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18.10.2008
Un peu d'économie !!!
" Crise financière ", "Nationalisation des géants du refinancement hypothécaire américain ( FENNIE MAE et de FREDDY MAC), "faillite de grandes banques américaines", " Chute des grandes places boursières mondiales" , "menace sur l'économie réelle", " récession"... Voici à peu près les sujets économiques qui battent le record de diffusion dans le média audiovisuel d'information.
On parle même de crise financière aussi pire que celle du krach Boursier de 1929.
Cependant, gardons notre sérénité intellectuelle pour battre en retraite certaines accusations politiques de pseudo-socialistes qui se sont découverts un nouveau bouc-émissaire sous la main : LE LIBÉRALISME.
Ma petite voix d'étudiant en "Monnaie -Finance-Banque" souhaite exploiter une voie d'expression dans le débat car elle ne peut rester inactive dans ce faux procès des enfants indésirables du communisme transformé, par la force des choses, en socialisme.
DU MODÈLE LIBÉRAL

Ces soi-disant socialistes ont longtemps joui des principes fondateurs de notre libéralisme (en France notamment ), ce libéralisme par lequel est mis en relief l'individu, le citoyen dans sa liberté de garantir son intérêt sans corrompre celui de la collectivité, voire en y contribuant.
Nous l'avons dit : il ne peut avoir intérêt collectif véritable sans l'expression "libérée" et la recherche de l'intérêt individuel, tout en conférant à la puissance publique son strict rôle de régulateur au sein du modèle libéral. Nos devanciers idéologiques ont longtemps épilogué à ce propos. Nous leur emboitons le pas.
Récemment, j'ai lu une analyse hautement appréciable d'un jeune intellectuel ivoirien sur la crise financière. Celui-ci semblait brocarder le libéralisme économique- mon libéralisme- sans s'en offrir véritablement les moyens. Il serait judicieux que vous en preniez connaissance: (voir ici)
Mon humble volonté n'est que d'apporter une pierre contributive au débat en mettant en porte-à-faux cette accusation selon laquelle la crise financière actuelle traduit un ÉCHEC PATENT du Libéralisme. Échec Patent ??? je n'en suis pas si sûr.
En effet, je comprends mal qu'on ait relégué le rôle de régulation de l'État au second plan dans l'analyse car le succès d'un modèle économique libéral passe aussi par l'efficacité des garde-fous "prudentiels" et régulateurs définis par l'Etat dans son rôle d'autorité publique. Je rappelle que le Libéralisme est au service de la collectivité et donc de l'État(puissance publique) dont les méthodes d'intervention DIRECTES dans l'économie sont décriées (par les libéraux) . Le marché implique inéluctablement l'État alors pourquoi faire du Libéralisme, en tant qu' idéologie, l'alibi exclusif des échecs du marché ? Le marché n'érige pourtant pas de lui-même le cadre juridique et réglementaire dans lequel il est censé s'épanouir. Ce rôle étant naturellement dévolu à l'État.
Je ne suis pas du tout d'accord avec ce socialisme opportuniste et accusateur car la faute (la culpabilité) dans la "Crise des Subprimes" est autant partagée par la mauvaise politique de régulation des autorités monétaires et financières américaines que par l'activité démesurément risquée de certains agents économiques.
Quid de la responsabilité de l'autorité publique ?
je m'explique.
A mon avis, tel que Mr Appolos Dan Thé l’a expliquée dans son analyse, la crise des "Subprimes" découle évidemment de la mauvaise régulation des autorités monétaires et financières américaines. En effet, la bulle immobilière née de la volonté des autorités américaines de relancer leur économie après l’attentat du 11 Septembre 2001 répondait à l’un des piliers du rêve américain : le fait que chaque CITOYEN « possède »(droit de propriété) sa maison.
Cependant, ce rêve juste et noble a été mal encadré par les autorités Étatiques qui n’ont pas su contrôler la hausse vertigineuse des taux directeurs de la Federal Reserve (Banque centrale américaine) et la propension à la création monétaire « INJUSTIFIÉE » découlant de l’affacturage excessif dans les établissements financiers.
Cet affacturage qui consistait à confectionner des titres financiers en endossant des créances immobilières douteuses ( dont le recouvrement définitif est très risqué du fait des taux variables appliqués et du risque-solvabilité des emprunteurs) à d’autres valeurs (financières) qu’on négociait à outrance sur les marchés financiers du fait de leur « supposée » forte rentabilité .
Est-ce la faute à l’agent économique qui croit créer sainement (ou pas) de la valeur ajoutée dans les règles de l’art financier OU la faute de l’autorité SUPRÊME publique ( l’État) qui est chargée de réguler EFFICACEMENT le marché afin que les thèses libérales soient pleinement opérantes ???
L’agent économique, selon la poursuite de son intérêt personnel (dans les règles de l’art), ne pensait pas à priori qu’il était en train d'hypothéquer la solidité du modèle financier à travers une tendance excessive à des méthodes financières risquées tels que le factoring(affacturage) et les ventes à découvert ( fait de réaliser une transaction sur un actif dont le recouvrement n’est pas totalement effectif : des actifs dont la valeur RÉELLE n’est pas définie au moment de la transaction).
C’était à l’État de définir les garde-fous LÉGAUX à ces pratiques hautement risquées surtout dans un contexte de forte volatilité des taux directeurs aux États-Unis. La FED (banque centrale américaine)de Ben Bernanke, le trésor américain de Henry Paulson et l'autorité de régulation boursière ont failli à leurs missions respectives de régulation.
La Responsabilité de cette régulation financière et par conséquent, la culpabilité de la crise financière reviennent de DROIT aux autorités publiques (monétaires et financières)qui ont mal encadrés le marché.
Ne dit-on pas que le marché impliqué l’ État ? Ne dit-on pas que l’efficacité du marché dans un modèle libéral est corrélée à sa régulation ?
A mon avis, il faudrait plutôt surveiller le modèle libéral avec une Régulation ÉTATIQUE efficace. Et je crois que c’est ce sur quoi les Grandes nations économiques du Monde, sous l’impulsion du président Sarkozy, comptent se pencher lorsqu’elles parlent de Refondation du système financier. Personne dans ces États ne pense, à raison, que le principe fondamental LIBÉRAL dans l'économie est mis en cause.
Il s’agit exclusivement de sa RÉGULATION.
DES IMPLICATION DE LA CRISE EN AFRIQUE

Quant aux implications de cette crise pour l’Afrique, Il est évident qu’au niveau financier, les « Banques centrales du FRANC CFA »( BEAC et BCEAO) estiment qu’il n’y a pas de risque majeur pour l’économie « CFAenne » qui a développé sa propre niche opérationnelle dans le secteur. Il faut aussi noter que l’activité de banque d’affaires - spécificité bancaire polémique dans notre cas - n’y est pas vraiment développée de sorte qu’elle puisse impliquer l’Afrique dans ce vaste effet domino du système financier mondial.
Cependant là où le bât blesse, c’est assurément lorsque cette crise quittera les sphères virtuelles de la Finance pour impacter sur l’économie réelle (l' économie de la production)en Occident et en Asie. Cela aura forcement une incidence sur le niveau de la demande en matières premières des pays africains et le Niveau des IDE( investissements direct étrangers) s’en trouvera naturellement affecté. Mais je crois que c’est aussi une opportunité pour certains pays africains de présenter des atouts de délocalisations pour certaines multinationales étrangères confrontées à des coûts de production de plus en plus asphyxiants pour leur marge bénéficiaire .
Dans un cadre typiquement concurrentiel, il faut que nos États assouplissent certaines dispositions fiscales ou réglementaires pour favoriser une implantation de plus en plus croissante de multinationales étrangères. Une bouée de secours évidente pour le marché du travail (le chômage), la valorisation des Ressources humaines locales, le transfert de technologies et pour une meilleure croissance économique de nos Etats à économie fortement rentière.
Je tiens aussi à rappeler qu’il faudrait que nos Etats se battent pour « nationaliser en partie » le secteur financier ( dans le sens que les meilleurs établissements financiers ne soient pas des filiales de multinationales étrangères mais soient entre les mains de nationaux) afin d’avoir un moyen de financement direct et plus sûr à leurs économies (émissions obligataires et de bons de trésor) au lieu d’une aliénation sempiternelle à l’endettement extérieur envers le FMI et la Banque Mondiale.
A titre illustratif, le Maroc est sorti depuis quelques années de l'engrenage d'endettement auprès du FMI et de la Banque mondiale. Le royaume Chérifien se finance sur son marché financier , dominé par des banques typiquement marocaines ( AttijariWafa Bank, le Crédit Populaire et BMCE )avec des filiales françaises reléguées quasiment au second plan. Une conséquence évidente de la politique de MAROCANISATION de l 'économie initiée des décennies plus tôt. Le volume croissant des IDE traduit l'attractivité économique de la destination Maroc et le système Financier marocain récolte sereinement les résultats des différentes réformes opérées depuis le début des années 90. Aujourd'hui ( 2008), la Bourse de casablanca occupe la deuxième place en Afrique derrière celle de Johannesburg en terme de capitalisation .
En Côte d'Ivoire, le cadre d'union monétaire en Afrique de l'ouest peut-être un avantage indéniable dans le cadre de la reforme du secteur financier .
Au lieu de nous lamenter sur le malaise idéologique de notre monnaie(voir Nicolas Agbohou et Mamadou Koulibaly), nous ferons mieux de penser les stratégies selon lesquelles nous pourrons tirer profit de ce régime de changes fixes dans ce cadre d'union monétaire tout en mettant PROGRESSIVEMENT fin à cette tutelle française ( "compte d'opérations") car les risques de volatilité monétaire doivent être autant partagés que la confiance bilatérale (France et Afrique CFAenne).
Cela dénote en Côte d’Ivoire, d’une véritable politique « d’ivoirisation » du marché financier AVANT de permettre une certaine concurrence déséquilibrée avec des multinationales financières plus avantagées en termes de capacité. A mon avis, le protectionnisme (à fin de compétitivité nationale) préconisé par l’économiste allemand Friedrich List est également applicable dans le système bancaire.
DE L'ÉCONOMIE DANS LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE IVOIRIENNE
Concernant le projet de société d'Alassane Ouattara, je crois qu’on est bien nombreux à partager de NOBLES craintes sur le modèle de financement du projet de société du candidat Ouattara, ses modalités et son efficience dans le contexte financier actuel. A mon sens, il faudrait plus penser à réparer ce que le régime actuel (FPI) a hypothéqué comme acquis structurels afin de reconsolider les bases de l’économie ivoirienne.
Il est important pour nous que nous assainissions le secteur du café-cacao en nationalisant et regroupant les structures tentaculaires créées (BCC, ARCC, FRC) afin d’y adjoindre une tutelle publique. Celle-ci coopéra directement avec un « FDPCC remodelé » VÉRITABLEMENT aux mains des producteurs ( au niveau décisionnel) et dont les finances resteront sous un contrôle direct annuel de l'Etat.
Le secteur du Café-Cacao est, en effet, dans une véritable pagaille occasionnée par la mauvaise politique de libéralisation du FPI. On parle certes de libéralisation comme moyen efficient de booster l'économie, mais il faut reconnaitre que le régime FPI à procéder à des nominations (dans ce secteur) dénuées de toute logique économique et managériale . Le clientélisme étant l'un des instruments de gestion favoris du chef de file socialiste. Les conséquences n'ont d'ailleurs pas tardé à se faire sentir sur la société ivoirienne. j'y reviendrai très prochainement(notamment en m'aidant du Rapport CHOCOLAT CHAUD de Global Witness et d’un rapport du FMI).
Quant aux ressources minières (pétrole, fer, diamant etc ...) et à leur exploitation, il faut réaliser des audits qui définissent clairement les conditions d’octroi des marchés d’exploitation depuis le début des années 2000, faire les corrections juridiques et économiques - procédure judiciaire et renégociation des contrats si nécessaire - qui s'imposent tout en adjoignant une politique d’industrialisation dans les zones régionales exploitées car il faut diversifier l'activité économique afin d'assurer un réel dynamisme sectoriel. Ce dynamisme doit être imputable à une diversification réussie de nos secteurs d'activité(agriculture, tourisme, secteur financier, industrie etc ...) selon les potentialités économiques spécifiques à chaque région .
Mon avis global relativement à cette campagne électorale, en terme d'économie, est que le prochain président prenne du temps pour réparer la maison ivoire , revenir aux fondamentaux économiques d'avant Décembre 1999 bien avant de nous parler d’endettement extérieur massif pour assurer un vaste plan de relance par déficit budgétaire. Nous n'en avons pas vraiment besoin.
En définitive, Je crois bien avoir essayé de répondre à la problématique du débat selon mes convictions libérales ( sous condition évidente de la régulation ÉTATIQUE), ma conscience d’ivoirien malmené par la structure actuelle de nos économies . Il y'a un espoir à nourrir pour les pays africains mais la définition commune d'un vrai projet de développement s'impose dans les microcosmes étatiques mais aussi dans les organisations sous-régionales car ......... LA PREMIÈRE RICHESSE ÉCONOMIQUE, C'EST L'HOMME.
15:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires
Merci d'aborder ce sujet qui est d'une brûlante actualité. Ce sujet nous interpelle tous et devrait nous épargner des querelles droite/gauche ou libéralisme/socialisme. Ces querelles de clocher risquent de nous détourner des vrais enjeux de ce débat sur la crise financière mondiale qui nous concernent tout autant même si nous sommes, curieusement,absents des sphères de décisions.
Il nous faut faire un diagnostic sans complaisance de cette crise qui, d'une façon ou d'une autre, nous frappera de plein fouet.
Je suis pour ma part arrivé à la conclusion que cette absence de nos dirigeants politiques et financiers à ces réunions où est pourtant décidé le sort de leurs pays respectifs est la conséquence de la poursuite des relations économiques qui datent des périodes de l'esclavage où nous exportions déjà des matières premières et d'autres produits non transformés.
Il y a aussi et c'est le motif de notre aliénation le fait inexplicable que notre monnaie, le franc cfa, est une sous-monnaie de l'euro et par voie de conséquence, la BCEAO , notre banque centrale n'est pas, en réalité, une banque centrale digne de ce monnaie parce que ne battant pas sa propre monnaie.
Vous êtes d'avis avec moi que les idéologies politiques droite/gauche ou libéralisme/socialisme n'exercent aucune influence sur l'impossibilité congénitale de nos dirigeants, quelque soit leur bord politique, à sortir nos économies de leur marasme si les relations économiques que nous entretenons avec l'ex-puissance coloniale ne changent pas.
Nous devons savoir que l'existence d'un compte d'opérations géré par PARIS et où nous devons,bon an mal an,déposer de 50 à 65°/° de nos recettes d'exportation demeure un boulet à nos pieds.
Dans la lutte pour notre indépendance économique, nous devons taire nos querelles idéologiques car il y va de l'avenir de notre pays.
Ecrit par : niamkey | 20.10.2008
Niamkey, ne banalisez pas l'idéologie économique. Vous pourrez faire un tout à PyongYang et à Cuba pour comprendre.
Je vous conseille même là Russie qui a dû abandonner son communisme. Je peux aussi vous parler des soi-disants socialistes qui parle aujourd'hui le socialisme libéral (voir Bertrand Delanoë ) ou d'économie "sociale" de marché.
Je demande seulement aux pseudo-socialistes d'arrêter de brocarder le libéralisme.
Le Franc CFA, j'y reviendrai.
Ecrit par : Krathos | 22.10.2008
J'ai voulu vous faire remarquer que la frontière est mince entre le socialisme et le libéralisme et la crise financière actuelle et les thérapies utilisées pour la juguler nous réconfortent dans notre perception. En guise d'exemple, aux USa, les républicains qui ont toujours été contre l'interventionnisme de l'état ont été contraints d'injecter d'importantes sommes d'argent dans l'économie et même de racheter certaines banques en difficulté. Alors que la différence fondamentale entre le socialisme et le libéralisme s'est jusqu'ici faite uniquement au niveau de la détermination de la propriété des moyens de production. En d'autres et grosso-modo, les libéraux privatisent des sociétés alors que les socialistes les nationalisent . Mais l'actuelle crise financière nous apprend que si la situation est grave, les idéologies disparaissent par pragmatisme. Cette remarque est aussi valable pour nos économies toujours en crise, pour des raisons diverses.
Ecrit par : niamkey | 22.10.2008
Krathos parle économie, C’est intéressant ! De plus j’apprends qu’il étudie « Monnaie-Finance et Banque ». Dites moi, vous êtes sur d’être à votre place la bas ? Je trouve que vous écrivez comme un littéraire.
Pour en revenir à ton texte, je veux appuyer en disant que les européens sont conscients de notre capacité d’autofinancement. La SFI (filiale banque mondiale) et l’agence française de développement font des levées de fonds chez nous pour financer nos projets. La prise de conscience que nous devons avoir de cette crise est que nous devons nous développer et nous avons les moyens de le faire. Pas besoin de crier aux occidents comme l’a fait A Wade « Ne nous oublier pas ».
Nous avons la capacité d’augmenter nos productions et passer à une transformation locale. Les projets sont là et manquent peut être souvent de crédibilité financière. Cependant, lorsque le banquier refuse de financer un projet, je ne pense pas qu’il soit influencé par l’occident, il a juste peur de perdre son investissement. Les politiques devraient donc créer plus d’options qui encouragent les banquiers à financer les projets de développement des entreprises.
Comme tu l’as dit, l’état régulateur a toujours sa place dans le libéralisme économique.
Ecrit par : Richman | 22.10.2008
Grand Frère Richman, je salue ton intervention sur ce sujet "économique"où je me reconnais même d'énormes lacunes.
En Fait, je crois qu'il y'a une grande confusion qui est faite à propos du libéralisme. Les Américains ne plus libéraux au sens propre du terme, ils ont dévié vers un ultralibéralisme depuis Reagan ( reaganomics).C'est cet ULTRA-Libéralisme qui tend à repousser l'État dans un rôle de spectateur qui aurait mission d'encourager l'expansion économique laissez-fairiste .Thatcher, en Grande-Bretagne a agit de même . A mon avis, ce genre de politique économique qui vise à pousser l'Etat dans un rôle strict du régalien ne me contente pas. Je reviens peut-être à la conception d'Adam Smith pour épouser assez fortement la conception libérale du Français Maurice Allais .
Le libéralisme a connu de fortes ramifications , à mon avis, déviationnistes.
Je crois qu'il faudrait donc dissocier la tendance exacerbée que l'Amérique actuelle s'est faite du libéralisme pour remettre l'Etat à sa place, ni piédestal dans l'économie ni retranchement isolé.
Quand aui système financier de nos pays ( afrique francophone CFAenne), je crois que nous faisons trop de part belle aux filiales des banques étrangères notamment françaises. Elles ont des stratégies de niches et n'osent pas TOUJOURS risquer au délà de leurs "calculs économiques" guidés par les maisons-mères.
Pourtant nos Etats peuvent contribuer à l'émergence de banques appartenant à des privés NATIONAUX , avec qui ils concocteront des stratégies pour relever la financiarisation de l'économie, la bancarisation de nos populations et le financement de la grande majorité des exigences des pouvoirs publics, le financement de certaines opérations agricoles etc ...
Le fait que chaque partie exprime ses besoins (banques) et ses conditions (Etat) contribuera à trouver des solutions idoines à l'activité.
Nous avons les moyens de contribuer à l'émergence de véritables réseaux bancaires nationaux, et pourquoi pas profiter de la zone monétaire pour colmater les brèches.
Sans l'État "régulateur", le libéralisme, l'initiative privée et "le marché" restent voués à des crises récurrentes et de plus en plus dangereuses pour la solidité des Nations.
La politique SEMPITERNELLE de la main tendue doit être à jamais proscrite. Réfléchissons à partir de ces principes à définir.
Ecrit par : Krathos | 23.10.2008
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