29.03.2008
Le véritable Blé Goudé

Blé Goudé Charles est un individu dont le nom est associé de façon indélébile à une grande partie de l’histoire encore récente de la côte d’ivoire, notre pays. On ne peut aussi rester insensible à cette nouvelle stature, ou plus précisément à l’importance dont s’arroge cet individu sur l’échiquier national. Certains organes de presse l’ont même nommé « ministre de la rue » vu le fait que c’est le domaine où il excelle véritablement. Blé Goudé a fait ses armes dans la rue, dans la mobilisation des foules depuis plusieurs années.
Que vaut-il réellement ? Est-il est un exemple de patriotisme comme l’expression « jeune patriote » semble le décrire ? Mérite-t-il l’assise financière dont il est supposé bénéficier actuellement ? Comment a-t-il obtenu cette richesse ?
Blé Goudé est un ex-leader estudiantin qui a dirigé la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) ; entré à l’université après son baccalauréat obtenu en 1991, l’homme n’en est sorti que vers l’an 2000 avec une licence ô combien douteuse qui a fini par compromettre la carrière d’un professeur d’université suspecté d’avoir contribué à la falsification de ce diplôme, sésame nécessitant normalement 3 ans d’études universitaires.
Faites vous-même le calcul !!!
Vu la « longueur » de ses études, on finit par comprendre la primauté de ses activités syndicales sur sa formation universitaire et intellectuelle. Depuis quelques années , il y’a une certaine presse écrite qui tente de nous présenter cet individu comme un héros des temps modernes, un défenseur du panafricanisme et je ne sais quoi ……….mais c’est sûrement de la propagande dans laquelle je ne peux m’y laisser prendre.
Tout individu ayant fait le lycée dans la fourchette 1995-2000 se rappelle bien de ce leader estudiantin, l’un des pères de la guerre des machettes dans le milieu scolaire et universitaire qui a fini par consacrer l’entame de la déchéance du système éducatif ivoirien.
Cette guerre avait opposé l’aile proche du fpi dirigée par Blé Goudé, et celle conduite par les poulains du RDR. Tous les moyens étaient opportuns à cette époque pour mettre les bâtons dans les roues du gouvernement en place.
Il ne faut pas s’en cacher, blé Goudé au travers de la FESCI a toujours été une arme politique du FPI de Laurent Gbagbo durant l’opposition ; un « chien de guerre » à qui on confiait la mission de trouble de l’ordre public et de sabotage du pouvoir Bédié de l’époque.
Je n’oublierai certainement pas la création de la BAE (Brigade Anti Emeute) qui a coïncidé avec la zizanie causée par Blé Goudé et son bataillon de « terroristes » des collèges, lycées et autres facultés universitaires.
La violence a toujours été la méthode appliquée par les « FESCISTES », tels qu’on se plaisait à les désigner.
Il ne va pourtant pas s’arrêter à cet épisode car pour répondre aux desseins du parrain politique ( Laurent Gbagbo), il revient en force avec la création d’un groupe encore plus vaste se réclamant du panafricanisme ( COJEP ) et plus tard l’alliance des « jeunes patriotes » ; groupement hautement stratégique servant à planifier les insurrections de foule en côte d’ivoire.
Ayant acquis du galon au sein de la refondation, il aurait même ouvert un cabinet de marketing politique ( ???) et d’évènementiel . L’homme ne cache pas vraiment son opulence, plusieurs signes de richesse qui prouvent que le mercenariat partisan auprès de son mentor politique a été vraiment fructueux au finish.
Tout dernièrement, il nous fait part de son analyse sur les derniers épisodes de la crise ivoirienne à ce lien : http://www.ivorian.net/Article/?p=4228
Dans cette interview, l’homme ne nous cache plus sa collusion avec Gbagbo Laurent, son parrain depuis les années 90. Il affirme même qu’il se serait rangé du côté de la légalité constitutionnelle que gbagbo représenterait, après bien entendu, une élection aussi calamiteuse qu’injuste puisque les candidats du PDCI et du RDR ont été injustement éliminé par celui (Guéi robert) qui surnomma plus tard Gbagbo : le boulanger ……..et ce pour quelles raisons ????
Blé Goudé saura certainement vous répondre….
Se réclamant patriote c’est-à-dire une personne qui aime sa patrie et la servant avec dévouement, on remarque plutôt que le patriotisme est alimentaire car blé Goudé ne s’excite que lorsque son « père politique » se trouve dans une mauvaise posture.
On se souvient encore comment en Novembre 2004, des milliers d’ivoiriens ont été instrumentalisés comme bouclier humain, non pas pour sauver la patrie mais pour couvrir le pouvoir « calamiteux » de Gbagbo.
En clair, son rôle d’ »harangueur de foule » se limite aux intérêts partisans du clan FPI ; il préfère soit s’installer dans un mutisme assourdissant lorsque ont été ébruités les retentissants détournements de deniers publics dans l’économie ivoirienne soit nous servir de la comédie quand il y’ a eu le scandale des déchets toxiques qui a été une véritable gifle à l’honneur des ivoiriens……..
Blé Goudé, lui il est patriote quand il ne s’agit que de son mentor et affirme sans froncer les sourcils dans cette interview que la candidature de Gbagbo n’est pas celle de l’assistanat et de l’allégeance à la France.
Et pourtant le propagandiste de la Refondation ne trouve rien à redire quand Gbagbo est obligé de faire l’obséquieux face à Dominique Strauss-Kahn quant à la promesse de boucler le programme de désendettement de l’Etat et de pouvoir bénéficier d’une nouvelle planche de dettes accordée par la banque mondiale, idem pour la mendicité à peine voilée du gouvernement ivoirien relativement au financement des élections ……..
Aujourd’hui pour magnifier cette médiocrité, l’homme aurait ouvert un cabinet de marketing politique et d’événementiel …..J’irai de ce pas conseillé le jeune analphabète des campagnes à ouvrir un cabinet de courtage en bourse car , de nos jours, tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent même si on en a pas les qualifications .
J’aurai bien voulu m’arrêter là mais je ne peux vous priver des talents d’analyste économique de Blé Goudé qui affirme que : « Face au danger et à l’évolution galopante du dollar, les pays européens se sont unis pour lancer leur monnaie. »
Connaît-il vraiment les objectifs d’efficience communautaire qui ont motivés la création de la monnaie commune par les européens ?
Le Bien-fondé de la politique monétaire que les Européens s’étaient fixés comme objectif ?
Ou bien croit-il qu’on juge la force d’une politique monétaire en fonction de l’appréciation du cours de la monnaie ?
C’est sûr que l’individu n’a pas la fibre de la curiosité intellectuelle sinon il se serait informé de la crise de l’Euro fort face à un Dollar de plus en plus en souffrance, du fait que la Chine maintienne assez bas le cours du Yuan.
Imaginez –vous un consultant en marketing politique ( ???) qui ne connaît rien à l’actualité économique ? Qui est juste bon pour les meetings et autres marches populaires favorables au régime FPI ?
Il est aujourd’hui contraint de ne pas sortir du pays car c’est lui, le responsable de la barbarie envers les ressortissants français participant au tissu économique. Blé Goudé verra toujours son image associée à ces actes ignobles.
J’ai peur pour cette Côte d’Ivoire qui consacre de tels individus, adeptes de la facilité et du « patriotisme alimentaire », Gbagbo et sa clique présentent Blé Goudé comme un modèle de patriotisme pour la jeunesse……..ils devraient plutôt l’inciter à reprendre ses études afin d’avoir un niveau intellectuel qui puisse lui garantir un niveau intellectuel raisonnable.
C’est sûr que lui et Soro Guillaume vous diront qu’ils ont des ambitions politiques ……
Récemment, il aurait initié une foire pour l’insertion de la jeunesse, je ne savais donc pas que c’était à l’approche des élections que les idées intéressantes abondaient !!!
D’ailleurs, qu’ils retournent sur les bancs afin d’acquérir de véritables diplômes avant de s’ériger en promoteur de l’emploi en côte d’ivoire.
On n’est pas assez dupes pour ignorer la nature de la nouvelle mission a lui consacré par son mentor…
Ce n’est que diversion car le bon exemple ne viendra sûrement pas de Blé Goudé, l’un des apôtres de la violence en côte d’ivoire : la véritable identité qui lui sied.
« Blé goudé » rime avec médiocrité, mercenariat politique et esprit de facilité et il faut bien plus pour qu’il se départisse de cette image qu’il s’est lui-même confectionné.
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24.03.2008
L'Islam et l'esclavage

Très souvent , j'entendais de certains amis musulmans, que j'imagine assez inculte en terme de connaissances historiques que leur religion condamnait l'esclavage , prônait l'égalité des hommes; ce que je n'ai jamais cru, même si cela est écrit dans leur livre saint, car j'ai remarqué que ce phénomène était très développé dans la plupart des pays de l'Afrique du nord.
Les Hommes n'ont pas toujours appliqué les prescriptions religieuses à la lettre.
Aussi, nous enseigne-t-on à l'école primaire que les arabes ont été les premiers à soumettre les peuples noirs à l'esclavage, bien avant que le "ballet impérialiste" européen ne débarque sur le continent africain.
Ces amis-là, en tous cas pour tous ceux avec qui j'en ai discuté, évoquent le cas du premier muezzin qui fut noir : Bilal qui était un esclave affranchi.
C'est finalement grâce à ce détail racial que j'ai découvert certains écrits qui traitent abondamment de la genèse et de l'évolution de l'esclavage dans les pays musulmans.
Tout d'abord , je préfère citer l'un de mes auteurs favoris en me référant à l'une de ses œuvres romanesques : il s'agit de Tahar Ben Jelloun , grand écrivain d'origine marocaine, qui dans un contexte de "pays arabe" déja islamisé(source : Moha le Fou , Moha le Sage ), dépeint quelque peu cette réalité d'esclave sexuelle "négresse" à la solde du maitre de la propriété familiale. En effet, le "patriarche", sur le chemin de retour du pèlerinage à la Mecque, "achète" une négresse qui devient plus tard son jouet sexuel et objet de fantasmes de tout genre (Page 54 à 55).
Sans vouloir critiquer la forme d'expansion de l'islam, il faut noter que l’extension progressive de l’empire musulman, le besoin impérieux d’une main d’œuvre pour travailler dans les nouvelles terres annexées et l’abondance des prisonniers tombés en captivité après les conquêtes musulmanes, ont relégué les recommandations religieuses au second plan. “De dynastie en dynastie et de siècle en siècle, l’esclavage est devenu un fait musulman. Nulle part on ne trouve contre lui d’opposition ou de réprobation. Le nombre d’esclaves et la condition servile étaient profondément enracinés dans la société féodale et passaient pour un fait naturel”, résume Malek Chebel, anthropologue algérien dans son œuvre "L'esclavage en terre de l'Islam".
Toujours selon le même auteur, Progressivement l’idée d’affranchir un esclave en vue de gagner la bénédiction divine disparaissait, laissant la place au sentiment de puissance et de supériorité que procure la situation de maître. La production théologique allait suivre cette évolution, en fournissant des codes pour réglementer l’esclavage, quand il est devenu impossible de l’abolir. Dans la dernière partie de son livre, Malek Chebel présente trois textes dans lesquels on prodigue des conseils sur l’achat des esclaves et leurs prix, comment éviter les tromperies sur “la marchandise”, on y précise les droits dont disposent les maîtres sur les esclaves, y compris les droits sexuels.
Par ailleurs, il faut préciser que généralement le statut d'esclave dans le monde musulman était fonction du sexe ou de la couleur de la peau( car il n'y a pas eu que des noirs esclaves, certains arabes aussi étaient réduits à l'esclavage en fonction des conquêtes musulmanes) .
On rencontre l'esclave soldat ou " mamlouk " qui peut atteindre le sommet du pouvoir grâce à ses talents militaires et à la puissance de sa corporation.On y croise aussi " l’eunuque ", esclave asexué dont la mutilation est le prix à payer pour s’introduire dans le sanctuaire du harem ( appartement réservé aux femmes chez les musulmans ). Un espace où on trouve également l’esclave " concubine " ou " sexuelle " dont le charme et l’utérus sont les principaux atouts pour accéder au statut de sultane et mère de sultans.
Cependant dans un souci d'objectivité et non de critique outrancière, il faut préciser que l'Arabie ancienne était une société esclavagiste avec des strates sociale serviles. L’islam a été une révolution sociale qui s'adressait aux pauvres et aux miséreux. Les premières générations de l’islam ont saisi l’intérêt d’affranchir les esclaves, qui allaient fournir le noyau d’une armée musulmane. Toutefois, cet affranchissement a été relatif et soumis à des conditions bien déterminées.
Les nombreuses conquêtes qui ayant permis d'imposer l'islam dans certaines régions du globe ont favorisé la situation de milliers de captifs (hommes, femmes et enfants) auxquels il a fallu trouver un statut. Ce fut celui d’esclave. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé devant un paradoxe entre ce que dit l’islam et la pratique historique de l’esclavage en terre d’islam, entre la théorie et la réalité effective de la chose.
Et c'est cet écart entre la réalité de l'histoire et les écrits saints qui est décrit dans cet exposé.
Aujourd'hui , bon nombre de pays arabes continuent de souffrir de ce fléau. En Mauritanie, par exemple , ce n'est qu'en 1981 que l'esclavage a été aboli et il a même fallut voter une nouvelle loi en 2003 pour réprimer la traite des hommes qui continuait d'exister.
Au Maroc , on ressent encore cette influence culturelle des peuples noirs dans la musique gnaoua( peuple du sud du pays), mot "gnaoui" qui serait dérivé de “guinéen”, une région où les négriers arabes étaient très actifs.
en Conclusion , on doit retenir que l'histoire de l'esclavage dans les contrées musulmanes nous enseignent que tous les musulmans sont égaux mais certains l'ont été moins que les autres .
la question majeure qui reste posée est la suivante : est-ce encore le cas aujourd'hui ??
QUELQUES EXTRAITS DE TEXTE - RESUME ( source: TELQUEL-hebdomadaire marocain )
Extrait. Les eunuques du sultan
William Lemprière, médecin anglais reçu à la fin du 18ème siècle par le sultan Sidi Mohammed, roi du Maroc, décrit les eunuques en charge du harem du sultan.
“Aussitôt que le prince eut décidé que j’entrais dans le harem de ses femmes, il ordonna qu’on me conduisit avec mon interprète. Le chef des eunuques me reçut à la porte. Il est à observer que les eunuques chargés spécialement de la garde des femmes sont issus d’esclaves nègres. La voix des eunuques a un accent particulier, elle ressemble un peu à celle des jeunes gens qui sont encore dans l’adolescence. Enfin, ces êtres mutilés offrent tout à la fois une image dégoûtante de faiblesse et de monstruosité. L’autorité qu’on leur donne sur un sexe qu’ils tyrannisent leur fait prendre un air d’importance, ils sont plus fiers et plus insolents qu’on ne saurait l’imaginer.”
Extrait. Un abolitionniste marocain
Ahmed Ibn Khalid Al-Nassiri, le grand historien marocain, né à Salé et mort en 1893, était un abolitionniste convaincu.
“Je veux parler de cette plaie sociale qu’est l’esclavage des nègres originaires du Soudan, qu’on a l’habitude d’amener chaque année de leur pays, en grand nombre, comme des troupeaux, pour les vendre à la criée comme des bêtes de somme. Sans honte, les gens ferment les yeux sur ce crime qui se commet au grand jour depuis une longue suite de générations, à tel point que la masse du peuple croit que l’origine légale de l’esclavage consiste dans la noirceur du teint et la provenance du Soudan. En principe, tous les hommes sont, par nature, de condition libre et sont exempts par conséquent de toute cause d’asservissement ; quiconque, donc, nie cette liberté individuelle, nie ce principe fondamental”.
Extrait Jouir sans entraves
La Moudawana d’Ibn Al Qassim, texte de référence du rite malékite, contient des dispositions liées à la propriété sexuelle des esclaves :
- Les “parties honteuses” de l’esclave femelle appartiennent de droit à son maître. Il en va ainsi de son ventre (ses enfants) et de son dos (force de travail).
- L’esclave ne peut épouser que deux femmes (contre quatre pour l’homme libre).
- L’esclave ne peut se marier sans l’accord de son maître, mais ce dernier peut l’y obliger.
- Une esclave ne peut être co-épouse avec une femme de condition libre.
- Le nombre de concubines que peut posséder un musulman n’est pas limité (contrairement au nombre de femmes légitimes et de condition libre).
Sans commentaires !!!
07:00 Publié dans réligion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.03.2008
L'affaire Kragbé Gnagbé
Kragbé Gnagbé, ce nom a défrayé la chronique dans les années 70 où une certaine opinion avait rendu responsable Houphouet Boigny, le président de la Côte d'Ivoire à cette époque, d'un massacre ou génocide pour les plus passionnés à l'encontre de sa tribu : les Guébié.
Certains hommes politiques de la région ont annoncé le chiffre de 4000 à 6000 tués. On a du mal à le croire quand on sait que les chiffres de population dans cette région précisément n'atteignaient point 2000 habitants.
Le fait a été confirmé par Frédéric Grah Mel à l'occasion des recherches qu'il a effectuées avant de sortir sa biographie sur Houphouet Boigny.
D'autres sources (source : Répertoire des villages de la Côte d'Ivoire publié par le service de la statistique générale et de la mécanographie, éd. Mise à jour au 31 décembre 1955) (tome 1) p.199-201) beaucoup plus techniques confirment les chiffres qui sont bien inférieurs à ceux exhibés par des hommes politiques , en l'occurrence, Laurent Gbagbo qui en a fait un "fonds de commerce" politique, annonceant ici et là que les Guébié avait été victime d'un génocide orchestré par houphouet Boigny , le dictateur qui n'acceptaient point d'opposition politique.En effet, sans entrer dans la guerre des chiffres, les trois villages que sont Bobia, Dikouéhipalegnoa, Tipadipa, théâtre des opérations, et qui, d'ailleurs, relèvent des tribus Zabia et Pacolo, et non du Guébié, comptaient respectivement 337, 365, 568 habitants, tandis que Gaba, le village natal de Kragbé comptait 469 habitants en 1956 soit une population totale de 1739 habitants.
Mais, à la vérité, peut-on parler de génocide ? Le génocide se définit comme l'extermination massive, systématique et planifiée d'une population donnée, au seul motif de son appartenance raciale, ethnique ou religieuse.
Etait-ce vraiment le cas ? Houphouet avait -il un quelconque intérêt a éliminé un peuple pour son appartenance ethnique ? Que s'est-il passé en réalité dans cette région du Guébié ?
Après une longue recherche qui m'a fait découvrir quelques écrits de Frédéric Grah Mel, qui je crois est originaire de cette partie géographique de la Côte d'ivoire à ce propos , et une Lettre écrite par Niamkey Koffi , porte-parole du PDCI-RDA, en guise de réponse au "procès historique du PDCI" servi lors du Forum national de réconciliation nationale de 2001, j'ai décidé de reproduire quelques passages décisifs de ce droit de réponse de Niamkey Koffi, dont l'essence ne diffère pas vraiment du travail de recherche réalisé par Grah Mel :
"Le Guébié, Qu'en est-il des événements du Guébié ? Pour les adversaires du PDCI-RDA, les événements du Guébié seraient un génocide qui tire sa source du refus d'appliquer l'article 7 de notre Constitution. Cette allégation ne peut résister à l'analyse, pour la simple raison que la suspension de l'application de l'article 7 est le résultat non seulement d'un consensus de tous les partis politiques de l'époque autour du PDCI-RDA, au terme de son écrasante victoire aux élections générales de 1956, 57 et 58 mais surtout une exigence fondamentale du développement de notre pays, à l'aube de son indépendance. (...) C'est en août 1966 que Kragbé Gnagbé fait son apparition sur la scène politique ivoirienne. Après une entrevue avec les autorités politiques ivoiriennes, Kragbé Gnagbé déverse dans tous les quartiers d'Abidjan et le reste de la Côte d'Ivoire, des tracts. Il y dénonce “le vol des terres des paysans Bété par les allogènes Baoulé avec la complicité du pouvoir central” et s'élève contre la confiscation des libertés (...) En 1969, Kragbé Gnagbé crée à Gaba, son village natal, un maquis où il prélève des cotisations sur les paysans, lève des troupes et s'adonne à des activités subversives et sécessionnistes. Arrêté puis libéré, Kragbé Gnagbé est sommé par les populations de quitter Gaba. Quelque temps après, Kragbé Gnagbé va clandestinement ériger un nouveau maquis dans la forêt située entre les villages de Bobia, Dikouéhipalégnoa et Tipadipa. Allant plus loin dans la défiance, il proclame une République indépendante de celle de la Côte d'Ivoire dite République d'Eburnie, dont il s'autoproclame Chancelier.(...) Il publie un manifeste intitulé : La proclamation aux tribus d'Eburnie et une Constitution dénommée : La loi organique de l'Etat d'Eburnie. Il y déclare solennellement “qu'il faut se battre avec tous les moyens, même avec nos mains nues, dussions-nous y mettre le prix en hommes et en sang. Le sang parle mieux aux masses, car c'est le langage de la politique…” Joignant l'acte à la parole, le 23 octobre 1970, M. Kragbé organise une descente armée sur Gagnoa, où nuitamment, il va hisser son drapeau sur les bâtiments de l'Etat : le commissariat de Dioulabougou, les bureaux de la sous-préfecture et de la mairie.(...)Pour calmer les esprits, le commandant du corps urbain Obou Kouadio est dépêché pour négocier une trêve avec les insurgés. Il sera atrocement décapité, émasculé et ses parties intimes enfoncées dans sa bouche à cause de son nom à consonance Akan et singulièrement Baoulé, alors qu'il était originaire de Daloa.(...). C'est ainsi que dans les campements et sur les routes, des Guébié et des allogènes sont assassinés, pendus, jetés dans des puits, enterrés vivants, loin des regards. Face à tous ces crimes atroces perpétrés dans une région faisant partie intégrante du territoire ivoirien, l'autorité centrale, garante de l'intégrité territoriale et de la sécurité des personnes et des biens, a fait appel à l'armée qui prend le contrôle de la situation dès le 30 octobre 1970.....
Compte-tenu de cette version des faits et de la réalité "numérique" des victimes de cette rébellion étouffée dans "l'oeuf", on ne peut prétendre qu'il y'a eu tentative de génocide.
Le concerné lui-même , Kragbé Gnagbé, use d'une prétendue "invasion" des baoulés dans cette région "cacaoyère" où ces populations se sont déplacés pour vivre de ce type d'agriculture.
On comprend mieux les propos du président de la jeunesse PDCI, sans forcement partager la violence du propos et l'exactitude des chiffres qu'il a rapportés car cette "légende génocidaire" a continué d'enfler , du fait de la volonté de véreux hommes politiques , et a ,par la suite, occasionné des violences tribales à relent foncier ,dans cette même région de l'ouest du pays.
S'il existe des individus qui souhaitent qu'on n'en parle plus , il faut alors désamorcer la "bombe tribale" dont les conséquences sont toujours insondables, sensibiliser les populations a plus de tolérance malgré les divergences culturelles , "dépolitiser" les préjugés ethniques .....
Il faut ainsi inviter les hommes politiques à plus de maturité en évitant de faire le lit de la haine tribale , en consolidant les acquis en terme de cohabitation intelligente et constructive.
La fin ne justifie pas les moyens car ce sont ces mêmes moyens qui vous étrangleront le moment opportun .
Henri Konan Bédié , Alassane Ouattara et surtout Laurent Gbagbo en savent quelque chose
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21.03.2008
Mamadou Koulibaly, un génie dévoyé

Mamadou Koulibaly , un nom qui jusqu'à l'avènement du coup d'État de 1999 en Côte d'Ivoire était presque méconnu, voire inconnu de la majorité des ivoiriens . Aujourd'hui , l'homme a acquis ses lettres de noblesse ( médiatiquement , en tous cas) à travers la rigueur dans les principes qu'il nous a toujours donné l'impression de défendre crânement , surtout sans concessions.
Cependant le verbe a toujours pris le pas sur les actions concrètes chez cet homme politique.
Est-ce vraiment un homme de principe ? un "dur à cuire" comme il est quelques fois présenté ? vaut-il tout ce mystère, tout ce "boucan" fait autour de sa personne ?
Mamadou Koulibaly est reconnu , à l'unanimité de l'opinion publique ivoirienne, comme un brillant théoricien de Côte d'ivoire , titulaire d'une agrégation en Sciences économiques obtenu à l'âge de 27 ans (!!!) et qui a été couronné par plusieurs ouvrages dans les domaines évidemment de l'économie , le plus souvent en économie monétaire mais aussi en politique.
Entrée en politique dans le parti dit socialiste qu'est le FPI (Front populaire Ivoirien) , l'homme s'est surtout fait connaitre après avoir "claqué la porte" des négociations lors de l'accord de Marcoussis (France) qui prévoyait un partage du pouvoir entre le régime dit "démocratiquement élu" de Laurent Gbagbo (son mentor politique) et une rébellion armée qu'il considère comme un "chien de guerre" à la solde du pouvoir "impérialiste" de la France.
Il aurait même accusé la france de vouloir réaliser un "coup d'État constitutionnel".
Depuis cette époque , l'homme n'hésite pas afficher ouvertement son désaccord quant à la forme de résolution adoptée par son parti : le FPI. Un désaccord qui semble être de façade car sans action concrète.
Mamadou koulibaly est devenu "l'extrémiste", l'orateur de choix , le "crieur publique" de la refondation ( courant idéologique du FPI ) et n'hésite pas à se lancer dans de "violentes diatribes" à l'encontre de la France et de la rébellion ; décidément l'homme excelle dans l'art oratoire (meetings et autres manifestations de foule )et aussi dans la publication des ouvrages , vantant les défis nouveaux de l'Afrique à travers son " Ultralibéralisme prometteur " tout en stigmatisant l'ennemi "majeur" qu'est la France.
En effet ,depuis l'ère de la rébellion ivoirienne, j'observe attentivement le personnage et je remarque qu'il ne s'astreint qu'à la critique , il préfère les discours enflammés comme s'il était encore à l'époque de l'opposition. L'homme est aujourd'hui au pouvoir mais il a juste fait un bref passage à l'Economie et aux Finances , à priori son domaine de prédilection; ainsi il aurait pu permettre , à nous ivoiriens, de jauger la crédibilité de ces "thèses mielleuses" sur le libéralisme "koulibalien" qui sortirait la Côte d'ivoire du joug ( une de ses expressions favorites) du colonialisme français.
Après ce passage éclair là où il aurait le plus servi les ivoiriens , selon les connaissances "incommensurables" qu'il posséderait en la matière , l'homme a préféré se terrer à l'hémicycle afin de pratiquer son exercice favori : les discours.
Je ne comprends pas alors pourquoi un tel génie n'a t-il pas préféré gérer l'économie de son pays , faire les allocations budgétaires, les politiques de suivi et de contrôle qui auraient empêchées les nombreux détournements constatés dans la filière café-cacao, les milliards injustifiés et "suspects" consentis à l'armement, les revenus encore flous du pétrole ?
je ne comprends pas également pourquoi le meilleur spécialiste ivoirien de l'économie monétaire n'a -t-il pas réclamé le poste de gouverneur de la BCEAO pour montrer aux impérialistes français que l'union monétaire était elle-même capable de gérer la totalité des réserves de change ?
aujourd'hui les détournements sont devenus légion en Côte d'Ivoire, et même le président a signifié ouvertement son impuissance , voire son indifférence à résoudre le problème.
Que fait Mamadou Koulibaly, le Numéro 2 du régime et l'éternel défenseur du peuple africain, lorsque 70 % des ivoiriens ne mangent qu'un seul repas par jour ?
L'homme préfère se vêtir de son "polo rouge" afin d'expliquer aux populations quasiment analphabètes de l'intérieur du pays comment la France "empêche" la Côte d'Ivoire de se développer à travers le Franc CFA.
J'ose le reconnaitre, son seul mérite est d'avoir confessé dans son exposé "le Blues de la république " comment ses compères de la refondation pillaient le pays, comment ceux -ci avaient détournés les idéaux de la refondation travestie en Reb-fondation("néologisme koulibalien"); cependant lorsqu'il a fallu assumer les "effets indésirables" de ce texte ,comme un homme courageux (???), Koulibaly a préféré se faire oublier pendant plusieurs semaines.
au vu et au su de toutes ces responsabilités qui n'ont pas été assumées, peut-on réellement dire que Mamadou Koulibaly est un "dur à cuire" ? un homme qui défend sans relâche ses convictions ?
Quelles sont donc ces convictions ?
Personnellement , je ne crois plus en "l'exceptionnalité" de cet homme parmi tous ces individus qui nous font croire qu'ils défendent la République en pratiquant les détournements de deniers publics , en offrant du "théatre" quotidien aux ivoiriens, en encourageant la jeunesse ivoirienne à la médiocrité ("Patriotisme alimentaire" de Blé Goudé et "primature" de Soro ) .............. et surtout en conduisant lentement mais sûrement la Côte d'Ivoire au véritable chaos .
En clair, le génie ( à mon avis en termes de connaissances théoriques ) de Mamadou Koulibaly aurait plus servi aux étudiants dans les Universités qu'à une véritable fonction politique et administrative dans notre pays car , il est indéniable que l'homme préfère la poésie des mots à l'action pragmatique et aux initiatives tangibles.
Mamadou Koulibaly a choisi de succomber aux intimidations internes de son parti au détriment de cette réputation d'homme de conviction, pour laquelle certains ivoiriens l'adulent.
C'est dommage !!!!
05:10 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
Le racisme au Maroc

Le racisme est une gangrène qui touche la plupart des pays dans le monde , cependant à des degrés différents.
Dans certaines régions de la planète , on constate que le racisme se limite à la forme verbale ( insultes ,provocations et autres humiliations ...);dans d'autres , il prend souvent un aspect beaucoup plus physique qui peut aller jusqu'au meurtre "imbécile" dans certains cas.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'évoquer le cas d'un pays que je connais assez bien : le Maroc .
Le Maroc est un pays de l'Afrique du nord , plus précisément du Maghreb arabe qui est une monarchie parlementaire très ouverte économiquement sur l'occident , du fait surtout de sa proximité géographique du continent Européen : c'est donc un pays dynamique sur tous les plans avec à sa tête un Roi , assez instruit d'ailleurs , qui fait l'effort d'ouvrir son "royaume" aux sentiers éclairés du développement bien que ce soit naturellement avec quelques couacs.
Parlant d'intégration, tout n'est pas "rose" dans ce pays car on rencontre une forte couche de sa population encore analphabète (à peu près 50 % de la population) dont l'esprit reste encore rattaché à cette "vieille réalité historique" selon laquelle l'homme de race noire est un esclave et le démeure, et oui , il ne faut pas s'en cacher car il y' a des marocains qui fonctionnent toujours avec ce vieil esprit "rouillé".
il est donc très difficile pour ceux-ci de concevoir que le NOIR est un Homme à part entière comme eux, raison pour laquelle même certains de leurs enfants ( à bas âge) ne cachent pas leur stupéfaction ou leur peur de voir un homme de la race "chocolat". Il y' en a qui n'hésitent même pas à traiter les noirs par des termes répugnants tels ASI ( esclave) ou DARAWI ( noir comme du charbon), où le plus souvent à lancer des pierres à leur encontre.
On ne peut que plaindre les parents ignorants qui ont donné une éducation "bancale" à leurs enfants...... Dès lors , on comprend facilement , le plaisir , voire la jalousie ou la haine qui animeraient certains d'entre eux lorsqu'ils s'en prennent ouvertement et souvent violemment aux noirs (en majorité des étudiants étrangers ) qui vivent dans leurs pays.
Il faut noter effectivement que ce phénomène a pris de l'ampleur car il y' a de plus en plus d'étudiants étrangers qui "atterrissent" sur le sol Marocain, attisant le risque de démêlées. Aussi , le phénomène de l'immigration clandestine, dont l'une des escales de choix demeurent les côtes marocaines, concoure-t-il au renforcement du sentiment de haine envers les populations noires étrangères au Maroc . Le pays a été plusieurs fois indexé par la communauté européenne comme zone-passoire de l'immigration clandestine, faisant ainsi mauvaise presse au royaume chérifien dans son intention d'avoir des relations privilégiées avec l'Europe.
Les autorités locales mettent alors les bouchées doubles pour résorber les flux d'immigration clandestine , et restent assez discrets , en revanche , sur le traitement hostile que réservent les marocains à la population noire résidente . Il faut noter que les blancs ,pour la plupart, des touristes sont épargnés par de telles brimades car dans l'histoire , l'homme blanc, le colon blanc , est craint et respecté par les marocains : c'est donc un complexe historiquement psychologique.
Enfin, il est important de rappeler que le Maroc a toujours voulu vendre une certaine image de pays d'accueil et d'hospitalité , nécessaire au Tourisme qui constitue une "mamelle" financière très importante et également du fait du problème assez tabou que représente la volonté d'indépendance du Sahara occidental, région du sud du pays , qui ne "semble" pas vraiment être intégré à l'architecture culturelle , infrastructurelle et peut-être "raciale" du pays.
Le racisme est bien présent au Maroc , on ne peut le nier cependant le pays peut se vanter d'être le pays le plus accueillant du nord de l'Afrique , devançant de loin la Tunisie , l'Algérie, l'Égypte et la Libye.
Bon nombre d'efforts d'intégration sont réalisés par les autorités marocaines dans le sens de la coopération sud-sud , nord-sud, de l'ouverture culturelle (festivals d'Essaoura-festival des musiques sacrées de Fes - Assistance technique aux journées culturelles étrangères organisées sur son territoire - Ouverture médiatique etc .... ) et surtout dans cette lutte globale pour briser les tabous culturels et réligieux qui risqueraient de "faire le lit" de l'intégrisme religieux , encore plus nuisible que le racisme.
On peut noter quelques cas isolés de violence raciale, qui d'ailleurs sont sévèrement punis mais le Maroc demeure un exemple nord-africain dans la lutte contre ces tabous "ancestraux" , du fait de la politique d'ouverture appliquée ( économique et culturelle) et de sa volonté de se réconcilier avec SON peuple "saharaoui".
A cet effet , il faut saluer le Roi Mohammed VI qui fait un travail colossal , justifiant ainsi la deuxième position du Maroc en terme de développement en Afrique, contrairement à tous ces pays qui se vantent d'être "génétiquement" hospitaliers mais malheureusement bons derniers.
03:10 Publié dans pays africains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.03.2008
La question monétaire dans la zone UEMOA

Depuis une certaine époque , du fait des travaux de certains économistes africains , la monnaie suscite bien de débats dans les milieux intellectuels de certains pays d'Afrique francophone surtout.
le franc cfa a bien sûr une histoire qu'il faut considérer dans son exhaustivité.Il ne faut surtout pas se laisser aveugler par les slogans d'émancipation de certains "négro-utopistes" qui tardent à être mis en pratique.
En Afrique , on a pris plaisir à fustiger juste pour le plaisir, sans pouvoir créer les conditions de réalisations de nos revendications.
L'avènement du FPI au pouvoir a ressuscité la ferveur populaire autour du Franc CFA , monnaie issue de la fameuse politique de coopération française d'après-indépendance.
Ce franc cfa a longtemps subi le prétexte, pour les uns d'outil de contrôle et de régulation et pour les autres , d'instrument de néocolonialisme.Les avis , au sein même de la communauté ouest-africaine par exemple sont très partagés à ce propos.
il est important de comprendre les mécanismes qui sous-tendent l'existence de cette monnaie depuis l'avènement de l'indépendance , de la période du miracle ivoirien malgré le fait que plus de la moitié des réserves de change "dormaient" au trésor français dans ce fameux "compte d'opération" tant critiqué par Mamadou Koulibaly , de l'inadéquation latente durant les années 90 à nos jours entre les performances de la banque centrale ouest-africaine en matière de politique monétaire et les politiques budgétaires des différents pays de la zone monétaire, jugés à la traine par l'ex-gouverneur Konan Banny.
En définitive , il valait mieux essayez de comprendre pourquoi la santé monétaire n'arrivait pas à se répercuter efficacement sur l'économie des pays de l'union monétaire .
Comment étaient gérées les différentes politiques budgétaires des états-membres ? l'état des finances publiques ?
quelle était l'incidence des politiques d'intervention (directe et indirecte) des banques centrales sur l'économie de la zone ?
l'histoire encore récente soulève, de ce fait, l'importance pour nos nations de construire le développement sur des bases solides , justifiées dans le temps ;en clair, l'intérêt à agir selon des politiques sur le long terme , préparer les décisions de la décennie prochaine dès maintenant .... c'est comme cela qu'on construit une politique de développement.
depuis l'avènement de cet euro fort , on dénote ce discours intempestif qui anime certains spécialistes ivoiriens de la "théorie économique" (Nicolas Agbohou, Koulibaly Mamadou ) qui n'arrêtent pas de fustiger le travail monétaire réalisé par la BCEAO qui a tout de même mérité ses lettres de noblesses sur le continent, et également dans le monde.
pour une vile antipathie à l'égard de la france et des revendications idéologiques , il faut donc vilipender l'union monétaire ouest-africaine , dont nous construisons l'indépendance lentement mais sûrement , dont nous sommes en train de mieux gérer les réserves de change en réduisant progressivement les parts maintenues au trésor français, en spéculant en fonction du taux d'intérêt pratiqué sur le compte d'opération ....On ne peut pas continuer à banaliser les institutions communautaires dont nous nous sommes dotés.
Le plus important aujourd'hui est de renforcer nos économies nationales afin de mettre en concordance les situations monétaire et économique , d'optimiser les politiques d'intervention de la banque centrale dans l'économie , faire plus d'efforts en matière d'assainissement de finances publiques , d'amélioration du taux de croissance des PIB à travers ,par exemple, l'industrialisation progressive de nos économies , la consolidation d'un marché intérieur sous-régional qui soit fort ...
Il est très malhonnête de faire croire à l'opinion publique que la précarité de nos économies, la misère de nos populations est essentiellement due à l'arrimage avec l'euro.
Mamadou Koulibaly, le Professeur Agrégé et principal initiateur de cette campagne , devrait donc revoir ses copies car , même sa présence au sein des pontes du parti au pouvoir en Côte d'ivoire , n'a rien changé à la mauvaise gestion des deniers publics , à la précarité grandissante des populations ivoiriennes....
Comme quoi , mieux vaut aborder ces grandes problématiques avec humilité et objectivité.
09:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.03.2008
La beauté du diable
je me souviens encore comment , tout petit ,chaque dimanche, il fallait se prêter au cérémonial du culte chrétien dans les églises, pourtant il y'a encore nos grand-parents au village qui nous invitent à reprendre le flambeau ,non pas celui du fétichisme mais plutôt ce que l'homme blanc a appelé si malicieusement "animisme".
En effet , l'animisme est ,selon le Robert Micro, une attitude consistant à attribuer aux choses une âme analogue à l'âme humaine .
une attitude ??? attribuer une âme aux choses ????
c'est ,sans nul doute, cette image que le "colon" a réussi à "inoculer" aux pauvres négrillons qui ont vite fait de reconnaitre d'autres cultes que le leur .........bref
Encore tout jeune , l'église était pour moi , un lieu de fascination où Dieu siégeait, voire où il vivait...... je n'y comprenais rien , on s'asseyait , on se relevait ,on chantait ...... je faisais mine de marmonner quelques petites paroles pour faire sûrement comme les autres.
"sainte marie , mère de Dieu , priez pour nous , pauvres ......."
"notre père qui êtes aux cieux, que ton règne vienne , que ta volonté ....."
je me disais chrétien mais c'est bien plus tard que j'ai su que cela voulait dire croyant en jésus-christ de Nazareth comme le messie , mon sauveur , celui qui a été donné par Dieu afin que quiconque croit en lui ne périsse jamais ; mais plutôt qu'il ait la vie , la vie éternelle (bien sûr)
Un simple prophète pour certains ( voir islam ) et un "dieu le fils" pour d'autres.La notion de "Dieu le fils" issue d'un concept mondain du nom de "Trinité" est même poussée à l'extrême pour les plus .......illuminés.trêve de blasphèmes (pour faire comme eux )
à , l'opposé se trouvait le diable, le satan qui est assis sur mon monde , tout tranquille de voir des gens mourir de faim ,de voir la sexualité devenir banale , l'immoralité érigée en juridiction.............. de voir son pouvoir malsain s'étendre de plus en plus.la bible dit même que le monde est entre ses mains.
Il a été chassé du ciel , lui et ses anges déchus , pour investir la terre (????)
Je suis sûr qu'il s'en réjouit .il fait de nous ce qu'il désire. il exploite les besoins et instincts humains.Pendant que le diable sévit sur terre , mes amis croyants peuvent encore attendre le jour prolifique : celui du jugement dernier où le feu sera le délice des pécheurs tandis que le paradis , le refuge des bons (???)
le diable fait du tort , énormément de tort ........il est responsable de tous les malheurs sur terre si je m'en tiens à ce que dit la bible ; tout ce qui brille sur terre , attisant la convoitise , le matérialisme ,l'envie , l'orgueil , la médisance, la haine vient du diable ...( selon la bible )
le satan a même introduit la matrice du mal dans l'intention terrestre des humains de vivre ensemble , de vivre dans la paix malgré les divergences culturelles , raciales , politiques ....
Les humains ont , en partie , appris des grandes folies du passé et ont décidé de s'affranchir du joug de la division mais , en vain car la bête demeure dans le fruit.
Aujourd'hui , le "diable des religions" a réussi à semer le trouble dans l'esprit des hommes avec la multitude des religions .
Chacun affirme détenir la solution révélée par Dieu soit au travers du livre saint inspiré par celui-ci soit au travers du prophète ou messager qui aurait reçu mission de divulguer le message de Dieu.
L'antagonisme originel entre le bien et le mal s'est mué en opposition confessionnelle très souvent meurtrière , ceci faisant le lit du diable qui ne peut que se réjouir de la moisson qui serait abondante ; et pourtant, à bien suivre les prescriptions religieuses dans leur spécificité, tel pratiquant de "religion révélée" ne peut que s'offusquer de la tendance de l'animiste à "déifier" des éléments naturels ( pierre, arbre , cours d'eau ,etc ....) , de l'allusion aux ancêtres comme moyen d'intercession auprès de Dieu .
D'ailleurs , que dire du sacrifice humain encore pratiqué dans certaines sociétés dites "indigènes" ?
De plus, un musulman ne peut qu'être scandalisé par les expressions "fils de Dieu" et "mère de Dieu" fréquemment utilisées chez les chrétiens catholiques ; de l'amalgame souvent fait entre Jésus-christ et Dieu.
Un chrétien se souvenant , des propos du christ disant que "quiconque veut atteindre le père doit passer par moi" , aura de sérieuses difficultés à authentifier la thèse musulmane qui reconnait , certes jesus comme prophète , et non comme le messie ou le fils de Dieu.Tout honneur étant fait à Mahomet quant à l'intercession auprès de Dieu.
Que dire de mes amis , les "pharisiens" sionistes , qui attendent encore leur messie tout en décrétant l'imposture de l'enfant prodige de Nazareth ?
je ne saurai m'étendre sur le cas de mes "consanguins" alcooliques aborigènes du bush australien , de mes amis bouddhistes , de mes ancêtres bossonistes ( voir Jean Marie Adiaffi ) du yoboue kpli sou etc ....
bon nombre de divergences qui ont abouti à l'érection du mur de la méfiance entre les peuples , qui ont fini par opposé les peuples entre eux car chacun restant campé sur ses convictions religieuses , ne cédant point le moindre iota .Le diable s'en réjouit car apparemment certains ont été bernés , ils ont été précipités dans les profondeurs abyssales, le trou sans fin.
Pourtant rien n'est cartésien dans aucune de ces religions ; tout est, dit-on, basé sur la foi.
La foi, une foi qui s'entretient spirituellement et non avec l'activité incessante du cerveau, trop instable dans ses errements selon la logique des religions "révélées".
Sur quoi fonderais-je donc l'authenticité de ma foi ? Sur quoi fonderais-je mes espoirs d'un paradis éternel ?
la prière me dira -t-on . Comment savoir encore que le diable n'a point influencé cette "communication spirituelle avec " Dieu ?
en se référant au livre saint sûrement .
la parole de Dieu est-elle identique d'un livre saint à l'autre , d'une religion à l'autre ?
est-elle identique lorsqu'on observe le culte bossoniste des baoulés (côte d'ivoire) et celui des catholiques ?
que dire du harem quaternaire du musulman face aux prescriptions du "seigneur jésus" ( tu quitteras ton père et ..... à UNE femme) ?
C'est ainsi que chaque jour qui passe , le diable me décrit sa beauté , celle de pouvoir montrer concrètement à l'homme qu'il n'est que la forme évoluée de l'animal , celle de pouvoir triturer inutilement l'esprit de l'homme si prompt au plaisir charnel que je suis , celle de pouvoir amener les hommes à mésestimer la foi des autres, celle de pouvoir faire croire aux hommes qu'il existe un paradis où les attendent 70 vierges par résident, celle de faire miroiter aux hommes la possibilité d'une vie éternellement parfaite et sans entraves .....
Décidément, le diable est finalement un beau personnage de l'humanité car, sans lui quel crédit donnerait-on à une existence où tout serait plaisir , abondance et hédonisme béat ???
qui serait donc Dieu, être suprême qui , à priori , n'a pas su qu'un ange se rebellerait contre l'ordre qu'il a si "divinement" pré-établi durant les fameux 6 jours , contés par le livre de Genèse ?
06:15 Publié dans réligion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Entrée en matière
je ne sais par où commencer , je ne sais sur quel pied "danser" ..... mais l'envie de partager prend tout de même le pas sur l'hésitation.
L'envie de faire partir de cette communauté virtuelle qui se prononce , qui se lamente , qui s'indigne , qui encense , qui commente les actualités et réalités de ce monde , a fait naitre en nous , le devoir du citoyen , le devoir de l'humain : l'expression.
pourquoi rester muet et inactif à ce qui nous touche au plus profond de notre être ?
Pourquoi ne pas pouvoir apporter son humble pierre à la construction de l'édifice ?
tout au long de mon "séjour" , j'espère pouvoir aborder l'essentiel des problématiques qui m'ont ébranlé ces dernières semaines , toucher là où le bat blesse , susciter l'activité intérieure de réflexion qui "enfantera" de nouveaux questionnements , utiles au débat .
que les mots soient !!!!!
05:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
