément qui compose son environnement.

En épistémologie, l'approche constructiviste telle que simplifiée dans le mécanisme  OBSERVATION - ASSIMILATION - ACCOMODATION traduit aussi bien dans son processus que dans sa finalité cette nature imparfaite de la relation de l'homme à son environnement. On ne peut donc se vanter d'être détenteur de la matrice magique de réflexion qui permet de déchiffrer avec exactitude et sans édulcoration temporelle un fait observé. Toute vérité humainement construite étant  de ce fait relative à son sujet et à son époque ; l'essentiel étant de fonder son activité intellectuelle sur des faits observables, observés et discutés.

Mamadou Koulibaly ne peut donc condamner la construction et la qualité intellectuelles de Venance Konan qui s'est adapté et vraisemblablement fortifié dans le temps, à l'exercice du feed-back constructiviste. La qualité de l'intellectuel résidant dans ce permanent exercice d'aller-retour entre observation - assimilation - accommodation. Rester figé, bloqué(sans capacité ou volonté de réajustement) et sclérosé dans le temps traduit plutôt l'extrémisme de celui qui interagit avec son intellect.

Dans le débat public l'opposant à Venance Konan, Mamadou Koulibaly voulait nous donner l'impression d'être celui qui défendait la tolérance, l'ouverture du pays sur la question de la nationalité depuis des lustres tout en s'opposant à la politique suicidaire de l'Ivoirité, Ivoirité telle que défendue par Venance Konan à l'époque. Mais là où le bât blesse, c'est que les deux intellectuels diffèrent par leur statut public. L'un, Venance Konan, est journaliste et son action intellectuelle a un impact moindre, plutôt passif dans l'arène politique nationale contrairement à l'autre, Mamadou Koulibaly, qui lui est un politicien de premier plan en Côte d' Ivoire depuis au moins 10 ans (2000 - 2010)- politicien dont l'action CONCRETE et TANGIBLE devrait suivre les écrits pamphletaires.

Pour ceux qui auraient pensé à une déviation du sujet initial « La responsabilité de la classe politique vis-à-vis de l'opinion publique », le paragraphe précédent nous ramène à la problématique du degré d'impact de la production intellectuelle d'un journaliste  comparativement à celle d'un président d'assemblée nationale sur l'échiquier politique.

On se demande donc en quoi un journaliste qui publie des chroniques à succès est-il plus condamnable qu'un ACTEUR politique de premier plan qui limite son action à des écrits ??? Pourquoi condamne-t-on violemment les chroniques intellectuellement actualisées  d'un journaliste alors qu'on souffre soi-même d'inaction et de stérilité politiques dans son propre camp ???

Il importe donc de se demander en quoi Mamadou Koulibaly lui-même est responsable de son (in)action politique envers l'opinion publique ivoirienne. Certains ivoiriens l'apprécient pour ses prises de position dans la presse exclusivement, mais ce n'est au demeurant pas suffisant quand on est vice-président d'un parti extrémiste sur la question de la nationalité, quand on est président d'une assemblée nationale qui est inopérante sur des questions essentielles dans la République.

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Un président d'assemblée Nationale est-il RESPONSABLE vis-à-vis de ses mandants(le peuple, à travers les députés) lorsque son ACTION POLITIQUE se limite à des écrits pamphlétaires dans la presse ivoirienne et à des colloques de la société civile ???

Avec cette stature institutionnelle et politique dans ce pays, il est en effet inconcevable que l'action POLITIQUE de Mamadou Koulibaly soit limitée à des contributions dans la presse, aussi sensées, justes ou salutaires soient-elles.

Dans son intervention lors du colloque de la convention de la société civile en Côte d'Ivoire (CSCI), il s'en est violemment pris au Ministre FPI de l'intérieur (Désiré Tagro) qui procéderait à des recrutements ethniques, clientélistes dans la police nationale à travers le chef de cabinet dudit ministre. Il aurait même proposé d'ouvrir « une enquête parlementaire pour tirer au clair le trafic d'influence et la corruption qui entourent les concours d'entrée dans les grandes écoles de la police, de la gendarmerie et de l'administration ».

Cela donne plus l'impression d'un règlement de comptes puéril entre camarades de parti(FPI), car il y'a bien plus grave comme actes commis dans notre pays sans que l'assemblée nationale présidée par Mamadou Koulibaly n'ait daigné lever le moindre doigt, à plus forte raison produire les habituels pamphlets dans la presse.

On peut même donner des exemples relatifs à l'institution suprême de l'Etat qu'est la présidence de la République :

1-      Le budget général de l'Etat, y compris le budget de la présidence de la République, est validé depuis quelques années par ordonnance de Gbagbo lui-même, alors que selon la procédure légale, l'adoption du budget passe par vote approbatif de l'Assemblée nationale. Aussi, le budget de la présidence de la République à lui seul culmine-t-il à plus de 70 milliards de F CFA et  représente 3 % du budget de l'Etat, alors qu'en France par exemple il équivaut à 0, 03 % du budget de l'Etat. Pour Mamadou Koulibaly qui est économiste, sous un critère budget de la présidence / budget de l'Etat, cela veut dire que le budget de la présidence ivoirienne est 100 fois plus élevé que celui de la présidence française.

En novembre 2008, un organe de presse écrite a révélé, avec frais de douane et immatriculations à l'appui, que le président de la République avait acheté pour des membres de sa famille 15 voitures Land Cruiser d'une valeur de 800 Millions de FCA.

2- L'utilisation de l'article 48 (prise de mesures exceptionnelles)  lors de la double dissolution de la CEI et du gouvernement, qui impliquait le conseil constitutionnel, le président de l'assemblée nationale et l'ensemble de l'assemblée n'a vraisemblablement pas respecté la procédure CONSTITUTIONNELLE.
Et il était du devoir de Mamadou Koulibaly de dire ne serait-ce qu'aux députés en quoi est justifié le bien-fondé des décisions du président, et en quoi le président de l'Assemblée Nationale qu'il est a approuvé et accompagné une telle décision !!! Jusqu'à présent, Koulibaly n'a rien dit comme si son institution a été encore une fois foulée au sol dans la prise de décisions qui l'engage doublement (et son président, et l'ensemble des députés). L'assemblée nationale ne s'est en effet pas réunie, comme l'indique la constitution en son article 48.

Quid des nombreuses irrégularités constatées dans les hautes sphères de l'administration publique ???

Tout cela n'a jamais intrigué le président de l'assemblée nationale afin qu'il diligente des enquêtes parlementaires pour élucider le bien-fondé de tous ces faits cités.

Parlant donc de responsabilité de l'acteur politique devant l'opinion publique, Mamadou Koulibaly devrait donner l'exemple, être le premier à démissionner et ensuite demander à son compère Désiré Tagro de le faire, relativement aux irrégularités « dans les concours d'entrée dans les grandes écoles de la police, de la gendarmerie et de l'administration » et à l'échec de l'accord politique de Ouagadougou. Rappelons, à toute fin utile, que Désiré Tagro est le mandataire de Laurent Gbagbo auprès de Blaise compaoré dans le cadre de la médiation politique qu'offre l'Accord Politique de Ouagadougou. Que Koulibaly ait donc le courage de mettre son chef devant ses responsabilités, au lieu de s'en prendre à quelqu'un qui ne fait que remplir la mission à lui confiée par leur chef commun.

Ce n'est pas pour le fait que nous aurions une quelconque affection envers l'individu Désiré Tagro, mais la logique aurait voulu que Mamadou Koulibaly soit le premier à faire le bilan de sa responsabilité de président de l'Assemblée Nationale sans oublier celle de vice-président d'un parti qui a des positions extrêmes dans la problématique de la nationalité ivoirienne, afin d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Il ne suffira pas de signer de beaux textes dans la presse pour croire assumer ses responsabilités vis-à-vis de l'opinion publique ivoirienne.

 

Intervention de Mamadou Koulibaly au colloque de la CSCIMamadou Koulibaly Responsabilité de la classe politique.doc