topblog Ivoire blogs Créez votre blog Envoyer ce blog à un ami

« 2008-06 | Page d'accueil | 2008-08 »

29.07.2008

le(s) faux patriote(s) Versus le vrai patriote

L'histoire se déroule au Maroc et elle fait cas d'un Sergent de l' Armée Royale qui, en 2002, pour marquer son opposition à la corruption dans son corps de métier avait défrayé la chronique en prenant en otage ses supérieurs, afin d’attirer l’attention de l'autorité suprême (le Roi) sur ce fléau qui sévirait au sein de la Grande muette.

Il se savait confronté à bon nombre de risques en agissant ainsi mais son sens élevé de la citoyenneté, des valeurs et de la patrie ne l'a pas fait reculer.
Au regard de cet exemple fort appréciable et désintéressé de patriotisme, je ne peux m'empêcher d'en faire une liaison avec les débordements auxquels se livre la RACAILLE de la jeunesse ivoirienne . Ces étudiants et musiciens ratés, ces chômeurs qui au lieu de mener une lutte revendicatrice noble, utilisent abusivement le titre de "PATRIOTE" pour se livrer au mercenariat politique alimentaire, avec le corollaire d'actes de barbaries et de violences qui en découlent.
Vous ne les verrez vociférer que lorsque l'actualité politique acculerait leur "employeur-refondateur" ,mais jamais lorsqu'il s'agira de défendre les véritables intérêts du peuple floués au sol du fait des retentissants détournements de deniers publics, lors de la crise des déchets toxiques et tout récemment avec la crise sociale de la vie chère.
Le comble, ces "vendus" décident de manifester contre le mécontentement des vrais patriotes ( ceux qui ont encore le courage de travailler) qui ne supportent plus l'inertie et l'incapacité de Gbagbo ( et son gouvernement) à juguler cette crise inflationniste.

En quoi donc ces ivoiriens oisifs, paresseux et parasites de l'argent public maladroitement surnommés "jeunes patriotes" servent -ils leur patrie ?

EXEMPLE DE PATRIOTES FACTICES


e5bb1ebe2bb8f6ba0431b97d12c20060.gif





Référons nous au bon exemple de ce soldat ,relaté dans cette interview :

EXEMPLE DE VRAI PATRIOTE

9009c2de9ab6c935953c777433aef6da.jpg



INTERVIEW


Condamné en 2002 à sept ans de prison, l’ancien sergent des FAR, Brahim Jalti, vient de recouvrer la liberté. À l’époque, il avait défrayé la chronique en prenant en otage ses supérieurs, afin d’attirer l’attention de Mohammed VI sur la corruption qui sévirait au sein de la Grande muette.



Que ressentez-vous maintenant que vous avez été libéré ?
À vrai dire, je suis partagé entre deux sentiments. La joie, parce que je viens de retrouver ma liberté, ma famille. Mais aussi la crainte de ne pas pouvoir retrouver ma place dans la société. Après autant d’années en prison, il est toujours difficile de redémarrer une vie normale.

Comment avez-vous vécu vos sept années en prison ?
Il y a eu des hauts et des bas. Les premiers mois passés avec Jamal Zaïm (son complice, condamné à 8 ans de prison, ndlr) à Salé étaient plus ou moins supportables. Mais en réaction à des articles que nous avions publiés dans la presse, nous avons été séparés sans aucune explication. Il a été transféré à Fès, moi à Taza. C’est à partir de ce moment-là que mon calvaire a commencé. Alors que les organisations de défense des droits humains me considéraient comme un prisonnier politique, je me suis retrouvé dans une cellule de 36 m2 avec quarante détenus de droit commun. Nous dormions les uns sur les autres parmi les rats, les cafards… c’était invivable. Cela a duré un peu moins d’un an, jusqu’au jour où j’ai entamé une grève de la faim relayée par la presse nationale et internationale. On m’a alors installé dans une cellule individuelle et permis de poursuivre mes études de droit, que j’avais abandonné lorsque j’ai rejoint l’armée, en 1997.

Avec le recul, regrettez-vous votre geste ?
Pas du tout. Pourquoi devrais-je avoir des regrets ? Je n’ai rien à me reprocher. Lorsque j’ai décidé d’agir, je savais à quoi je m’exposais et j’étais prêt à en assumer les conséquences. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer à me dérober. C'est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai jamais demandé de grâce royale.

Comment en êtes-vous arrivé à prendre en otage vos supérieurs ?
Nous étions, Jamal Zaïm et moi, consternés par la corruption qui sévissait au sein de l’armée. Il est inconcevable que des militaires, censés protéger le pays, se livrent à toutes sortes de trafics. Comment peut-on accepter que des centaines de soldats soient affectés durant toute leur carrière à des tâches agricoles dans des fermes appartenant à des généraux ? Nous souhaitions dénoncer cette situation. Nous avons alors écrit un livre et tourné une vidéo qui décrit cette réalité. Il ne restait plus qu’à les faire parvenir au roi, le chef suprême des armées. Nous avons pris des otages et lancé un ultimatum afin de pouvoir remettre les documents en question directement au roi.

Etait-ce le meilleur moyen d’y arriver ?
Avant de prendre cette décision, nous avons dressé une liste des options possibles. Nous avons pensé à profiter d’une visite royale pour remettre directement ces documents au roi, mais ce n’était pas évident à réaliser. Nous étions des soldats et nous n’avions pas suffisamment de temps libre pour guetter les allers et venues du roi. Nous aurions pu également les lui envoyer par courrier, mais il n'y avait aucune chance qu’ils arrivent jusqu’à lui. Nous avons finalement opté pour la prise d’otage car nous étions sûrs, vu l’importance de notre geste, qu’il serait mis au courant sur le champ.

Vous auriez pu également en faire part à la presse, comme l’avait fait avant vous le capitaine Mustapha Adib ?
En effet, nous y avons pensé. Mais la tournure qu’a prise cette affaire nous a très vite dissuadés. Sans oublier que nous souhaitions laver notre linge sale en famille.

Et si c’était à refaire…
Sans aucune hésitation, je referai la même chose.

Il paraît que vous avez une copie du film que vous comptiez remettre au roi…

Ce n’est pas vrai. Lorsque nous avons été arrêtés, un haut gradé, venu spécialement de Rabat, nous a servi de belles promesses. Nous l’avons cru et lui avons naïvement remis l’original de la vidéo. Mais il est revenu une deuxième fois pour nous dire que la cassette ne marchait pas. Nous lui avions alors donné la seule copie qui étais en notre possession. Il nous a bien eus.

Quels sont vos projets d’avenir ?
Pour le moment, je veux juste me reposer, revoir ma famille et mes amis. Je tiens aussi à finir mes études, je devrais normalement décrocher ma licence en droit cette année. Mais je continuerai à me battre pour que justice soit faite et que la vérité éclate. J’ai été injustement emprisonné pendant 7 longues années. Avec mes avocats, nous allons étudier tous les recours possibles, quitte à aller devant la justice internationale. Soyez assurés d’une chose : j’ai toujours les mêmes valeurs ancrées en moi. La prison ne m’a pas changé. L'armée est plus dure que la prison.

Est-il vrai que vous comptez écrire un livre ?
C’est encore prématuré d’en parler. Mais une biographie est envisageable.

Êtes-vous tenté par l’exil, comme le capitaine Adib ?
Tout est possible. Si demain toutes les portes me sont fermés, je serais évidemment contraint à quitter le Maroc. Mais j’espère ne pas en arriver là, j’ai toujours envie de vivre dans mon pays.

Et si on vous proposait de réintégrer l’armée ?
Il n’en est pas question. Pourquoi le ferais-je ? J’ai encore beaucoup d’amis au sein de l’armée qui me racontent leur quotidien. Leurs conditions de vie et de travail sont déplorables. D’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter les FAR. Et certains vont même jusqu’à déserter. J’en ai rencontré à la prison de Salé.

Pensez-vous que tout cela a servi à quelque chose ?
Malheureusement, non. L’opacité qui entoure l’armée est toujours la même. Certains militaires qui sont censés surveiller les frontières continuent de s’enrichir. Des hauts gradés gèrent toujours leurs carrières de sable, détournent le carburant et les denrées alimentaires destinés aux troupes… Tout cela sous le regard des partis, du Parlement et du gouvernement, qui font semblant de ne rien voir.

Que diriez-vous à Mohammed VI, si vous le rencontriez demain ?
Je ne pense pas que ça arrivera un jour. Mais si c’est le cas, je lui raconterai en détail tout ce que j’ai vu durant mon passage au sein de l’armée, ni plus ni moins.

Vous ne lui en voulez pas un peu ?
Pas du tout. Lorsque nous étions à la prison de Salé, on a rapporté les paroles de certains de ses proches, qui disaient que le roi était bel et bien au courant de notre affaire, mais qu’il ne pouvait pas intervenir en notre faveur. Cela aurait donné des idées à tous les militaires du pays et les casernes se soulèveraient les unes après les autres.

Source de l'interview : TelQuel Magazine. Maroc . N° 333

27.07.2008

L'avenir de la jeunesse ivoirienne, version REFONDATION

Pour tous ceux qui se souviennent encore des promesses que Gbagbo faisait à la jeunesse ivoirienne, ils peuvent encore se remémorer les slogans tels que l'école gratuite , l'emploi pour tous et l' Assurance Maladie universelle (AMU).
Je ne sais pas si le projet de l'AMU a été reformé mais il nous donne plutôt l'impression de s'être mué en Assurance - Maquis Universelle car tout ce que les jeunes peuvent faire aujourd'hui se réduit aux beuveries et autres vices dans la kyrielle de maquis abidjanais.

La scène que vous allez suivre se déroule à la fameuse Rue Princesse, devenue en moins de 10 ans, le temple incontesté de l'alcool, de l'immoralité sexuelle et des vices de tout genre( prostitution, viol, drogue,homosexualité, pédophilie etc ...) où même des mineur(e)s deviennent le gagne-pain de véreux proxénètes qui y abondent et autres tenanciers de maquis s'offrant leurs services de danseurs professionnels ( les images parlent d'elles-mêmes).
On ne m'a rien conté des réalités de la Rue princesse que j'ai moi-même visité, à plusieurs reprises, l'été 2007 .

N'oublions pas que c'est dans cette RUE PRINCESSE que Le président a effectué un PÈLERINAGE de la paix en compagnie de Jack Lang ( le socialiste alimentaire), et cette virée nocturne tant apprécié par Gbagbo lui-même représente toute la caution que son régime porte à ce "baromètre de la paix" où la jeunesse ivoirienne trouve emploi, plaisir et BONHEUR en abondance . Ou bien ?


Je crois sincèrement que , compte tenu des promesses effectivement réalisées par la REFONDATION, en terme d'emploi de "barmaid" et de DJ (Disc-Jockeys), en terme d' Assurance Maquis Universelle et de formation(école) gratuite à la danse, la jeunesse ivoirienne accordera aux RE-fondateurs, sans sourciller, un second mandat pour ensemble "VIBRER" à la rue princesse chaque jour que Dieu fera.


APPRÉCIONS ENSEMBLE L' AVENIR DE LA JEUNESSE IVOIRIENNE AVEC LA REFONDATION


26.07.2008

Mamadou Koulibaly ou le silence du "génie"

7c18baa38df0c543d1d24d0b6d09efda.jpg



Assez étonnant que depuis qu'on parle de crise pétrolière et de hausse des cours de matières premières, on n'entende plus l'anti-français par excellence débiter son intarissable discours accusateur à l'égard de la France.
L'économiste-théoricien du FPI qui passait son temps à pointer du doigt la France comme responsable de tous nos maux, notamment la question monétaire qui semblait être le bouc émissaire de tous les problèmes de la Côte d'ivoire.
Qu'en est-il de l'incapacité de son régime à anticiper des crises
dont l'avènement était flagrant et su de tous?La France est-elle épargnée pour cette fois ?

Je me pose alors des questions à propos du rôle du régime monétaire de notre communauté économique ( système de change fixe arrimé à l'Euro) dans la capacité des "éminents" économistes de la Refondation à anticiper l'effet de cette crise inflationniste sur le pouvoir d'achat des populations.
J'aurais bien voulu savoir si c'est un Franc CFA arrimé à l'Euro qui a empêché nos économistes de la Refondation d'optimiser la transparence des recettes pétrolières et "café-cacaoyères" afin d'en faire bon usage dans le budget ?
Lorsque dans la presse et sur la toile, ont-été dénoncé les innombrables irrégularités dans la filière café-cacao et dans le secteur pétrolier, nous avons été assimilés à des oiseaux de mauvais augure.

Pourtant les Sciences Économiques ne constituent pas une discipline de l'aléatoire, où il serait question de prestidigitation . On y récolte évidemment ce qu'on sème.

J'ai inlassablement et vainement attendu mon idole de circonstance ( Mamadou Koulibaly) afin qu'il m'explique le rôle du trésor français dans l'incapacité du ministère de l'économie et des Finances à manier avec dextérité les finances publiques.
J'aurais bien voulu qu'il me convainque de la responsabilité de la France, plus précisément du trésor français dans la gestion de nos Finances publiques, dans l'établissement des Budgets annuels de la Côte d'Ivoire relativement aux allocations rocambolesques faites à la Présidence et à la Primature...mais Hélas, Mamadou Koulibaly nous a faussés compagnie et préfère se terrer là où il en a l'habitude.

En tant qu'observateur de la scène politique de mon pays, ceci est peut-être une révélation aux ivoiriens quant à la politique de diversion tant chère au FPI de Koulibaly.
Cette politique dont se délectent presque tous les soi-disant penseurs et cadres du FPI, et qui consiste à accuser l'autre des ses propres carences et incapacités, à rejeter sa responsabilité sur celui qu'on a accusé d'incompétence et de délation au sommet de l'Etat il y'a de cela quelques années.

A quoi servent donc Koulibaly, Gbagbo et le FPI s'ils ne peuvent apporter le changement tant vanté dans les discours populistes du Boulanger?

Au FPI, ils sont nombreux à se prêter à la politique de la diversion.

Il ne faut pas oublier Bohoun Bouabré qui s'adonne également à la politique de la diversion lorsque , durant le débat télévisé où il fallait justifier l'injustifiable, il fuit ses responsabilités de ministre chargé du Plan et du développement (prévision et anticipation , planification structurelle et technique de l'avenir ...) s'en remettant au marché qui serait auto-régulateur ... mais si le marché se régule de lui-même et que les ivoiriens doivent subir les fluctuations coercitives de celui-ci et ses effets sans intervention de l'État, en terme de pouvoir d'achat et de risque de capture du marché par des agents économiques sur-dimensionnés, il faudrait plutôt que Bohoun Bouabré soit un chantre de l'anarchisme en politique et ne s'en cache pas de faire la publicité.

Affi N'guessan, en bon mousquetaire, s'est adonné au même jeu en répétant, comme un élève qui récite sa leçon, les toutes récentes boutades de son mentor .

Mamadou Koulibaly est l'élève parfait de la minoterie refondatrice. Il a passé de nombreuses années de sa vie universitaire et politique à parfaire sa thèse anti-française du Franc CFA mais , aujourd'hui les résultats tangibles de sa création idéologique( 8 ans de gabegie et désordre étatique) : LA REFONDATION, nous ont étalé les incohérences d'un régime qui nous a promis RE-fonder( quelle audace !!!) notre nation mais a plutôt précipité sa déchéance et, surtout hypothéqué les acquis structurels et infrastructurels qui ont fait la fierté du navire ivoire.

Que dire du maitre de la minoterie qui vient tout récemment de nous "gaver" de sa farine de mauvais gout , face à des populations qu'on a sorties des différents quartiers d'Abidjan pour donner une impression de VAVOUA.
Nous y reviendrons en long et en large, mais en attendant, espérons que Mamadou Koulibaly viendra nous expliquer le rôle de la France dans l'incapacité de ses pairs du FPI à gérer convenablement cette crise inflationniste au lieu de chercher des boucs-émissaires à leur incompétence confirmée .

Diversion quand tu les tiens !!!

23.07.2008

Après la Maybach, les photos qui parlent...

Dans le système "KPAKPATO IVOIRIEN" (le Bouche à oreille ou encore téléphone arabe), Il parait que , il se dirait que, il se raconte que ...... la Bugatti Veyron, une voiture de luxe jugée la plus puissante du moment par les experts automobiles et pouvant atteindre plus de 407 km/h (peut-être pas sur les pistes sableuses ou les routes aux nids de poules d'Abidjan), serait en train de parader dans les quartiers chics d'Abidjan.

Et, le "SOFT" de cette rumeur est que la voiture appartiendrait à la fille de l'autre .... la fille du plus grand socialiste d'Afrique...... la fille du politicien ivoirien qui adore les minoteries .
J'espère que la rumeur est fausse, sinon on ne saurait expliquer aux ivoiriens de plus en plus pauvres, comment avec un salaire de 9 millions de F CFA / mois, on peut offrir une voiture de plus de 1 million d'Euros à sa fille ( plus de 650 millions de F CFA sans y adjoindre les frais d'importation bien sûr !!!).

Est-ce de la magie ou tout simplement du socialisme à la sauce enfarinée ???

J'espère que les investigations prochaines des organes de presse écrite nous éclairerons davantage car il faut qu'on sache à qui appartient réellement cette voiture, si sa présence à Abidjan est avérée.
Les ivoiriens ont besoin de savoir , après la Maybach et son propriétaire caché, qui est l'heureux(se) élu(e) de la BUGATTI Veyron ?

Qui peut s'offrir un tel luxe en côte d'ivoire ?

En attendant la vérité, admirons quelques caractéristiques et des modèles de la fameuse marque alsacienne BUGATTI:

http://www.linternaute.com/comparatif/fiche/4858/veyron.html


BUGATTI VEYRON

861e7cd5232c017bd32150d01f628153.jpg




7bd1acd178f1aacba875a2aad2c5fe92.jpg




cb0052b42b0cf3ac0e490f7672630049.jpg

22.07.2008

Les photos qui parlent ...

Je ne sais pas comment essayer de "contredire" ces images ; c'est de la réalité toute faite, en passant du fameux cuisinier-page d'Ibrahim Coulibaly (IB) devenu Commandant (par magie) , du fameux étudiant devenu chef rebelle et préparant ses stratégies de guerre.

Visitez ce site quand vous le pourrez : http://lateralinfo.net/doc_exclusif_020708.htm

car il regorge de certaines vérités gênantes même si on décèle très rapidement la saveur partisane de certains commentaires.
Les photos quant à elles sont .... assez inédites.

18.07.2008

Le faciès de l'incompétence

C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon.

le véritable sorcier, c'est celui qui réussit à monter la colline avec une bicyclette sans chaîne.

L'anticipation et la prévision ne sont pas le propre des devins.



f9926234fef73ed037fa2ac91956b40c.gif



Envolée mondiale des cours du pétrole et de certains produits alimentaires, la crise est internationale et c'est tout à fait évident . Comme à l'accoutumée , certains pays africains semblent surpris par le phénomène et essaient de fuir leur responsabilité en cherchant des alibis de toute sorte pourtant il existe une certaine presse internationale qui s'est voulu alarmante des mois bien avant, voire des années auparavant.

Tout est donc question de prévision et d'anticipation !!!

dans mon pays, la côte d'ivoire, il existe un ministère du plan et du développement (???) , un ministère de l'économie et des finances, un institut de statistique dont je ne comprends pas la mission à l'égard du peuple.

Est-ce pour le décor qu'on a cette pléthore d'institutions qui n'arrivent pas à faire de la prévision et de l'anticipation ?

Face à cette crise, on remarque certains pays où d'énormes sacrifices budgétaires ont été faits parce qu'ayant été prévus dans les lois de Finances ( initiale et rectificative); en général, il s'agit de pays sérieux , pas forcement développés qui absorbent bon an mal an le surplus des prix sur le marché afin de donner plus d'air aux populations de sorte à stabiliser quelque peu leur pouvoir d'achat.
C'est le sens même de l'action publique: venir à la rescousse du peuple lorsque celui-ci est en difficulté et non pondre des discours populistes stériles du style Gbagbo à longueur de journée.

Au Maroc par exemple ( pays auquel je m'intéresse énormément), il y'a certes eu quelques manifestations furtives d'associations de consommateurs devant le parlement mais le pays a résisté à l'effet inflationniste du renchérissement des cours des produits alimentaires de base sur le marché mondial en adoptant certaines mesures gouvernementales; en effet, ces mesures ont porté sur la réduction des droits d'importation sur certains produits alimentaires de base (baisse de 60 à 30 % des droits d'importation sur le Blé tendre depuis le 29 juin 2007. Baisse de 95 à 55 % des droits d'importation sur le blé dur à partir de juillet 2007; entre le 27 septembre 2007 et le 31 mai 2008, suspension totale des droits d'importation sur le blé dur et le blé tendre... réduction de 102 % à 2.5 % des droits d'importations sur le lait UHT du 15-08 au 15-10-2007 etc ...

Par ailleurs, le mécanisme d'indexation des prix des carburants sur les cours du pétrole sur les marchés mondiaux a été gelé depuis février 2007 et a permis ainsi de maintenir les prix intérieurs inchangés depuis cette date : Février 2007 (1) ( le gel des prix est donc supporté par une prévision d'enveloppe budgétaire à cet effet)

Pourquoi Gbagbo et ses "génies" en économie ( suivez mon regard) n'ont-ils pas pu anticiper et surtout résorber, de manière pragmatique et scientifique, cet effet inflationniste des cours des produits alimentaires de base et du pétrole ?

Comme le disait ,il y'a quelques années, son poulain Serges Kassy : Aujourd'hui son ... est, à nouveau, dehors !!!

Au temps de son opposition politique, Gbagbo était dans les "gradins" et se plaignait des joueurs; Il disait qu' Houphouet était nul et Bédié était trop lent dans les dribbles , il ne faisait pas de "passe" au peuple, les autres joueurs (ministres) étaient trop "limités" dans le jeu... Aujourd'hui, il est capitaine de l'équipe nationale, et il nous présente le faciès de l'incompétence, le faciès de la nullité extrême.

En clair, l'effet de la crise est moins ressenti dans certains pays; ces États ont donc pu anticiper et adopter les dispositions budgétaires ou fiscales ( baisse stratégique d'imposition sur certains produits) qui soulageraient les populations et soutiendraient l'activité économique nationale .

Tous les pays sous-développés n'ont pourtant pas fait 5 jours d'opération "ville morte" alors les alibis minables de Bohoun Bouabré et compagnie ( voir débat télévisé ) ne sauraient nous éloigner de la réalité sociale dans notre pays...
On a un pouvoir Gbagboéen qui vit au jour le jour, qui navigue à vue quand il s'agit d'action publique utile mais qui sait inventer les stratagèmes dilatoires pour pérenniser son imposture au sommet de l'État.

Je le répète : c'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon .
Le véritable sorcier, c'est celui qui réussit à monter la colline avec une bicyclette sans chaîne.
L'anticipation et la prévision ne sont pas le propre des devins.

Le temps est indéniablement l'autre Nom de Dieu ...

(1) SOURCE : "Le MATIN eco" ( Magazine Marocain) du Jeudi 10-07-2008 , Page 14

15.07.2008

Un député à l'image de la "Refondation": Assalé Antoine en parle

Commentaire de Krathos : Je me demande souvent s'il est des gens qui savent l'ampleur de la tâche politique à eux confiée par le peuple . Comment peut-on être député, en clair, citoyen représentant le peuple qui est habilité à voter les lois qui régissent un pays, et affirmer, sans gêne aucune, qu'il existe des prisonniers qui sont , en réalité , des innocents ???
C'est Aberrant ; et j'ose vous inviter à lire l'intervention d'Assalé Antoine à ce propos, jeune ivoirien injustement emprisonné pour son devoir de citoyen critique :

6e536528f07d1cdf92f9b5b9aa888c0a.jpeg


Honorable monsieur le député,
Je prie pour qu'un de ces jours, tous les politiciens de ce pays (y compris vous), arrivent à réaliser qu'il est toujours moins fatiguant de dire la vérité.
J'ai écrit que tous les concours administratifs organisés dans notre pays étaient gangrenés par la corruption et que ce n'étaient pas forcément les meilleurs qui réussissaient ces concours. J'ai écrit que la corruption et le racket avaient pourri notre pays, l’administration en plongeant leurs racines jusqu'au cœur de notre société, c'est-à-dire la justice, provoquant l'emprisonnement d'innocentes personnes.
Honorable monsieur le député, vous l'avez compris, c'est un citoyen ivoirien privé de sa liberté depuis 7 mois pour avoir dénoncé la corruption dans ce pays, qui vous écrit cette lettre.
Je suis ASSALE TIEMOKO ANTOINE, président d'une ONG de défense des droits de l'homme, de lutte contre l'injustice et la corruption, et c'est depuis ma cellule de la (MACA), que je vous écris cette lettre.
Le président GBAGBO a officiellement reconnu que tout ce que j'avais écrit sur la corruption dans ce pays était vrai. Il m'a officiellement réhabilité, même si je suis encore en prison.
Mais ce n'est pas pour vous parler de ma sortie de prison que je vous écris. Si je vous écris, c'est pour attirer votre attention sur les propos que vous venez de tenir dans les colonnes du quotidien " LE MATIN D ABIDJAN " et que je considère personnellement comme une insulte à l'intelligence du peuple de Côte d’Ivoire qui fait de vous un député de la nation et une foutaise intolérable vis-à-vis de toutes les personnes injustement détenues dans les prisons infectes de notre pays.
En effet, honorable monsieur le député, dans une longue interview accordée au quotient susmentionnée, dans son édition n°802 du mardi 08 juillet 2008, vous avez, répondant à la question de savoir si vous ne craignez pas de vous retrouver également à la MACA comme " vos collègues de la filière café - cacao ", dit et je cite " la MACA est faite pour tout les hommes. Moi, je pars à la Maca, ce serait une erreur. Je revendique mon innocence parce que je ne crois pas avoir géré, on les connaît. La Maca étant faite pour les hommes, et sachant qu'il s'y trouve beaucoup de gens innocents, je ne regretterai pas d'y séjourner. Je n'en ai pas peur. S'il l'Assemblée nationale décide de lever mon immunité, je ne m'opposerai pas à une telle décision de la justice parce que je suis un citoyen… "
Honorable monsieur le député, je ne sais pas si en votre qualité de député de la nation ivoirienne, vous vous êtes rendu compte de la gravité de vos propos. Je veux bien vous épargner mon opinion sur vos propos relatifs à l'opération dite "Mains propres" dans la filière café-cacao, mais je ne peux me taire quand vous affirmez à deux reprises qu'il y a beaucoup d'innocents à la Maca. Vous dites même en tant que député, que vous savez qu'il y a " beaucoup de gens innocents " à la Maca. Savez-vous au moins, monsieur le député, ce que c'est la Maca ? Je vous rappelle que la Maca est une prison et au cas ou vous ne le sauriez pas, une prison est un endroit où la société garde sous surveillance, les personnes qu'elle considère comme dangereuses pour sa survie ou ayant porté atteinte à des intérêts privés légalement protégés. Ainsi la prison est construite pour n'accueillir que les personnes qui ont effectivement commis un crime ou un délit et que la justice, à travers un procès transparent et équitable, a reconnu comme coupables. La prison n'est donc pas faite pour accueillir les innocents. Or, vous dites que vous savez qu'il y a beaucoup de gens innocents en prison, à la Maca. Vous êtes député. Votre rôle est de voter les lois. Vous nous dites que vous savez que les lois que vous votez pour protéger tous les citoyens de ce pays sont utilisées pour envoyer des innocents en prison.
Honorable monsieur le député, je voudrais, ( pour ne pas dire des choses qui pourraient être retenues contre vous après votre interview inopportune), vous poser ces quelques petites questions.
Depuis quand savez-vous, en tant que député, que la Maca est remplie de personnes innocentes ?
Etes-vous le seul député à savoir cela ou est -ce l'ensemble des députés de ce pays?
Comment avez-vous su qu'il y a "beaucoup d'innocents à la Maca" ? Est-ce à la suite d'une enquête parlementaire dans les prisons de notre pays ?
Savez-vous aussi qu'il y a des gens ici qui sont détenus depuis 12 ans sans jugement ?
Vous êtes de la région d'Agboville, il y a une prison à Agboville. Y aurait-il également "beaucoup d'innocent à la prison d'Agboville ou est-ce seulement à la Maca ?
Qu'avez-vous fait, depuis que vous savez qu'il y a "beaucoup d'innocents à la Maca" pour que ces innocents sortent de prison et d'autre ne soient plus injustement emprisonnés ?
Savez-vous que votre révélation (car il s'agit bien d'une révélation), signifie que le peuple de Côte d’Ivoire qui a fait de vous député, est en danger parce que les lois que vous avez votées sont utilisées pour conduire les innocents en prison sans que cela ne vous émeuve ?
Savez-vous que vos propos signifient que la justice ivoirienne n'emprisonne que les innocents en lieu et place des coupables ?
Que doit penser le peuple de Côte d’Ivoire, après votre révélation ?
Honorable monsieur le député, quand vous aurez répondu à ces questions, sans passion et sans chercher à savoir de quel parti politique je suis vous réaliserez que le parlement de Côte d’Ivoire n'a pas besoin de se réuni pour statuer sur la levée ou non de votre " parapluie parlementaire ". Cette décision vous appartient, vous seul.
Je voudrais, pour finir, vous dire les choses suivantes : la chance que vous avez, vous les "politiciens" de ce pays, c'est que vous avez en face de vous, un peuple si miséreux, si peu instruit, si abusé et si manipulé, que vous pouvez vous permettre de l'insulter, de faire preuve de la plus grande incompétence, sans que ce peuple ne réclame votre tête et vous oblige à vous éloigner de ses institutions. C'est un drame. Ça va finir ! Un député ne peut pas dormir la nuit en sachant qu'il y a un seul citoyen innocent en prison. Les prisons ne sont pas construites pour les innocents. Car un État de droit, il vaut mieux avoir plusieurs criminels en liberté, qu'un seul innocent en prison.
Savoir en tant que député qu'il y a "beaucoup d'innocents" en prison et ne rien faire pour mettre fin à cela, c'est un crime contre le peuple de Côte d’Ivoire.
A très bientôt, honorable !
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
Prisonnier d'opinion,
détenu à la Maca

MACA : Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan

14.07.2008

Kouamouo et la politique de Mugabé : mon antithèse


version de Théophile Kouamouo
: http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2008/06/30/mbeki-mugabe-et-l-occident.html

a8229dee559f3e343ec45bdace7632cb.jpg

Antithèse:
"Nous devons construire une 3ème voie " , selon Kouamouo qui n'a pourtant pas voulu nous décrire en quoi consisterait cette 3eme voie ...
en plus, nous ne devons faire ni du " sékoutouré-isme" ( voir du "mugabisme") ni la voie choisie par Houphouet....
D'ailleurs, en terme de bilan global, qu'a fait Houphouet de mal en vers son peuple?

Pourtant , je me demande bien l'analyse que ferait Kouamouo quant à la gestion des terres par les Blancs au Zimbabwé à une époque post-indépendance où il était difficile de construire un modèle économique agricole avec des africains à la mentalité rétrograde, oisive et des qualifications techniques déficientes ???
Ce Zimbabwé qui est en train d'être détruit n'est rien d'autre qu'une "Afrique du Sud" bis qui , à un certain moment, a mal tourné parce qu'il n'y a pas eu de Mandela sur ses terres... Mandela qui sut concilier le savoir-faire des Blancs au retard accumulé par les noirs afin d'en faire, tant bien que mal, un ensemble cohésif.

Lorsqu'on a des Blancs sur ses terres et qui ont su bâtir un pays très viable économiquement, malgré tout ce que l'on peut leur reprocher comme stratagèmes hégémoniques , il ne faut pas pour autant opposer la bêtise de la violence et de la colère du nègre au puissant "blanc" qui a toute capacité de nous nuire...
Mandela , malgré les 27 ans de prison et l'apartheid, n'a pas pour autant mené une politique relative à un sentiment anti-blanc, à une quelconque revanche à prendre sur le Blanc pourtant c'est le chemin emprunté par Mugabé : le chemin de la vengeance et du ressentiment or il sait, ce Mugabé que son peuple n'a pas encore les capacités de perpétuer le dynamisme auparavant initié part les Blancs...

Doit-on agir avec intelligence et sérieux comme Mandela ou choisir la voie du "muscle bandé " de Mugabé, qui semble être un muscle de chétif , d'incapable?

Choisir une troisième voie entre la coopération version Houphouet et l'autocratie improductive et primaire des comiques du genre "Mugabé" ???
dis nous Kouamouo , à quoi ressemblera "ta troisième voie" à moins que ce ne soit une nouvelle poésie stérile ???
Houphouet n'a pas choisi d'humilier son peuple en coopérant ,il n'a point choisir de servir un quelconque maitre "blanc" mais son action s'inscrivait plutôt dans une politique d'accumulation de capital humain actualisé selon les normes des pays dits développés qui sont,à l'origine, l'oeuvre de l'Homme Blanc.
Houphouet a choisi l'accumulation d'un capital fixe économique qui permettrait , des décennies plus tard, aux siens de relever les défis de l'autonomie dans la gestion étatique et du développement ...


La côte d'ivoire doit la solidité des fonds baptismaux de son économie à ces politiques menées par Houphouet en étroite collaboration avec le Blanc, raison pour laquelle malgré l'amateurisme des dirigeants actuels , le pays tient quelque peu la route ...
Houphouet n'a rien réalisé pour récolter des bénéfices de court terme, tous les sacrifices faits au système françafricain , c'était dans l'espoir d'avoir un pays suffisamment solide économiquement, des têtes bien faites dans un climat social de paix qui sauront au moment opportun prendre leur responsabilité et engagé inéluctablement le défi d'une plus grande autonomie industrielle et économique...

Je relate l'exemple Houphouetien pour que ,vous, les partisans de la troisième voie "invisible"( selon Kouamouo), sachez qu'on ne guide pas un peuple avec des états d'âme de fier africain , avec des bras de fer où on se sait perdant d'avance vu la taille de l'adversaire...

Sachez coopérez !!!! sachez transformer l'incapacité à s'autosuffire en défis du développement pour Demain ...
C'est cela la coopération telle que Houphouet l'a pensée; à nous de savoir poursuivre l'œuvre de ce genre de bâtisseur car Houphouet n'a jamais imaginé une Côte d'ivoire éternellement sous "contrôle" économique et géo-stratégique des Blancs...
La transition devant s'opérer avec beaucoup de tact , de sagesse et surtout de patience.
les Sud-coréens l'ont fait , les chinois, les japonais .... Aujourd'hui, ils ont la capacité de dire non à qui que ce soit quand il le faut.

Pourquoi essayer de créer un flou entre la voie du grégaire (Mugabé) et celle de la sagesse et de la patience initiée par certains "politiques" africains et asiatiques ???


l'exemple ivoirien en est le plus éloquent vu que Gbagbo fut un Mugabé Bis, certes un peu "light" mais qui s'est surtout vite ravisé au contact de la réalité du terrain !!!

J'ai été d'autant plus stupéfait de l'allusion faite par Kouamouo à Mbeki car ce dernier s'est illustré par son incapacité à agir efficacement pour le Zimbabwé , dans son triple rôle de président du pays frontalier, de membre de la SADC ( organisation régionale) et de médiateur patenté aux problèmes en Afrique.
Mbéki ne mérite même pas d'être cité dans cette crise zimbabwéenne pour sa passivité outrancière et insultante autant à l'égard du peuple zimbabwéen que du crédit que la communauté internationale accorde au pays qu'il dirige .
Un Homme politique qui privilégie ses amitiés personnelles à toute la destinée du peuple zimbabwéen, massacré par ces "Townshipers" de Jo'Burg qu'il n'a pas su insérer dans le tissu social de l'Afrique du Sud .

C'est dommage que l'Africain soit encore au stade où il hésite à choisir entre la situation de dirigeant "gonflé" n'ayant pas les moyens de son arrogance et l'intelligence du dirigeant qui préfère faire des concessions dans le court terme afin de construire un véritable projet pour son peuple sur le long terme.

A mon avis, entre le président du style Mugabé et celui du style Houphouet, le choix est vite fait .Une troisième voie ne serait que la définition d'une utopie poétique négritudienne qui ne tient pas compte de nos acquis en terme, tout d'abord, de potentiel humain , et plus pragmatiquement, de potentiel économique.

Soyons réalistes, ambitieux dans la formation intellectuelle de nos populations et ensuite patients
sinon on restera au stade des débats purement "nègres" du style "néocolon chinois qui fouette moins fort que le colon historique caucasien"

Toutes les notes