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16.10.2008
Le bilan du régime FPI ( en images)

BILAN... Ce mot fait peur au FPI. Ils ne veulent surtout pas que vous leur en parlez parce qu'ils estiment qu'ils n'ont pas de responsabilités dans les problèmes qui surviennent en Côte d'Ivoire. La Crise politique latente, c'est la Rébellion. Les déchets toxiques, c'est Trafigura . La précarité, c'est la Guerre pourtant il y'a quelqu'un qui plastronne à chaque fois qu'il est A LA BARRE. Il ose même dire: 1000 morts à gauche, 1000 morts à droite ....lui, IL AVANCE (???)
Peut-être qu'il avance dans le même sens que le malheur et la pauvreté qui gagnent du terrain en Côte d'Ivoire ???
Bref, il faut que vous constatiez de vous même ce que la Côte d'Ivoire (d'avant Coup d'Etat de 1999) est devenue selon le programme de REFONDATION du FPI .
1- L' école gratuite
j'avais déjà retranscrit (sur ce blog) les preuves en images du succès de ce projet au FPI. Votre enfant n'a plus besoin de se casser la tête sur les bancs de "l'école du colon" ( l'école classique). La République de TOGUHUÉ-SIABLÉ (la République du Chant et de la Danse)s'occupe de lui en lui garantissant une formation gratuite à la danse et au chant dans les maquis de Côte d'Ivoire. Votre enfant deviendra très vite productif en terme de pécule (pour corrompre son esprit), de maladies sexuellement transmissibles(MST) et de dégoût à l'instruction scolaire. Vous avez dit Refondation, constatons !!!
2- L' AMU
Si vous vous méprenez , vous croirez qu'il s'agit de la même conception que se font les occidentaux sur la couverture-santé mise en place pour soutenir les populations dans le cadre de leur politique sociale. Hélas, il n'en est rien. Sous les tropiques Éburnéennes et refondues , il s'agit de l'Assurance Maladie Universelle ou encore Assurance -Maquis Universelle ( le maquis désignant les lieux de beuverie en Côte d'Ivoire).
Pour consacrer le succès de sa trouvaille, rappelons nous de la visite médiatisée à l'excès de "qui vous savez" avec Jack Lang (le socialiste alimentaire) à la Rue Princesse, haut-lieu de l'immoralité sexuelle et "capitale" des maquis en Côte D'ivoire. (âmes sensibles s'abstenir)
3-L'Emploi pour tous
Si avec les succès des premiers projets (AMU et l'école gratuite), vous n'avez pas d'emploi, c'est que vous ne voulez simplement pas travailler .
VIVE la REFONDATION pour que meure la CÔTE d'IVOIRE. Ou bien ?
17:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

Commentaires
Krathos
l'adversité politique ne justifie pas tous ces excès!!
Ecrit par : Djignab | 16.10.2008
Je vois que tu es en campagne, je te ferai sortir le bilan de ton "bonheur pour tous et le progrès pour chacun"...
Ecrit par : Wazi | 17.10.2008
Le bilan du FPI est celui de tous les partis signataires de l'accord de Marcoussis. Sinon, en toute objectivité, c'est dans le lugubre souci d'arrêter la mise en oeuvre de son programme de gouverment que la rébellion des FN a été créée par le PDCI et le RDR, sous les ordres de Jacques Chirac. C'est à cause de leur collusion avec les rebelles qu'un grand pan du V baoulé a été pris, en un temps record,par la rébellion.
Pour ce qui est du bilan du FPI qui couvre la période octobre 2000-18 septembre 2002, soit une période inférieure à 24 mois, le gouvernement Affi avait pu, en un temps record renouer avec les institutions financières de Bretton Woods qui avaient rompu leurs relations avec notre pays, depuis l'ère Bédié, a cause entre autres de la célèbre affaire des 18 milliards de l'UE. En politique, certes, tous les coups sont permis mais tout de même. Le président Gbagbo, depuis le début de la guerre, a dû batailler dur pour que le pays ne s'écroule ni ne se casse.
Pour la conception et la mise en oeuvre d'un programme de gouvernement digne de ce nom, le FPI et le duo PDCI-RDR n'évoluent pas dans la même catégorie pour les raisons évidentes suivantes: le FPI a, dès le départ, rompu les amarres avec l'ex-puissance coloniale alors que les leaders de ces deux autres partis, eux sont réputés faire partie de la françafrique dont le crédo est de protéger, avant tout, les intérêts de la France.Pour preuve, aujourd'hui, malgré la crise, la Sotra qui , jadis, n'utlidaient que les autobus de marque Renault/Saviem a diversifié ses approvisionnements et même, mieux, fabrique ses propres autobus, il s'agit d'une action anodine, me direz-vous, mais d'actes que n'aurait pas pu poser cette société si notre pays était aux mains d'un ponte de la françafrique qui aurait été obligé de consommer français.
Au total, l'objectivité recommande de reconnaître que le FPI a été empêché de mettre en oeuvre son programme de gouvernement sur la base duquel les ivoiriens ont élu le président Gbagbo.
Ecrit par : oscar48 | 17.10.2008
L'affaire des déchets toxiques que certains esprits tentent d'imputer, maladroitement, au FPI n'engage nullement sa responsabilité. En effet, au moment des faits, la primature était occupée par monsieur Charles Konan Banny qui n'est pas membre de ce parti,il en est de même du ministère du transport dirigé par Kobenan Anaky, du ministère des infrastructures économiques de Patrick Achi et du ministère de l'environnement dirigé par Andoh Jacques du PIT. Vous voyez bien que toutes les hautes administrations, susceptibles de tremper dans cette scabreuse, sont aux mains des membres de l'opposition et quand on sait ,au cours de cette crise, combien le RHDP s'est illustré par son manque de patriotisme, on peut être enclin à penser qu'ils ont pu être à la base de cette autre guerre contre la Côte d'Ivoire, ce qui justifierait la précipitation avec laquelle le prémier ministre d'alors a suspendu les DG du port et de la douane ainsi que le gouverneur du district d'Abidjan.
En conclusion, il n'est pas juste, pour de simples raisons de politique politicienne, de voir la main du FPI partout. La politique peut bien s'accommoder de la morale.
Ecrit par : inza | 17.10.2008
Oscar et Inza vous avez raison. Kratos doit savoir qu'on est tous dans ce pays et la vérité est bonne à dire.Est-ce-que depuis la guerre, il y a-t-il un parti politique qui gouverne seul? ou bien on est au gouvernement pour placer ses cadres et obtenir des financements plus d'autres avantages, seulement?
Ecrit par : niamkey | 17.10.2008
Laisser Krathos à ses fantasmes. Il est le dernier représentant d'une espèce en voie accélérée de disparition! Il prend ses opinions pour des vérités et ses rêves pour des réalités! Dès que j'aurai un bout de temps, je lui sortirai le bilan de Bédié...
Ecrit par : Wazi | 17.10.2008
INza, Oscar 666 et Wazi ont des difficultés à expliquer le succès de leurs propres projets. LA RE-Fondation semble être une expérience foireuse.
Djignab, je ne vois pas d'excès. Les preuves en images( vidéo) dépeignent l'irresponsabilité du FPI à s'ériger contre l'immoralité, ne serait-ce parce que la Côte d'Ivoire est en (pseudo)guerre.Pourquoi Gbagbo, "l'homme soi-disant à la barre" se trémoussait à la rue princesse ??? la réponse est juste au dessus : succès de l'A-Mort-Universelle (AMU).
Wazi, nous attendons ta confrontation Bilan contre Bilan.
Mr Oscar 48, je vous ramène aux débats " 6 questions posées à un Refondateur" et 6 questions venant d'un refondateur.
Nous avons plusieurs fois démontrer que les mamelles de l'économie ivoirienne ( zone gouvernementale) sont entre les mains du FPI depuis 2000, et non sous la coupole de l'opposition.
Et puis le scandale du Café-Cacao débute en 2001 lorsque Bohoun Bouabré et Douaty se livrait une bataille féroce pour "déplacer" le compte séquestre de la filière à la BNI afin de mieux le "vider".(Rapport de Global Witness :"Chocolat Chaud)
Inza, l'homme né avant 1977, comment vous expliquer que les termes responsabilité et culpabilité revêtent des sens particuliers assez nuancés d'ailleurs ?
Les postes administratifs impliqués sont le PORT(dirigé par Gossio Marcel), la Douane (de Gnamien Konan) et aussi le Ciapol .Tous ces Dg ont été nommés par Gbagbo et non Banny. Qui sait s'il n'y a pas eu complicité avec Ces Dg qui clament aujourd'hui innocence, mais une chose est sure: leur "responsabilité" est inéluctablement engagé.
Cette morale dont tu parles manque énormément au FPI, raison pour laquelle je mets en exergue la décrépitude morale de la Cote d'Ivoire sous le mandat de Gbagbo, avec le soutien indéfectible de Gbagbo à la Rue Princesse.
Qui dira que je mens ? Gbagbo "adore" la rue princesse , oui ou non ?
Ecrit par : Krathos | 17.10.2008
Niamkey, Quand Gbagbo dit qu'il est à la barre , qu'est ce que cela veut dire ? quand Gbagbo dit que malgré les milliers de morts , lui IL AVANCE , qu'est ce que cela veut dire ???
Arretez de faire comme si l'opposition a le pouvoir de faire quelque chose en Côte d'ivoire . Rappelez vous Mars 2004 et les centaines de tués par ce regime macabre et barbare du FPI.
Ou bien Vous ne savez pas faire la différence entre "Régime au pouvoir" et Gouvernement
Quant au wazi qui s'efforce à croire que je serai le dernier homme au PDCI, je n'ai rien à te repondre. je te demande seulement de consulter les archives du meeting de Bouaké et de ceux de Yopougon, de Koumassi par exemple ?
Si je suis le dernier , pourquoi sabotiez vous incessamment le processus électoral ? arrêtes de raconter ce à quoi tu ne crois pas. Tu trahis tes craintes , Wazi.
Ecrit par : Krathos | 17.10.2008
le jeune Krathos, cet espace est fait pour des échanges d'idées, cela fait la deuxième fois que vous changez le chiffre 48 de mon pseudo en 666 qui est un chiffre attribuéà Néron le cruel donc votre volonté de me diaboliser est manifeste. Je suis disposé à échanger avec vous à travers votre blog pourvu que vous soyez un jeune homme de votre temps c'est-à-dire un jeune à l'esprit ouvert aux critiques. Vous êtes jeune et innocent, dans une certaine mesure , pour vouloir vous faire,forcément, coauteur des fautes commises par les actuels leaders de votre parti politique.
Merci de votre compréhension.
Ecrit par : oscar48 | 17.10.2008
Et revoilà un forum paré des couleurs du PDCI!
Ecrit par : Wazi | 17.10.2008
Wazi, tu dois avoir une grande phobie des couleurs du PDCI on dirait (lol)
Oscar48, loin de moi l'intention de vous diaboliser (excusez moi si j'ai blessé votre amour-propre) mais je ne vois Comment "L'oscar"(le primé) a pu quitter le piédestal qui était sien pour verser dans la désinformation. Le 666 est le signe du père du mensonge (Belzébuth-le diable-le satan etc ...) (dans la mythologie chrétienne), raison pour laquelle dans une figure de rhétorique, j'ai adjoint le symbole du mensonge à votre argumentation. Encore une fois, excusez moi pour l'incompréhension Mr Oscar48, je dis bien 48 (et non 618 de plus).
Bref, j'attends encore les dossiers en Béton de Wazi et les arguments autres pour nous expliquer comment le FPI a pu arriver à ces résultats sociaux, à cette déchéance morale de la partie gouvernementale: la (soi-disant)Cote D'ivoire utile ( selon Gbagbo).
En Fait, expliquez nous ce que Gbagbo faisait à la Rue princesse,devenue par coïncidence depuis les années 2000, siège INCONTESTÉ de l'immoralité sexuelle et des beuveries "insouciantes"en Cote d'ivoire.
Wazi, Oscar48, Inza ...le débat est encore ouvert.
Ecrit par : Krathos | 17.10.2008
Une doléance, Krathos. Enlève-moi ces couleurs-là. ça me fait mal aux yeux.
Merci de ta diligence.
Ecrit par : Youzan | 17.10.2008
Youzan, tu vas devoir te confectionner des lunettes de daltoniens, afin de convertir le vert en rouge, tel le sang que le FPI a versé en Octobre 2000 et en Mars 2004.
Le vert est hautement et positivement symbolique dans mon esprit, et puis ne vient pas importuner un "morveux"(selon tes propres termes) sur son espace de discussion. Ou bien ?
Ecrit par : Krathos | 17.10.2008
Il n'est point question de "dossier béton", je ne viens pas comme toi fanfaronner. Je ferai simplement le bilan de Bédié!
Ecrit par : Wazi | 18.10.2008
Aie !!! Wazi, cette fois j'ai choisi des images grandeur nature pour te prouver ce que "ton" FPI avait apporté en Cote d'Ivoire mais on dirait que tu ne peux pas commenter le "succès" de vos projets.
Et puis le cacao à 3000 f, Gbagbo croit peut-etre qu'il travaille à la Bourse de Chicago où le prix est négocié sur le marché international !! Je sais que Gbagbo et vous , n'avez rien a proposé de positif aux ivoiriens.
Votre bilan est juste au dessus: immoralité, jeunesse déboussolée,le culte de l'argent, sexe à profusion etc.... C'est ça le VRAI FPI. Ou Bien ?
Ecrit par : Krathos | 18.10.2008
Voici une correspondance particulière in "Le Temps" qui te rafraîchira un peu la mémoire au sujet du bilan économique de Bédié!
Henri Konan Bédié, 74 ans, souhaite à nouveau, gouverner la Côte d`Ivoire après son passage à la tête de l`Etat de 1993 à 1999. A la chute de son régime par un putsch militaire le 24 décembre 1999, le pays était au bord de l`asphyxie économique et financière. Les dettes intérieures cumulaient à plusieurs centaines de milliards. Les relations avec les bailleurs de fonds étaient rompues. Ce fut un drame national, seulement quatre ans après la dévaluation du franc CFA et les pluies de milliards qui en ont résulté. Aujourd`hui, il semble avoir tout oublié. Simple rappel pour les électeurs et les observateurs nationaux et étrangers. Il y a presqu`une décennie, Henri Konan Bédié était aux affaires. Les temps ont changé, mais, sa méthode de gestion et celle du Pdci, elles, restent inchangées. C`est le président de la jeunesse de ce parti, Kouakou Konan Bertin qui le dit, lorsqu`il affirmait récemment dans un journal de la place que “le programme de gouvernement du Pdci porte toujours sur les douze travaux de l`Eléphant d`Afrique”. Ce vaste chantier avait effectivement démarré. Pour mémoire, quelques jours après le coup d`Etat, l`ex-chef de la junte militaire, feu le général Robert Guéi, s`était rendu sur un des grands chantiers, notamment le domaine privé de Bédié à Daoukro évalué à 4,5 milliards de FCFA dont 1,5 milliard déjà englouti. (Voir encadré 1). De toute évidence, sous l`ère Bédié, le pays ne rassure pas ses partenaires extérieurs (FMI, Banque mondiale, Union européenne, BAD, les partenaires bilatéraux). Car, au fond, la question est plus affligeante que les populations ne le savent.
Pluie de milliards
Dès 1994, les prêts des bailleurs de fonds atteignent la coquette somme de 556 milliards de F CFA, consécutivement à la dévaluation du franc CFA. Sur la période 1994-1997, le régime de Bédié reçoit au total plus de 1 368 milliards de FCFA. Ajouter à cette somme colossale 1 063 milliards de gains engrangés grâce aux rééchelonnements obtenus devant le Club de Paris sur quatre ans. Le gâteau s`agrandit et devient plus appetissant. Le régime de Bédié gagne un flux total de 2 431 milliards. De mémoire des financiers, c`est une première dans la zone franc.
Bédié, sa famille et le Pdci se frottent les mains (voir encadré n° 2). Car, indépendamment de cette générosité des partenaires, les exportations ivoiriennes progressent avec des cours orientés à la hausse. Aussi, les investissements privés reprennent. La consommation et la croissance augmentent considérablement. Hélas ! Bédié et les barons du pouvoir Pdci perdent les pédales face aux énormes ressources financières cumulées entre leurs mains en si peu de temps. Pouvait-il en être autrement au regard du piètre passé du porte-flambeau du plus vieux parti ivoirien. Flash-back sur les traces d`un “has been”, dépassé par les réalités des temps modernes ! A moins de 30 ans, Henri Konan Bédié est nommé, par Houphouët, Ambassadeur de Côte d`Ivoire aux Etats-Unis. Houphouët le nomme plus tard, en 1966, ministre de l`Economie et des Finances. Bédié avait à peine 32 ans. Il conservera ce poste de 1966 à 1977, soit 11 ans durant. Peu expérimenté, novice en gestion des affaires de l`Etat, le protégé de Houphouët va marquer son passage au ministère ivoirien de l`Economie et des Finances par un véritable scandale financier. C`est l`affaire des “complexes sucriers”, révélée par la presse. Le “surfactureur d`usines”, l`appelle-t-on ainsi. Mais, il bénéficie d`une grâce exceptionnelle du Président Houphouët qui le retire momentanément des affaires de l`Etat. Trois ans durant, il va exercer à la Banque mondiale. Un refuge presque doré pour quelqu`un qui est passible de poursuite judiciaire, dans un Etat de droit. Henri Konan Bédié regagne la Côte d`Ivoire en 1980. Il est élu député sous la bannière du parti unique, le PDCI-RDA, par la seule volonté du Président Houphouët-Boigny. De là, viendra l`ascension de l`homme novice. Il ignore totalement les rouages pratiques de la gestion des affaires de l`Etat. Il est propulsé président de l`Assemblée Nationale en remplacement de Philippe Yacé. Et devient du coup, le dauphin constitutionnel. Dès le 7 décembre 1993, à la mort de Houphouët, il s`autoproclame Président de Côte d`Ivoire en vertu de l`article 11 de l’ex-constitution. Nourri au biberon politique, Bédié n`a jamais pu être un bon économiste ni un bon gouvernant. Né le 5 mai 1934 à Pèpressou, un quartier de Diadékro, village situé à deux kilomètres de Daoukro, à 300 km au nord d`Abidjan, Henri Konan Bédié marié à Henriette Koizan Bomo (encadré n°3) “tue” l`Etat ivoirien par sa gestion douteuse et des plus scabreuses.
Gaspillage des ressources
Malgré les pluies de milliards, les relations avec les partenaires de la Côte d`Ivoire commencent à se raidir dès le début 1997 avec le FMI. Le renouvellement du programme d`ajustement, venu à expiration en mars 1997, est bloqué. Le Fonds est en total désaccord avec les “bédéistes” à cause des “dérapages des finances publiques”. Le régime Pdci réussit l`exploit en obligeant les bailleurs de fonds à rompre les relations sur des questions de gestion. Il y a eu des dérapages au niveau des finances publiques. Ceux-ci se caractérisent par la mauvaise performance au niveau des recettes fiscales. Au total, on dénombre des centaines de milliards de moins values. Il y a également des dérapages au niveau des dépenses tout comme l`on a déploré les fameux DENO (dépenses engagées non ordonnancées). Fin 2006, le FMI dénonçait déjà près de 134 milliards de FCFA de DENO. De 1998 à 2000, les dépenses de ce type étaient successivement 100 milliards, 131 milliards et 121,5 milliards. Et ce n`est pas tout. Les passifs audités cumulent à 89 milliards en 2000. La gabegie est d`autant plus criante qu`il y a problème au niveau des ressources et un dérapage au niveau des dépenses. C`est la mal gouvernance.
Dans un tel climat délétère et de méfiance à l`intérieur comme à l`extérieur de la Côte d`Ivoire, Bédié et le PDCI font face à une équation difficile, à savoir que les recettes sont inférieures aux prévisions, et les dépenses publiques sont en forte hausse. Le régime Bédié reste sourd aux appels à la normalisation et aux cris de détresse des travailleurs. Au début de l`année 1998, le FMI émet de sérieuses réserves sur la gestion des finances publiques et considère que les conditions ne sont pas réunies pour la poursuite du programme d`ajustement en cours. Une critique en règle est dirigée alors contre la Côte d`Ivoire et aboutit à la rupture totale des relations avec les institutions financières internationales. Le régime dilapide ainsi l`héritage. De réels problèmes de gouvernance se posent. Les scandales financiers fusent de toutes parts. Ce sont, entre autres, l`affaire des 18 milliards de l`Union européenne détournés alors qu`ils étaient destinés à soutenir le système sanitaire ivoirien, et cette autre affaire Roger Nasra qui “a soustrait 4 milliards de FCFA du trésor public par un système de fausses déclarations de TVA”, (confère Notre Voie du 27 mars 2008) des caisses de l`Etat. Derrière ce crime médiatisé, il y en a qui sont très peu connus du grand public. C`est le cas des exportateurs dits défaillants. Ils se comptent dans l`establishment du pouvoir et devaient 45 milliards à la Caisse de stabilisation et de soutien des prix aux producteurs agricoles. Que dire également de cette honteuse affaire des créances compromises ! Le montant au préjudice de l`Etat s`élève à 63,9 milliards de Fcfa à fin 1999. L`affaire concerne au total 23 dossiers de groupes d`exportateurs défaillants vis-à-vis du secteur bancaire. En définitive, la veille du coup d`Etat qui a mis fin au régime de Bédié, la situation économique était désastreuse du fait de sa gestion chaotique. L`Administration économique et financière se trouvait dans un état démoralisé, et les services publics dans la tristesse et l`angoisse totale. Le secteur privé asséché
Au niveau des entreprises, les arriérés intérieurs gonflent et provoquent de vives tensions sur la trésorerie du secteur privé appelé pourtant à être le fer de lance de la consolidation de la croissance et de la création d`emplois. Point d`éclairci dans le secteur électrique. Après sa privatisation dans les années 1990-1991, les évolutions auraient conduit à un déficit de 50 milliards de FCFA en 2001. Cela est du au manque d`investissement dans ce secteur, à la hausse du dollar et des cours du baril, à la dévaluation du Fcfa. Assombri, l`est aussi le secteur des hydrocarbures. Un déficit de 40 milliards de Fcfa à fin 2000. Le sinistre n`épargne aucun secteur, pas même la filière café-cacao, la principale ressource de l`Etat. Qu`a fait Bédié du secteur ? Sous la pression des bailleurs de fonds, il procède à la libéralisation totale des filières café en 1998 et cacao en 1999. Il supprime la Caisse qui stabilisait et soutenait les prix de ces produits agricoles et crée en lieu et place la Nouvelle Caistab. Pressé par les mêmes partenaires, il engage la liquidation de la Nouvelle Caistab. Et c`est cette structure en liquidation qui gère la filière. Improvisation ! Absence de stratégie ! Impuissance ! Tel est l`état d`esprit de ceux qui dirigeaient la Côte d`Ivoire avec Bédié. Conséquence, les producteurs sont lâchés face aux puissances financières de la filière. Le prix au producteur passe de 508 FCfa/kg en 1998 à 300 FCFA/kg de cacao en 1999. Ce prix n`est pas garanti. Les produits sont invendus. Des paysans ont été obligés de détruire leurs récoltes. Pendant ce temps, la Caisse autonome d`Amortissement (CAA) se trouvait, elle aussi, dans un état de délabrement total : environ 196 milliards de Fcfa de créances sur l`Etat. Elle a été restructurée et transformée en Banque nationale d`Investissement (BNI). En mars 2000, faisant le point de la situation économique des six dernières années d`exercice de Bédié, le professeur Mamadou Koulibaly, alors ministre du Budget du gouvernement de transition, faisait observer que l`année 1999 s`était achevée sur un déficit d`environ 197 milliards de francs CFA, soit 3% du PIB, deux fois plus que l`objectif recherché. En quelques mots, il dépeint la gestion de Bédié et du Pdci : “les gains post-dévaluation ont été gaspillés en détournements et vols au détriment des finances publiques. On parle aujourd`hui, de 197 milliards de francs CFA mais, si l`on cumule, il s`agit en réalité de plus de 500 milliards. C`est simplement, la volonté expresse de s`enrichir, le désir de s`approprier ce qui appartient à l`État. C`est la mise en place systématique d`une mafia locale chargée de prendre ce qui appartient à l`État. C`est de la kleptocratie. Il existait un clan Bédié, comme existaient un clan Mobutu, un clan Suharto…”. L`houphouétisme, on n`en parlait plus. C`était banni du langage politique au profit du bédiéisme (voir encadrés 4 et 5).
Richard Konan
Une correspondance particulière
Ecrit par : Wazi | 21.10.2008
C'est quoi ce tissus de Bla Bla bla !!!
C'est donc le bilan de Bédié que tu concoctais? ça se voit que la panique gagne de plus en plus le FPI.
Yako à toi !
Ecrit par : Krathos | 22.10.2008
La panique est plutôt de ton côté essaie de réfuter avec des preuves ce que ce type raconte!
Ecrit par : Wazi | 22.10.2008
Il y'a trop de mensonges et de bricolages dans cette argumentation. Je n'ai pas beaucoup de temps à perdre là-dessus. J'ai dit que je préparais quelque chose sur la filière Café-Cacao, je profiterai de l'aubaine pour retracer très objectivement la gestion du pouvoir Bédié avant Decembre 1999.
Ce "Richard Konan" raconte tout simplement des mensonges !! il n'y a qu'à observer la situation des paysans à l'époque d'avant Décembre 1999 et celle de maintenant.
Cependant , ce Week-End, je reviendrai largement sur la question.
Ecrit par : Krathos | 22.10.2008
Comme ce sont des mensonges apportent tes preuves au lieu de fuir la réalité...
Ecrit par : Wazi | 23.10.2008
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