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31.10.2008

Changement d'instru

Il y' aura un changement "d'instru"... et oui, un changement d'instruments de travail sur le blog de Krathos. Désormais, nous aurons droit à plus d'économie, à plus de religion ( bientôt mon premier billet sur le Bossonisme), à plus de sujets sociaux et autres.
En clair, le Krathos politique perdra un peu de terrain pour le Krathos social, religieux et regardant sur les problèmes relatifs à sa tranche d'âge (la jeunesse). Je n'aurai plus assez de temps à perdre sur la politique scandaleuse de notre Gbagbo national. Je crois avoir assez dit sur son amateurisme, son goût prononcé pour le sang (d'innocents qui coule), son bilan désastreux et son entourage de pillards . Cependant, je ferai tout de même quelques incursions furtives en politique sur les activités du PDCI, le seul et unique parti d' HOUPHOUET BOIGNY.
J'ai d'ailleurs, en référence, certains de mes précédents billets (politiques) que j'aime particulièrement :
(par ordre de préférence)

1- Le faciès de l'incompétence

2- Mamadou Koulibaly, un génie dévoyé

3- Qui veut du riz ?

4- C'est quoi un garçon en politique ?

5- Une lutte anti-corruption de façade

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Un bon chasseur (à l'ancienne) a toujours plusieurs "flèches", et son mérite est de savoir les utiliser l'une après l'autre. Interrogez la mythologie grecque et vous verrez qui est Kratos. Nous sommes d'ailleurs impatients d'en découdre avec ces nouvelles problématiques. LE DÉBAT CONTINUE.

25.10.2008

Soum Bill, le Zouglou de l'âme (2)

Soum Bill, le Zouglou de l'âme. je l'ai pensé, je l'ai dit et j'ai argumenté ma conviction (ici). Quand on est en face d'un tel message, on ne peut que bénir ceux qui incitent inlassablement à la paix et au dialogue.
On ne peut que bénir ceux qui ont proscrit la politique de "l'épée contre l'épée" au bénéfice du dialogue. Plébiscitez ceux qui veulent éviter les bains de sang pour l'intérêt du peuple. Ce message de paix doit être vôtre , abandonnons les appels intempestifs de certains politiciens à la violence, à la chienlit et à la barbarie parce que le peuple n'a cure de ces nègreries.
Ce peuple qui subit sèchement les affres de la "mal-gestion" ne subira pas éternellement.


A BON ENTENDEUR, SALUT !!!


22.10.2008

L'empereur et l'animal de brousse

Article de presse provenant du "Nouveau Réveil". Il décrit parfaitement l'attitude métaphorique de deux figures politiques en Côte d'Ivoire. L'animal de Brousse qui aurait pu être aulacode(agouti), hyène, chacal, rat de brousse etc .... s'est essayé à usurper le pouvoir de "l'empereur" qu'il n'a jamais appris a exercé.
Dommage car les piètres résultats sont bien au Rendez-vous . A nous de bien les observer.


symbole royal en pays akan.jpg

VS
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" N'entre pas dans cette famille, je t'en prie !" Plus d'une fois, des parents, des amis préviennent leurs enfants sur leurs choix, surtout quand il s'agit de mariage. Vous savez, des gens peuvent posséder tout l'or du monde, mais, chez nous, on dit : bèti n'gban-n'gban, littéralement traduit, ils demeurent indignes. La Côte d'Ivoire, sous la refondation, commence à prendre ce virage dangereux. La propension à mélanger les torchons et les serviettes prend de l'ampleur depuis que le mensonge a été érigé en règle de conduite. 70 Guébié ne sont-ils pas devenus 6.000 Guébié morts pour implanter le FPI dans sa région natale ? Le président Bédié est en tournée dans le pays profond. Il fait un tabac, pour employer une expression artistique, auprès des populations qui le happent à chaque occasion pendant que Gbagbo, malgré les millions qu'il déverse, n'émeut plus personne. Il en a fait l'amère expérience dans le département de Katiola. Allez savoir pourquoi. De Bédié et de Gbagbo, lequel est le plus âgé ? Si à les voir, le second semble plus âgé que le premier, les jugements supplémentifs attestent que le président Bédié est venu au monde avant l'autre, en 1934. En 1934, quel est l'Ivoirien dont le père n'était pas paysan, donc " enfant de pauvre " comme Koudou Gbagbo aime à le chanter ? Cependant, c'est falsifier l'histoire que de dire que le vieux Koudou Zèpè pouvait être classé parmi les miséreux de la Côte d'Ivoire. Un policier dans l'armée française, fonctionnaire à JAG ? Si Koudou Gbagbo a pu fréquenter les cours des nantis tels que les Dacoury-Tabley, Yacouba Sylla, c'est grâce à la notoriété de son père, Koudou Zèpè. Nier ce trait des faits, c'est faire preuve de mythomanie. Et cette tare psychologique vous suit parfois toute la vie. Nous le verrons tout à l'heure.
De Prépréssou, Bédié se retrouve collégien à Guiglo. " Ce bout d'homme, me racontait l'une de ses connaissances, mais quel raffinement et quel ascendant sur les autres ! " Au point qu'on va le surnommer l'Empereur. Dans les sociétés organisées où la hiérarchisation est poussée à un haut degré, un bébé qui vient de naître se comporte en noble s'il est de la lignée royale. Mateo Falcone a abattu son fils de 11 ans à bout portant car, il ne saurait tolérer de le voir traître. Le comportement soigné du Président Bédié tire son essence du fait qu'être un leader, ce n'est pas une affaire de gros cou ou de grande gueule. Se voir gratifier du titre d'Empereur par des amis, c'est la reconnaissance de qualités. Parmi les qualités de Bédié : Humaniste, commerce facile, rangé, courtois, digne, sage, je ne retiens qu'une seule. Bédié est un homme de parole. Oui, cette dimension de la parole donnée renvoie à deux notions fondamentales : la réflexion et le courage. Je prendrai pour exemple son face-à-face avec les insurgés de 1999. Son " non " à la revendication, politique de militaires armés, prêts à tuer, me marquera à jamais car, cela démontre que Bédié tient à la dignité. Et c'est ce respect de la dignité, de la parole donnée qui fait qu'il écrit ses discours. Par respect pour l'autre, il ne dit pas n'importe quoi, n'importe comment et n'importe où. Le propre des grands hommes ! Au contraire de l’animal de brousse. Parce que des étudiants sont rassemblés scandent son nom : avec 1 milliard, je résous tous vos problèmes. Quelque temps, président et votre promesse ?! Depuis quand ? C'est écrit où ? Tu m'as vu écrire ça ? Je ne m'immiscerais jamais dans les affaires de la justice, en 2006. En 2008, on parle d'élection, Tchimou, mets-moi les Tapé Do et Amouzou en prison sans enquête préalable. Il me faut plaire au peuple. Je serai féroce avec ceux qui vont détourner l'argent du peuple. Trafigura donne 100 milliards. On donne 3 milliards aux intoxiqués et aux parents des morts. Le reste, passez demain. On donne une date pour les élections. Deux jours plus tard, si les élections n'ont pas lieu le 30 novembre, ça fait quoi ? Voici le propre de l’animal de brousse (sic). Sa parole n'a aucune valeur. Le désordre, la dépravation des mœurs, les tueries, la guerre ne sont que les effets de son comportement désordonné car il se croit encore à l'âge des troglodytes. Vivement que l'Empereur reprenne les rênes du pouvoir pour nous permettre de renouer avec, simplement, le respect de la dignité humaine.

Par Gnamantêh (Article originel)

18.10.2008

Un peu d'économie !!!

" Crise financière ", "Nationalisation des géants du refinancement hypothécaire américain ( FENNIE MAE et de FREDDY MAC), "faillite de grandes banques américaines", " Chute des grandes places boursières mondiales" , "menace sur l'économie réelle", " récession"... Voici à peu près les sujets économiques qui battent le record de diffusion dans le média audiovisuel d'information.
On parle même de crise financière aussi pire que celle du krach Boursier de 1929.
Cependant, gardons notre sérénité intellectuelle pour battre en retraite certaines accusations politiques de pseudo-socialistes qui se sont découverts un nouveau bouc-émissaire sous la main : LE LIBÉRALISME.
Ma petite voix d'étudiant en "Monnaie -Finance-Banque" souhaite exploiter une voie d'expression dans le débat car elle ne peut rester inactive dans ce faux procès des enfants indésirables du communisme transformé, par la force des choses, en socialisme.

DU MODÈLE LIBÉRAL

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Ces soi-disant socialistes ont longtemps joui des principes fondateurs de notre libéralisme (en France notamment ), ce libéralisme par lequel est mis en relief l'individu, le citoyen dans sa liberté de garantir son intérêt sans corrompre celui de la collectivité, voire en y contribuant.
Nous l'avons dit : il ne peut avoir intérêt collectif véritable sans l'expression "libérée" et la recherche de l'intérêt individuel, tout en conférant à la puissance publique son strict rôle de régulateur au sein du modèle libéral. Nos devanciers idéologiques ont longtemps épilogué à ce propos. Nous leur emboitons le pas.
Récemment, j'ai lu une analyse hautement appréciable d'un jeune intellectuel ivoirien sur la crise financière. Celui-ci semblait brocarder le libéralisme économique- mon libéralisme- sans s'en offrir véritablement les moyens. Il serait judicieux que vous en preniez connaissance: (voir ici)
Mon humble volonté n'est que d'apporter une pierre contributive au débat en mettant en porte-à-faux cette accusation selon laquelle la crise financière actuelle traduit un ÉCHEC PATENT du Libéralisme. Échec Patent ??? je n'en suis pas si sûr.

En effet, je comprends mal qu'on ait relégué le rôle de régulation de l'État au second plan dans l'analyse car le succès d'un modèle économique libéral passe aussi par l'efficacité des garde-fous "prudentiels" et régulateurs définis par l'Etat dans son rôle d'autorité publique. Je rappelle que le Libéralisme est au service de la collectivité et donc de l'État(puissance publique) dont les méthodes d'intervention DIRECTES dans l'économie sont décriées (par les libéraux) . Le marché implique inéluctablement l'État alors pourquoi faire du Libéralisme, en tant qu' idéologie, l'alibi exclusif des échecs du marché ? Le marché n'érige pourtant pas de lui-même le cadre juridique et réglementaire dans lequel il est censé s'épanouir. Ce rôle étant naturellement dévolu à l'État.
Je ne suis pas du tout d'accord avec ce socialisme opportuniste et accusateur car la faute (la culpabilité) dans la "Crise des Subprimes" est autant partagée par la mauvaise politique de régulation des autorités monétaires et financières américaines que par l'activité démesurément risquée de certains agents économiques.
Quid de la responsabilité de l'autorité publique ?

je m'explique.

A mon avis, tel que Mr Appolos Dan Thé l’a expliquée dans son analyse, la crise des "Subprimes" découle évidemment de la mauvaise régulation des autorités monétaires et financières américaines. En effet, la bulle immobilière née de la volonté des autorités américaines de relancer leur économie après l’attentat du 11 Septembre 2001 répondait à l’un des piliers du rêve américain : le fait que chaque CITOYEN « possède »(droit de propriété) sa maison.
Cependant, ce rêve juste et noble a été mal encadré par les autorités Étatiques qui n’ont pas su contrôler la hausse vertigineuse des taux directeurs de la Federal Reserve (Banque centrale américaine) et la propension à la création monétaire « INJUSTIFIÉE » découlant de l’affacturage excessif dans les établissements financiers.
Cet affacturage qui consistait à confectionner des titres financiers en endossant des créances immobilières douteuses ( dont le recouvrement définitif est très risqué du fait des taux variables appliqués et du risque-solvabilité des emprunteurs) à d’autres valeurs (financières) qu’on négociait à outrance sur les marchés financiers du fait de leur « supposée » forte rentabilité .

Est-ce la faute à l’agent économique qui croit créer sainement (ou pas) de la valeur ajoutée dans les règles de l’art financier OU la faute de l’autorité SUPRÊME publique ( l’État) qui est chargée de réguler EFFICACEMENT le marché afin que les thèses libérales soient pleinement opérantes ???

L’agent économique, selon la poursuite de son intérêt personnel (dans les règles de l’art), ne pensait pas à priori qu’il était en train d'hypothéquer la solidité du modèle financier à travers une tendance excessive à des méthodes financières risquées tels que le factoring(affacturage) et les ventes à découvert ( fait de réaliser une transaction sur un actif dont le recouvrement n’est pas totalement effectif : des actifs dont la valeur RÉELLE n’est pas définie au moment de la transaction).

C’était à l’État de définir les garde-fous LÉGAUX à ces pratiques hautement risquées surtout dans un contexte de forte volatilité des taux directeurs aux États-Unis. La FED (banque centrale américaine)de Ben Bernanke, le trésor américain de Henry Paulson et l'autorité de régulation boursière ont failli à leurs missions respectives de régulation.
La Responsabilité de cette régulation financière et par conséquent, la culpabilité de la crise financière reviennent de DROIT aux autorités publiques (monétaires et financières)qui ont mal encadrés le marché.
Ne dit-on pas que le marché impliqué l’ État ? Ne dit-on pas que l’efficacité du marché dans un modèle libéral est corrélée à sa régulation ?

A mon avis, il faudrait plutôt surveiller le modèle libéral avec une Régulation ÉTATIQUE efficace. Et je crois que c’est ce sur quoi les Grandes nations économiques du Monde, sous l’impulsion du président Sarkozy, comptent se pencher lorsqu’elles parlent de Refondation du système financier. Personne dans ces États ne pense, à raison, que le principe fondamental LIBÉRAL dans l'économie est mis en cause.

Il s’agit exclusivement de sa RÉGULATION.

DES IMPLICATION DE LA CRISE EN AFRIQUE
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Quant aux implications de cette crise pour l’Afrique, Il est évident qu’au niveau financier, les « Banques centrales du FRANC CFA »( BEAC et BCEAO) estiment qu’il n’y a pas de risque majeur pour l’économie « CFAenne » qui a développé sa propre niche opérationnelle dans le secteur. Il faut aussi noter que l’activité de banque d’affaires - spécificité bancaire polémique dans notre cas - n’y est pas vraiment développée de sorte qu’elle puisse impliquer l’Afrique dans ce vaste effet domino du système financier mondial.
Cependant là où le bât blesse, c’est assurément lorsque cette crise quittera les sphères virtuelles de la Finance pour impacter sur l’économie réelle (l' économie de la production)en Occident et en Asie. Cela aura forcement une incidence sur le niveau de la demande en matières premières des pays africains et le Niveau des IDE( investissements direct étrangers) s’en trouvera naturellement affecté. Mais je crois que c’est aussi une opportunité pour certains pays africains de présenter des atouts de délocalisations pour certaines multinationales étrangères confrontées à des coûts de production de plus en plus asphyxiants pour leur marge bénéficiaire .
Dans un cadre typiquement concurrentiel, il faut que nos États assouplissent certaines dispositions fiscales ou réglementaires pour favoriser une implantation de plus en plus croissante de multinationales étrangères. Une bouée de secours évidente pour le marché du travail (le chômage), la valorisation des Ressources humaines locales, le transfert de technologies et pour une meilleure croissance économique de nos Etats à économie fortement rentière.
Je tiens aussi à rappeler qu’il faudrait que nos Etats se battent pour « nationaliser en partie » le secteur financier ( dans le sens que les meilleurs établissements financiers ne soient pas des filiales de multinationales étrangères mais soient entre les mains de nationaux) afin d’avoir un moyen de financement direct et plus sûr à leurs économies (émissions obligataires et de bons de trésor) au lieu d’une aliénation sempiternelle à l’endettement extérieur envers le FMI et la Banque Mondiale.

A titre illustratif, le Maroc est sorti depuis quelques années de l'engrenage d'endettement auprès du FMI et de la Banque mondiale. Le royaume Chérifien se finance sur son marché financier , dominé par des banques typiquement marocaines ( AttijariWafa Bank, le Crédit Populaire et BMCE )avec des filiales françaises reléguées quasiment au second plan. Une conséquence évidente de la politique de MAROCANISATION de l 'économie initiée des décennies plus tôt. Le volume croissant des IDE traduit l'attractivité économique de la destination Maroc et le système Financier marocain récolte sereinement les résultats des différentes réformes opérées depuis le début des années 90. Aujourd'hui ( 2008), la Bourse de casablanca occupe la deuxième place en Afrique derrière celle de Johannesburg en terme de capitalisation .

En Côte d'Ivoire, le cadre d'union monétaire en Afrique de l'ouest peut-être un avantage indéniable dans le cadre de la reforme du secteur financier .
Au lieu de nous lamenter sur le malaise idéologique de notre monnaie(voir Nicolas Agbohou et Mamadou Koulibaly), nous ferons mieux de penser les stratégies selon lesquelles nous pourrons tirer profit de ce régime de changes fixes dans ce cadre d'union monétaire tout en mettant PROGRESSIVEMENT fin à cette tutelle française ( "compte d'opérations") car les risques de volatilité monétaire doivent être autant partagés que la confiance bilatérale (France et Afrique CFAenne).
Cela dénote en Côte d’Ivoire, d’une véritable politique « d’ivoirisation » du marché financier AVANT de permettre une certaine concurrence déséquilibrée avec des multinationales financières plus avantagées en termes de capacité. A mon avis, le protectionnisme (à fin de compétitivité nationale) préconisé par l’économiste allemand Friedrich List est également applicable dans le système bancaire.

DE L'ÉCONOMIE DANS LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE IVOIRIENNE

Concernant le projet de société d'Alassane Ouattara, je crois qu’on est bien nombreux à partager de NOBLES craintes sur le modèle de financement du projet de société du candidat Ouattara, ses modalités et son efficience dans le contexte financier actuel. A mon sens, il faudrait plus penser à réparer ce que le régime actuel (FPI) a hypothéqué comme acquis structurels afin de reconsolider les bases de l’économie ivoirienne.
Il est important pour nous que nous assainissions le secteur du café-cacao en nationalisant et regroupant les structures tentaculaires créées (BCC, ARCC, FRC) afin d’y adjoindre une tutelle publique. Celle-ci coopéra directement avec un « FDPCC remodelé » VÉRITABLEMENT aux mains des producteurs ( au niveau décisionnel) et dont les finances resteront sous un contrôle direct annuel de l'Etat.

Le secteur du Café-Cacao est, en effet, dans une véritable pagaille occasionnée par la mauvaise politique de libéralisation du FPI. On parle certes de libéralisation comme moyen efficient de booster l'économie, mais il faut reconnaitre que le régime FPI à procéder à des nominations (dans ce secteur) dénuées de toute logique économique et managériale . Le clientélisme étant l'un des instruments de gestion favoris du chef de file socialiste. Les conséquences n'ont d'ailleurs pas tardé à se faire sentir sur la société ivoirienne. j'y reviendrai très prochainement(notamment en m'aidant du Rapport CHOCOLAT CHAUD de Global Witness et d’un rapport du FMI).

Quant aux ressources minières (pétrole, fer, diamant etc ...) et à leur exploitation, il faut réaliser des audits qui définissent clairement les conditions d’octroi des marchés d’exploitation depuis le début des années 2000, faire les corrections juridiques et économiques - procédure judiciaire et renégociation des contrats si nécessaire - qui s'imposent tout en adjoignant une politique d’industrialisation dans les zones régionales exploitées car il faut diversifier l'activité économique afin d'assurer un réel dynamisme sectoriel. Ce dynamisme doit être imputable à une diversification réussie de nos secteurs d'activité(agriculture, tourisme, secteur financier, industrie etc ...) selon les potentialités économiques spécifiques à chaque région .
Mon avis global relativement à cette campagne électorale, en terme d'économie, est que le prochain président prenne du temps pour réparer la maison ivoire , revenir aux fondamentaux économiques d'avant Décembre 1999 bien avant de nous parler d’endettement extérieur massif pour assurer un vaste plan de relance par déficit budgétaire. Nous n'en avons pas vraiment besoin.

En définitive, Je crois bien avoir essayé de répondre à la problématique du débat selon mes convictions libérales ( sous condition évidente de la régulation ÉTATIQUE), ma conscience d’ivoirien malmené par la structure actuelle de nos économies . Il y'a un espoir à nourrir pour les pays africains mais la définition commune d'un vrai projet de développement s'impose dans les microcosmes étatiques mais aussi dans les organisations sous-régionales car ......... LA PREMIÈRE RICHESSE ÉCONOMIQUE, C'EST L'HOMME.

16.10.2008

Le bilan du régime FPI ( en images)

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BILAN... Ce mot fait peur au FPI. Ils ne veulent surtout pas que vous leur en parlez parce qu'ils estiment qu'ils n'ont pas de responsabilités dans les problèmes qui surviennent en Côte d'Ivoire. La Crise politique latente, c'est la Rébellion. Les déchets toxiques, c'est Trafigura . La précarité, c'est la Guerre pourtant il y'a quelqu'un qui plastronne à chaque fois qu'il est A LA BARRE. Il ose même dire: 1000 morts à gauche, 1000 morts à droite ....lui, IL AVANCE (???)

Peut-être qu'il avance dans le même sens que le malheur et la pauvreté qui gagnent du terrain en Côte d'Ivoire ???

Bref, il faut que vous constatiez de vous même ce que la Côte d'Ivoire (d'avant Coup d'Etat de 1999) est devenue selon le programme de REFONDATION du FPI .

1- L' école gratuite

j'avais déjà retranscrit (sur ce blog) les preuves en images du succès de ce projet au FPI. Votre enfant n'a plus besoin de se casser la tête sur les bancs de "l'école du colon" ( l'école classique). La République de TOGUHUÉ-SIABLÉ (la République du Chant et de la Danse)s'occupe de lui en lui garantissant une formation gratuite à la danse et au chant dans les maquis de Côte d'Ivoire. Votre enfant deviendra très vite productif en terme de pécule (pour corrompre son esprit), de maladies sexuellement transmissibles(MST) et de dégoût à l'instruction scolaire. Vous avez dit Refondation, constatons !!!



2- L' AMU

Si vous vous méprenez , vous croirez qu'il s'agit de la même conception que se font les occidentaux sur la couverture-santé mise en place pour soutenir les populations dans le cadre de leur politique sociale. Hélas, il n'en est rien. Sous les tropiques Éburnéennes et refondues , il s'agit de l'Assurance Maladie Universelle ou encore Assurance -Maquis Universelle ( le maquis désignant les lieux de beuverie en Côte d'Ivoire).
Pour consacrer le succès de sa trouvaille, rappelons nous de la visite médiatisée à l'excès de "qui vous savez" avec Jack Lang (le socialiste alimentaire) à la Rue Princesse, haut-lieu de l'immoralité sexuelle et "capitale" des maquis en Côte D'ivoire. (âmes sensibles s'abstenir)



3-L'Emploi pour tous

Si avec les succès des premiers projets (AMU et l'école gratuite), vous n'avez pas d'emploi, c'est que vous ne voulez simplement pas travailler .

VIVE la REFONDATION pour que meure la CÔTE d'IVOIRE. Ou bien ?

14.10.2008

6 questions posées à un Refondateur

Comme convenu, après les questions que mon Grand Frère WAZI (membre du FPI) m'a posées , je lui ai aussi "retourné" 6 questions assez simples d'ailleurs afin de construire un certain dialogue argumentatif entre nous malgré les divergences politiques de fond.
Bien que mes questions aient été assez détaillées, je n'ai pas été vraiment satisfait par les réponses mais je vous laisse l'opportunité de juger. Je reviendrai, en commentaires, sur les questions " soigneusement " détournées.

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1-Comment jugez-vous les déclarations de Gbagbo sur le coup d'État de 1999 et le coup d'État manqué de 2002 transformé en rébellion ?

Tu sais petit frère comme disait l'autre la politique est la saine appréciation des réalités. En 1999, il ne fallait pas être un devin pour voir que les militaires avaient soulagé les Ivoiriens d'un régime liberticide (emprisonnement des politiciens opposants et des journalistes). La déclaration de Gbagbo se base sur l'Histoire, la révolution des œillets au Portugal a vu les militaires abolir la dictature pour restaurer la démocratie. C'est uniquement à ce jeu là que la junte de Guéï a échoué. Dois-je te rappeler que Bédié avait modifié la Constitution pour rester éternellement au pouvoir? Qu'il avait établit la peine de mort? Qu'il avait lancé un mandat d'arrêt contre Ouattara? Qu'il avait créé un Sénat dont les 3/5e des membres seraient nommés? Le Pustch était salutaire, c'est l'avidité de Guéï qui l'a travesti!
Les déclarations de 2002 sont a gravé dans l'anthologie des Discours Africains! Doisi-je te rappeler que plus de 170 militaires et policiers ont été assassinés? Qu'un ministre de la République a été explosé au RPG 7? Du jamais vu dans l'histoire de nôtre Pays! Gbagbo ne pouvait comme son prédécesseur prendre ses jambes à son coup, il se devait de résister. Si ta petite mémoire est bonne, Gbagbo a d'abord invité les "mutins"(on les appelait comme cela à l'époque) à discuter. Il a menacé par la suite d'être impitoyable avec ceux qui refuseraient la discussion. Rappelle-toi de la parabole de L'olivier et du Glaive qu'il a prononcé!
Gbagbo est apparu comme un politicien courageux, quittant l'Italie pour la CIV alors que ses conseillers le lui déconseillait. Se faisant il est l'anti-Bédié qui dès les premiers coups de feu a pris ses jambes à son coup pour rejoindre le Togo!

2-Pensez-vous que l'élection présidentielle de 2000 a été légitime vu le fait que les partis politiques des candidats Bédié et ADO (éliminés à cette élection) ont remporté les législatives et les municipales ?

Les élections de 2000 n'ont pas été légitimes mon cher ami mais elles étaient légales! Je te laisserai cogiter sur la nuance! Les candidats Bédié et Ado ont été exclus par les propres termes prévus par la Constitution de 2000. Bédié n'ayant pas pu être ausculté par des médecins assermentés devant les membres du Conseil Constitutionnel et Ouattara pour "nationalité douteuse". Dans ce cas, on pourrait dire que les législatives ont été illégitimes puisque le RDR n'a pas participé à ces élections! Pour mémoire le FPI a eu plus de députés que le PDCI! Quant aux élections municipales ce ne sont pas des élections politiques mais locales avec des enjeux locaux et non nationaux.


3- Que pensez vous de la répression SANGLANTE de la marche pacifique de l'opposition en 2004 ?


La marche a été durement réprimée je n'en disconvient pas. Cependant il faut se rappeler du contexte. Des déclarations incendiaires de Djédjé Mady, Ouassénan Koné et Bacongo. A plusieurs reprises, le président qui redoutait un scénario à l'haïtienne a usé de toutes les voies pour emmener les opposants à surseoir à une marche qui n'avait curieusement pas d'itinéraires. Le pdt Kufuor a même tenté vainement de dissuader Bédié et les autres! Le résultat ont le connaît, les agitateurs se sont terrés et l'Armée a eu la main lourde! Des innocents morts encore une fois pour des politiciens lâches et irresponsables...



4-Peut-on être légaliste, républicain et démocrate en entretenant des milices au mépris des forces armées nationales de Côte d'Ivoire ?


Poser une telle question c'est faire montre d'une totale naïveté et d'une méconnaissance de la violence d'une guerre. Relis encore une fois la définition initiale et étymologique du terme milice et tu comprendras mieux les choses.
La guerre n'est pas un jeu et de nombreux moyens peuvent être utilisés pour la défense du territoire et des institutions de la République. L'utilisation de supplétifs n'est en outre aucunement prohibée par le droit de la guerre jus in bello. On peut donc être républicain, légaliste et démocrate en entretenant des forces auxiliaires en soutien des Forces Armées pour défendre son territoire.


5-Pensez-vous qu'on puisse parler de bilan partagé du pouvoir entre le FPI, le PDCI et le RDR quand les secteurs-clés de l'économie et du pouvoir sont entre les mains du FPI ?


De quels secteurs clés du pouvoir parles-tu? Il faudrait en outre que tu connaisses une fois pour toutes les règles qui régissent le fonctionnement d'un Gouvernement! En CIV, constitutionnellement l'Exécutif est assuré par le PR et le Gouvernement avec à sa tête le PM. Si le PR peut le nommer et le démettre à sa guise, il n'en demeure pas moins que le PM soit le Chef du Gouvernement! Il est donc la personne qui conduit l'action gouvernementale. On ne peut donc par essence et sémantiquement selon la Constitution ivoirienne être membre d'un Gouvernement et être opposant à ce même gouvernement ce sont des antinomies, des non-sens!
Le PDCI ne dispose-t-il pas du ministère souverain des Affaires étrangères? La Justice n'est-elle pas assurée par un rebelle donc un de vos alliés au sein du G7? Quid du ministère de l'Agriculture? Le Bilan du gouvernement actuel sera celui de la CIV car nous sommes dans un gouvernement où sont représentés tous les grands ensembles politiques ivoiriens. Une solution existe pour éviter d'être partie à ce bilan: la DEMISSION! Mais le PDCI qui est devenu un parti politique miséreux ne peut s'y résoudre car la tentation d'aller à la soupe prime avant tout!


6- Pensez-vous (Mr Wazi) qu'en cas de défaite de Gbagbo aux élections à venir, le FPI et ses tentacules puissent se plier au verdict du suffrage universel ?

Ces élections si nous les perdons chose qui m'étonnerais ne seront pas les premières à être perdues par le FPI. Nous avons perdu les présidentielles de 1990 où les résultats n'ont même pas été officiellement proclamés! Que s'est-il passé? Rien, honoré par ce score historique nous avons cherché les voies et moyens pour conquérir le pouvoir d'Etat! Le FPI n'a jamais été contrairement au RDR (ton allié) associé à la violence politique! Au demeurant nous restons et les exemples historiques sont légions pour le démontrer un Parti soucieux de la Démocratie et du Bien Être des Ivoiriens...

13.10.2008

6 questions venant d'un "refondateur"

Il m'a demandé de répondre à ses questions "sans faux-fuyant" et "dans l'ordre". Mr Wazi du forum Abidjantalk, un membre du FPI, à ce que je sache ,voudrait que j'apporte de la lumière aux questions siennes. je n'y vois pas d'inconvénient mais j'aimerais bien que l'exercice soit réciproque afin qu'on cerne de mieux en mieux les fondements de nos argumentaires respectifs.

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QUESTIONS DE WAZI
1-Pourquoi Bédié a été chassé comme un malpropre par FHB en 1977?

En fait, Bédié n'a jamais été chassé "comme un malpropre" en 1977 : date coïncidant avec son départ du ministère de l'économie des Finances. Je ne sais pas réellement ce qui s'est produit cette année-là car beaucoup de rumeurs circulent à ce propos mais je sais qu'après 1977, il a occupé des postes dans les institutions internationales sous l'impulsion du même Houphouet, ensuite il a été promu plus tard en occupant la position privilégiée de "dauphin constitutionnel " (président de l'assemblée nationale)dans les années 80.
Ainsi, je me demande comment Houphouet, celui que Mr Wazi qualifie aujourd'hui "d'illustre" prédécesseur, peut-il chasser son ministre comme un malpropre et le promouvoir par la suite en tant que dauphin constitutionnel pour le remplacer en cas de vacance du pouvoir? assez antinomique comme démarche de la part d'HOUPHOUET !!! ceci pour dire que c'est du mensonge cette histoire de "chasser, malpropre et blablabla". Il n'y aucune incidence logique dans l'histoire de la Côte d'ivoire qui montre que Bédié a été chassé par Houphouet , de surcroit comme un "malpropre" selon ce que vous prétendiez).

2-Où sont les suiveurs de Bédié ?

Il faut d'abord relever le contexte du mot "suiveur". En fait, Bédié a dit dans son livre biographique qu' EN POLITIQUE (je dis bien en POLITIQUE), il n'avait pas d'amis mais que des suiveurs. Cela ne veut pas dire que dans la vie (c'est-a-dire,de manière globale) , il n'a pas d'amis. Aujourd'hui les suiveurs (de la politique) sont tous, comme Bédié l'avait prédit, à la recherche de Perdiem là où le soleil brille : "sous les déchets toxiques et l'argent détourné du café-cacao".
Les vrais militants du PDCI et surtout les vrais amis de la vie sont toujours aux Cotés de Bédié, et vice versa.

3-Pourquoi les enfants de Bédié avaient le monopole du commerce du riz et sa femme celui des vivriers?

Excusez moi Mr Wazi mais ces allégations relèvent de la propagande digne des gueux de la Sorbonne du Plateau(Abidjan). En fait, il faut vous définir d'abord ce qu'on appelle monopole dans un secteur d'activité économique. Le Monopole est le fait, pour un agent économique, de détenir une position EXCLUSIVE-UNIQUE de prestataires de services sur un marché sectoriel de l'économie.
Situation qui est erronée dans le cas du fils de Bédié, qui exerçait sur le marché du riz depuis l'ère Houphouet ( la précision vaut la peine) autant que d'autres détenteurs de licences d'importation de riz . Et ce n'est pas à l'avènement du pouvoir de Bédié qu'il est entré dans le monde des affaires -ses études universitaires l'y prêtaient avant que son père ne soit président.
On n'en dira pas de même de Stéphane Kipré par exemple -gendre de Gbagbo- qui a acquis une position oligopolistique dans le domaine de la mécanique navale et des positions privilégiées dans bien d'autres domaines seulement depuis que Gbagbo, son Beau-père est au pouvoir. Ce n'est qu'un exemple parmi tous ces nouveaux riches du clan FPI depuis l'avènement de Gbagbo au pouvoir.
Quant à Madame Bédié, elle n'a jamais eu un quelconque monopole dans le vivrier (une véritable aberration), encore de viles rumeurs propagandistes du FPI. Comment avoir un monopole dans la distribution du vivrier ? Que diriez vous des dynamiques femmes du marché Gouro d'Adjamé ?
Étant préoccupé par les activités humanitaires et altruistes de sa Fondation , je ne vois pas comment elle mettrait du temps à se lancer dans un commerce déloyal envers le monde rural ( commerce des produits vivriers) . A mon sens, cela relève évidemment de la rumeur et de la propagande sans fondement.

4-Pourquoi Bédié a-t-il lâchement abandonné le pouvoir?

Bédié n'a jamais ABANDONNÉ le pouvoir. il a été contraint à l'exil par un putsch et la barbarie militaire de certains sous-officiers téléguidés par des âmes obscures. N'ayant pas vocation et esprit a opposé l'épée à l'épée (comme certains ), il a mis sa sagesse à contribution du peuple ivoirien afin que le sang d'aucune personne ne soit versée même s'il perd son pouvoir.
C'est comme cela qu'on reconnait des hommes d'État et non des démagogues-incompétents qui piaillent chaque minute qui passe à la Télévision nationale tout en faisant l'apologie de la guerre, du sang versé et de la discrimination selon la Géographie (notion de Cote d'ivoire utile chez Gbagbo). Ceci pour dire que Bédié a été contraint à l'exil, et non abandonné de lui même le pouvoir.

5-Pourquoi l'appel de Bédié à la résistance n'a été suivi par aucun Ivoirien?

L'appel à la résistance était orienté vers la société civile afin qu'elle n'accepte pas cette confiscation malsaine du pouvoir. Mais bien qu'il y ait beaucoup de personnes, qui par principe sont contre les coups d'État, personne n'a osé sortir pour mettre sa vie en danger. Le fait aussi que ce soit la première fois y a été pour quelque chose. Pour illustrer mon propos, je dirai qu'une femme battue pour la première fois ne développe pas les mêmes réactions psychologiques qu'une femme qui a l'habitude d'être battue. les appels à la résistance qui ont suivi ce coup d'Etat ont reçu plus d'écho du fait de la mobilisation NATIONALE (et non partisane) contre le diktat des militaires. C'en était trop de ces militaires même si le pire attendait les ivoiriens, sans qu'ils ne le sachent.

6-Que penses-tu de la promotion de l'homosexualité dans le gouvernement de Bédié?

heureusement que cette question est la dernière parce que de peu de sens et d'intérêt. Il n'y a jamais eu d'homosexualité à promouvoir dans le gouvernement. excusez moi mais c'est assez malhonnête de prêter telles affabulations au gouvernement Bédié. la machine médiatique à "rumeurs et idioties" du FPI était bien en marche pour déstabiliser le pouvoir en place avec ces ragots de bas étage. la promotion de l'homosexualité n'a jamais fait partie des missions du gouvernement Bédié.
Faire des rumeurs une vérité absolue relève bien sûr du bas esprit des gueux oisifs de la Sorbonne au Plateau et des agoras abidjanais. J'ai encore la ferme conviction que vous ne vous assimilez pas à ces gueux oisifs dénommés "patriotes".


J'espère avoir apporté les éléments de réponse à vos questions. si vous n'êtes pas satisfait d'une réponse précise, il faudrait en spécifier le numéro distinctif afin que nous en discutions .

Quant à moi, Voici mes 6 questions :

1- Comment jugez-vous les déclarations de Gbagbo sur le coup d'État de 1999 et le coup d'État manqué de 2002 transformé en rébellion ?

2-Pensez-vous que l'élection présidentielle de 2000 a été légitime vu le fait que les partis politiques des candidats Bédié et ADO (éliminés à cette élection) ont remporté les législatives et les municipales ?

3- Que pensez vous de la répression SANGLANTE de la marche pacifique de l'opposition en 2004 ?

4-Peut-on être légaliste, républicain et démocrate en entretenant des milices au mépris des forces armées nationales de Côte d'Ivoire ?


5-Pensez-vous qu'on puisse parler de bilan partagé du pouvoir entre le FPi, le PDCI et le RDR quand les secteurs-clés de l'économie et du pouvoir sont entre les mains du FPI ?

6- Pensez-vous (Mr Wazi) qu'en cas de défaite de Gbagbo aux élections à venir, le FPI et ses tentacules puissent se plier au verdict du suffrage universel ?

Bédié: interview dans Jeune Afrique

Qui l'aurait cru ??? qui aurait osé parier que le président Bédié descendrait dans l'arène (politique) en gladiateur expérimenté et inégalable ???
Bédié a passé la vitesse supérieure de sa "bicyclette de campagne" , et ce , avec tout le style et la précision qu'il faut.
J'ai failli moi-même être gagné par le doute quant au style de réactions du président de mon parti lorsque la racaille politique ivoirienne s'adonnait à des calomnies aussi idiotes que malhonnêtes . Face à des communautés ethniques déportées au palais présidentiel à coup de billets de banques, "la démagogie faite homme" se permettait des envolées mensongères où il essayait de se donner bonne conscience en déformant la gestion de ses prédécesseurs. Son bilan macabre et ensanglanté n'étant que le reflet de sa piètre carrure d' Homme d'État.
Hélas pour cette racaille, n'est ce pas un "livre saint" qui dit que Dieu perd qui il veut ???
Laissons les donc à leur démagogie d'incompétents ces "éternels irresponsables" du FPI !!!

Dans les colonnes de Jeune Afrique magazine, à travers une interview qu'il a accordée, le président Bédié du PDCI ( candidat à l'election présidentielle), dans un langage clair, concis et efficace traduit en paroles ce que sa sagesse et son expérience lui ont toujours gardé de prononcer à n'importe quelle occasion.

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Ce discours montre bien la détermination du candidat du PDCI à honorer son "dernier combat politique" afin que notre pays renoue avec la croissance et le progrès.
A la dernière question de l'interview ( Pourquoi les Ivoiriens devraient-ils voter Bédié ? ), il a répondu :
Parce qu'ils n'ont pas le droit de se tromper de combat de confier leurs voix à un candidat qui n'a su leur apporter ni la paix, ni la prospérité. Parce qu'ils doivent faire confiance à un homme qui n'a pas de sang sur les mains et qui a fait ses preuves: Henri Konan Bédié, le président du PDCI.

Lire l'interview ici

A toute cette racaille politique dite REBFONDATION(Rébellion et FPI),à tous ces gueux oisifs dénommés "patriotes" qui croient avoir le monopole de la violence, tous ces parasites du FPI qui pillent les deniers publics, à ces invétérés démagogues et leur Messie "Gbagboéen" qui ne connaissent ni la honte ni la contrition...... je vous dis que votre heure va bientôt sonner car les ténèbres ne peuvent avoir raison de la lumière.

AU DIABLE VOUS ÊTES, A LUI VOUS RETOURNEREZ .... Bande de sanguinaires incompétents !!!

"Ma lettre aux ivoiriens": discours programme du candidat Bédié

Dans la continuité du débat d'idées (virtuel ou "physique"), bon nombre de personnes nous ont demandé la nature du programme de société du candidat du PDCI .
Non sans leur avoir rappelé les 12 Travaux de l'Éléphant d'Afrique qui étaient en exécution jusqu'à Décembre 1999, nous leur avons inlassablement expliqué que le programme du candidat du PDCI ne pouvait se dérober de ce pragmatisme riche en expérience et en efficacité, depuis l'époque Houphouet Boigny, où notre candidat a appris auprès du père-fondateur, à l'époque 1994-1999 où ce dernier a pu mettre en exergue l'expérience acquise dans la gestion des affaires d'État.
Contrairement à ceux qui ont fait l'apologie des coups d'État et de la déstabilisation de la démocratie, et malgré les tentatives répétitives de sabotage de la maison PDCI, nous sommes restés rattachés aux valeurs d'Houphouet Boigny, socle du succès du modèle de développement de notre parti (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire) au service de la nation .

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Les ivoiriens ont naturellement besoin de savoir ce que le candidat du PDCI promet de faire pour remettre ce pays sur les sentiers du progrès pour tous , sur le chemin de la croissance économique, de l'industrialisation et du bonheur pour chacun
.

Lisons plutôt le discours programme:

« La conjuration armée qui a abouti au coup d`état du 24 décembre 1999 avait pour cible, au-delà de ma modeste personne, la déstabilisation programmée de la Côte d`Ivoire »
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Mes chers compatriotes,
Souvenons-nous qu`en 1960, sous la houlette éclairée du Président Félix Houphouët-Boigny, la Côte d`Ivoire s`éveillait à la liberté, à la lumière et à l`espoir. L`homme qui était la finalité de la lutte pour l`indépendance a toujours été au centre des préoccupations du nouvel État et de la nation que le PDCI-RDA s`est engagé à construire. Quarante années durant, nous avons inlassablement œuvré à la réalisation de cet objectif majeur, celui de la recherche du progrès et du bonheur des Ivoiriens.
La conjuration armée qui a abouti au coup d`état du 24 décembre 1999 avait pour cible, au-delà de ma modeste personne, la déstabilisation programmée de la Côte d`Ivoire dans ce qui constituait son âme, son essence, la vision qu`en a forgée le PDCI-RDA à travers son projet de société et d`émancipation de l`homme ivoirien. Rien d`étonnant, dans ces conditions, qu`à l`élection présidentielle organisée, dix mois après ce coup de force, tout ait été mis en œuvre pour écarter injustement les candidats se réclamant du PDCI-RDA.
Face à cette injustice, vous avez su rester dignes, constants et fidèles à notre parti et à ses idéaux. Cette détermination donne au monde la preuve de l`enracinement du PDCI-RDA. Je voudrais donc ici publiquement et solennellement rendre un hommage appuyé à vous tous, cadres, responsables à la base, militantes, militants et sympathisants, qui avez su maintenir debout notre grand mouvement d`avant-garde. Ces remerciements sont d`autant plus justifiés que par votre dévouement à notre parti vous avez sauvegardé les chances de survie de notre beau pays.
Depuis l`exil forcé auquel ce coup d`Etat m`a contraint, je n`ai jamais cessé de consacrer toute mon énergie et mon intelligence à penser la Côte d`Ivoire dans son ambition légitime d`entrer avec succès dans le troisième millénaire. Je n`ai jamais cessé également de penser à notre parti, à l`avenir de nos jeunes et de nos femmes, au peuple de Côte d`Ivoire dans toutes ses composantes si injustement précipité dans le désarroi et la détresse.
Certes, depuis mon retour d`exil, le 15 octobre 2001, il m`a été donné, à diverses occasions, de m`adresser aux militants du PDCI-RDA sur l`état désastreux de la nation et sur la vie de notre parti, d`animer des rencontres au niveau des instances, de prendre position, de donner des avis et des interviews sur tous les sujets qui agitent notre pays depuis près de huit ans.
Mais durant ces longues années, chères sœurs et chers frères, le contexte politique national caractérisé par le manque de visibilité ne m`a pas permis, à mon corps défendant, de parcourir nos régions, nos villes et campagnes pour saluer nos vaillantes populations durement éprouvées par la crise.
Comme vous le savez, la volonté manifeste du régime FPI de se maintenir au pouvoir sans élections a aggravé l`absence de perspectives politiques claires telles que nous les avons recherchées dans le cadre des divers accords de sortie de crise à travers des élections justes, transparentes et ouvertes à tous.
Je vous ai souvent dit combien il convenait d`adapter notre attitude à cet objectif, en évitant les surenchères inutiles, les affrontements stériles au sein du parti, les rivalités qui nuisent à la cohésion et qui n`ont d`autre conséquence que celle de nous fragiliser face à un adversaire politique tricheur et sans scrupule.
Au cours des sept années de régime du FPI souillées par le sang, marquées par la violence, la souffrance, la frustration et les illusions perdues, je n`ai jamais changé d`attitude ni été résigné face à l`adversité. J`ai vécu et je continue de vivre au quotidien la gravité du sort réservé à notre pays, aux Ivoiriens et aux populations résidant en Côte d`Ivoire.
J`ai usé de tous les moyens d`opposition démocratiques et républicains en vue de soustraire notre pays à la décadence où l`incurie, l`irresponsabilité, la mauvaise gouvernance du régime FPI l`ont précipité. Aussi, ai-je mis un point d`honneur à participer à toutes les rencontres et à défendre les intérêts de la Nation là où se jouait son avenir, c`est-à-dire le retour à la paix.
Ainsi, après les efforts accomplis pour retrouver la paix à Marcoussis, à Accra et à Pretoria sous l`égide de la Communauté internationale, sans compter les rencontres d`Abidjan et de Yamoussoukro, nous en sommes aujourd`hui arrivés à l`accord de Ouagadougou.
Ces efforts auraient pu être couronnés de succès si le pouvoir FPI, après avoir usé deux Premiers ministres et souvent humilié des Chefs d`Etat et médiateurs étrangers désireux d`aider à notre réconciliation, n`avait constamment par des manœuvres dilatoires renié ses propres engagements, ses propres signatures et élevé des obstacles au processus pour le retarder.
Souvenons-nous, chers compatriotes, que le dialogue direct engagé à la diligence bienveillante du Président Blaise Compaoré, avait été proposé cinq ans plus tôt par nous. Il est manifestement établi aujourd'hui que le régime en place s`est volontairement accordé ce long délai pour se maintenir illégalement au pouvoir, organiser le pillage systématique des richesses nationales avec pour conséquences, la ruine de l`économie ivoirienne et l`aggravation de la pauvreté.
Depuis le 4 mars 2007, la signature de l`accord politique de Ouagadougou et les actes qui l`ont accompagnée ont ouvert de nouvelles perspectives qui nous permettent, enfin, de fixer nos objectifs et d`élaborer notre stratégie électorale. Pour nous, la voie des urnes demeure l`unique moyen pour la reconquête du pouvoir. Car, mon ambition de faire de la Côte d`Ivoire "un pays industriel en l`espace d`une génération n`est pas une utopie, c`est un objectif majeur." Cet objectif majeur s`est élevé au stade d`un rêve de réussite, de progrès et d`espérance qui m`a conduit à forger le concept de l`Eléphant d`Afrique qui reste plus que jamais d`actualité.
Avant de poursuivre, je voudrais redire mes remerciements au Président Blaise Compaoré pour son engagement personnel en faveur de la paix en Côte d`Ivoire.
Je voudrais, également, exprimer ma gratitude à l`Organisation des Nations Unies, à la Communauté internationale, à l`Union Africaine, à la CEDEAO et à la France pour leur présence et leur appui constants dans le processus de résolution de cette crise en vue de l`instauration de la paix en Côte d`Ivoire.
Chères Ivoiriennes et chers Ivoiriens, la crise que nous vivons n`est pas une fatalité. C`est un défi qu`il nous faut relever. Nous le devons et nous le pouvons, car le PDCI-RDA, debout, est en marche pour la victoire afin de reprendre son œuvre de développement pour le "progrès pour tous et le bonheur pour chacun".
Dans cette perspective, il nous faudra identifier les mesures et actions à court, à moyen et à long termes, fondées sur des stratégies appropriées. Pour l`heure, je voudrais avec vous esquisser quelques éléments des mesures et actions que nous comptons déployer dès que le peuple de Côte d`Ivoire nous aura accordé à nouveau sa confiance.

I. Restaurer l`autorité de l`Etat et consolider la conscience républicaine.

1.1. La restauration de l`autorité de l`Etat.

En tout premier lieu, il conviendra de restaurer l`autorité de l`Etat et de renouer avec la conscience républicaine.
L`anarchie délibérément instaurée dans notre pays, l`irrévérence, l`incivisme et le désordre qui en ont résulté, ont gravement atteint l`autorité de l`Etat et paralysé son fonctionnement. Constamment sollicitée pour imposer la dictature, la rue, sous la houlette du FPI, a remplacé les institutions de la République. Il n`y a plus d`Etat, les institutions n`existent plus que de nom, entraînant la dilution de l`autorité. Ses prérogatives ne sont plus exercées que par des personnes ne détenant aucun mandat du peuple et ne disposant d`aucun statut institutionnel. L`Etat n`étant plus une référence morale, l`administration s`est délitée et désagrégée au point de ne plus être en mesure de répondre aux exigences du service public, entraînant ainsi le désarroi des usagers. La neutralité et l`impartialité de l`Etat ont été profondément entamées par des recrutements partisans au mépris des critères de compétence.
Dès notre retour au pouvoir, il nous faudra immédiatement restaurer l`autorité, la neutralité et l`impartialité de l`Etat, des Institutions, de l`Administration et consolider la conscience et la responsabilité républicaines. Dans ce registre, nous nous attacherons prioritairement à la réforme de notre Armée.

1. 2. La réforme de l`Armée.

Durement éprouvée par cinq années de vains sacrifices consentis au cours d`une guerre que nous aurions pu éviter, l`âme républicaine de notre Armée a subi tant d`assauts qu`elle s`est fondue dans le clanisme. Du coup, elle a perdu son caractère et le sens profond de sa mission républicaine. Le PDCI-RDA s`emploiera à la reconstruction de nos Forces de Défense et de Sécurité afin d`en faire une institution nationale digne, compétente et capable d`assumer sa mission au service de la Nation.
Les tensions actuelles qui traversent cette haute institution n`honorent pas la Côte d`Ivoire, encore moins les militaires eux-mêmes dont une minorité continue d`abaisser le prestige par des pratiques répréhensibles aux antipodes de la grandeur à laquelle elle doit tendre.
La grande majorité des cadres militaires et des soldats, qui réprouvent l`affairisme, les méthodes, les pratiques, les recrutements anarchiques, le clientélisme et le clanisme qui gangrènent leurs corps, ne cachent pas leur désillusion sinon leur dépit. Une Armée doit incarner les grandes vertus de l`éthique civique et susciter le respect et l`estime du peuple.
Pour renaître, notre Armée nationale devra admettre impérativement les principes fondamentaux de discipline, de compétence et de mérite qui en forgent la grandeur et la noblesse. Le PDCI-RDA œuvrera pour lui assurer force, crédibilité et prestige nécessaires à sa mission.

II. Rebâtir la paix et la sécurité

2. 1. Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en prenant des mesures d`urgence et d`assistance aux populations.
Une administration restaurée ne saurait s`accommoder d`une justice aux ordres, dont les manquements à l`éthique judiciaire ont laissé prospérer l`impunité au point de se renier elle-même.
Comment comprendre, en effet, que pendant sept ans, nous n`ayons pu élucider, en dépit de nombreuses commissions d`enquêtes mises en place, la grave question des escadrons de la mort, les violations flagrantes et massives des droits de l`homme, les incendies de marché et de bureaux, les menaces sur la vie des personnes, les crimes, les meurtres, les assassinats, les enlèvements crapuleux, les détentions arbitraires, les fosses communes, les charniers, qui ont endeuillé les familles et constitué des faits notoires qui ont défrayé la chronique ? Devant tant d`exactions, tant de cruauté et tant de délits, comment notre justice a-t-elle pu se satisfaire de cette situation d`impunité ?
Il nous faudra donc réformer la justice pour garantir le droit, les libertés individuelles et collectives, dans un vaste mouvement de consolidation de la sécurité judiciaire pour tous les citoyens, pour tous les opérateurs économiques, investisseurs nationaux et étrangers.
Pays de liberté et d`hospitalité, comme le proclame notre hymne national, la Côte d`Ivoire doit pouvoir assurer à ses citoyens et à ses habitants la protection indispensable à leur plein épanouissement dans un environnement sécurisé et propice aux affaires, à l`éducation et à l`édification des jeunes.
Dans l`ordre de ces mesures d`urgence, une place de choix sera accordée au monde paysan. La détresse du monde rural qui, au cours des sept dernières années, a payé un lourd tribut à la crise, sera prise en compte. Nous mettrons en œuvre une politique d`assistance agricole garantissant à tous des revenus substantiels et stables. Cette politique est aux antipodes des promesses démagogiques du FPI qui ont conduit à la faillite de nos campagnes et de nos paysans. Ceux-ci sont délibérément plongés dans la pauvreté et la misère par le pillage organisé du fruit de leur travail. Le taux de pauvreté approche, aujourd`hui, le seuil des 45% alors qu`il y a peu, il était de 33% ! La paupérisation aggravée par la hausse anarchique des prix des biens de consommation courante est donc à son comble! Elle nous commande la prise en compte urgente du monde rural dont le fruit du travail est dilapidé à grande échelle par le régime en place. L`assistance aux populations, qu`elles soient rurales ou urbaines, comprendra la réparation des dommages causés aux victimes de la guerre et aux déplacés. Ce défi sera relevé.

2.2. Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en l`inscrivant comme une priorité de l`action gouvernementale.
La sécurité des biens et des personnes sera inscrite comme une priorité de l`action gouvernementale et des moyens seront mis en œuvre pour en garantir l`efficacité dans le respect des droits de l`homme et du citoyen. C`est pourquoi, le démantèlement des milices est intimement lié à la paix, à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale à laquelle nous nous attellerons sans délai. Dans ce dispositif, l`indépendance du juge sera une pierre d`angle conforme aux principes constitutionnels et de bonne gouvernance.

2.3 Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en construisant une démocratie apaisée.
Le PDCI-RDA a une pratique démocratique ancienne qu`il faudra approfondir et poursuivre en vue de la consolidation de l`Etat de droit. Le renforcement de la démocratie par la bonne gouvernance en est le corollaire indispensable. Il suppose une décentralisation pertinente et porteuse de potentialités de développement économique et social en vue de réduire les disparités régionales accentuées depuis la crise inutile dans laquelle le régime actuel nous a plongés. Pour cela, il faudra renforcer la stabilité politique de la nation par la mise en œuvre d`une démocratie apaisée prenant appui sur une administration publique réformée et des institutions consolidées.
Cette démocratie apaisée, que j`ai depuis toujours appelée de mes vœux et pratiquée, est à l`opposé des méthodes de gouvernement et des moyens d`actions politiques du FPI, fondés sur la violence répressive, le déni de justice et les violations massives des droits de l`homme et des libertés. Elle induit une gestion rigoureuse des affaires publiques et la promotion de la bonne gouvernance par la mise en œuvre d`une connaissance profonde des aspirations des populations. La démocratie apaisée suppose également la maîtrise de nos émotions et de nos impatiences face à ce que nous ressentons parfois légitimement comme une injustice et qui pousse au désordre fatal à la Nation. La démocratie apaisée, c`est l`instauration de la confiance, le respect d`une urbanité dans les rapports politiques des citoyens. Car, il est vain de crier, de brocarder ses adversaires, d`insulter. Seule une volonté politique ferme, stable, propice à la discussion et au dialogue permet de démêler les situations les plus complexes.
Les idéaux du PDCI-RDA, dont nous avons tous été imprégnés, nous interdisent, selon les enseignements de Félix Houphouët-Boigny, les attitudes irraisonnées et aventureuses. Dès lors, le PDCI-RDA ne saurait ni ne pourrait faire l`apologie de la violence, physique ou verbale, en s`y adonnant, comme certains ont pensé nous y pousser pour rompre avec notre attitude de réserve et notre sens des responsabilités. Le PDCI-RDA ne saurait imiter le FPI dans ses comportements politiques irrationnels. Pourquoi aurions-nous suivi nos adversaires politiques dans leurs méthodes sanglantes et leurs pratiques violentes alors que la terre promise, dès leur avènement, s`est révélée être l`enfer. L`incapacité du FPI à s`élever et à se conformer à la norme politique rationnelle le disqualifie comme modèle à suivre. Aussi, ma réserve face aux agitations et pratiques du FPI n`a-t-elle pas toujours été bien comprise.
Et lorsque, malgré tout, nous avons voulu manifester pacifiquement et conformément à nos droits constitutionnels pour réclamer la mise en application des accords de paix que nous avions signés ensemble avec le FPI, nous avons été réprimés dans le sang. La marche du mois de mars 2004, interdite, n`avait pas eu lieu. Mais elle n`avait pas moins occasionné cent vingt (120) morts, selon l`ONU, mais certainement plus de cinq cents (500) sans compter les nombreux blessés. L`enquête menée par le PDCI-RDA, confirmée par celle du Conseil de Sécurité de l`ONU en atteste, témoignages et photos à l`appui.
Appuyées par " des auxiliaires ", c`est-à-dire des miliciens à la solde du FPI, comme devait le confirmer le Ministre de la Sécurité Intérieure de l`époque, les Forces de Défense et de Sécurité ont investi les rues, les places, les domiciles et les cours communes pour procéder à des tueries "indiscriminées " de nos militants.
Pour cela, nous n`oublierons jamais les événements des 25, 26 et 27 mars 2004 gravés dans la pierre. Ces événements ont révélé à la face de la nation et du monde entier la dictature sanguinaire du FPI et son visage le plus hideux.
Le silence temporaire qui recouvre ces morts ne signifie pas qu`ils sont oubliés. Le moment venu nous saurons nous en souvenir afin que leur martyre imprègne à jamais nos consciences. Leur sacrifice ne sera pas vain.
D`abord, nous n`aurons de cesse de demander à l`ONU d`être conséquente avec ses principes devant ces violations massives des droits de l`homme. Puisqu`elle a conclu dans son enquête à des " tueries indiscriminées " et qu`elle en a sériées les responsabilités, les sanctions doivent être prises. Il en va de sa crédibilité.
Mais il nous faut dépasser toutes ces perfidies et trouver dans la tragédie ivoirienne les ressorts nécessaires pour rebondir par les élections qui sont annoncées.
C`est pourquoi, je veux ici appeler au rassemblement, à l`union et à la cohésion pour mobiliser nos forces et nos énergies en vue de faire barrage à l`imposture et à la dictature en gagnant les prochaines élections.

III. Se mobiliser pour les élections

Notre mobilisation pour les élections à venir est une absolue nécessité et une ardente obligation.
Les élections sont un passage obligé pour sortir de la crise et permettre au peuple ivoirien de choisir ses gouvernants et ses dirigeants. Ce droit est un des attributs du peuple dont nul ne saurait le priver, sauf à vouloir être illégitime ou dictateur en se plaçant au dessus des lois de la République. C`est dire que la situation présente de la Côte d`Ivoire où des personnes jouent les prolongations à la tête de l`état sans être élues est fondamentalement antidémocratique. Et comme je ne cesse de le répéter, c`est une honte pour la nation ivoirienne. Il nous faut donc aller aux élections.
Cependant, pour être crédibles, les élections doivent répondre à un certain nombre d`exigences démocratiques pour garantir la sincérité du scrutin. Dès lors, toutes les mesures doivent être prises pour assurer à chaque citoyen ivoirien la possibilité d`exercer, en toute liberté, son droit de vote où qu`il se trouve sur le territoire national.
En ce qui concerne les personnes non déclarées à l`état civil, les audiences foraines doivent leur délivrer les actes nécessaires à l`obtention des documents électoraux, en toute impartialité. L`identification des électeurs, la délivrance et la distribution des documents électoraux doivent se faire dans les délais requis.
Point n`est besoin de démontrer l`importance de ces enjeux pour notre parti, enjeux sur lesquels les diverses missions des instances du parti n`ont cessé de vous sensibiliser. Votre mobilisation est à ce point cruciale que je ne crains pas de me répéter : il nous faut à la fois mobiliser nos énergies et toutes nos intelligences afin que chacune de nos militantes, chacun de nos militants, chacun de nos jeunes en âge de voter, chacune de nos électrices, chacun de nos électeurs, sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, où qu`ils se trouvent en Côte d`Ivoire ou à l`étranger, puissent voter. Gagner les prochaines élections est à ce prix !
Le relèvement du taux de participation de nos électeurs dans toutes les circonscriptions doit être exceptionnel pour porter à la face du monde notre refus de la dictature et du mensonge d`un régime qui n`a fait qu`endeuiller nos familles en semant la mort, la désolation et la misère dans notre pays, naguère si prospère, si fier et si jaloux de son mieux vivre.
Dans de nombreuses régions du pays et singulièrement dans le sud-ouest et l`ouest, les populations autochtones continuent encore, avec la complicité de certains politiciens irresponsables, d`empêcher d`autres Ivoiriens d`accomplir leurs devoirs civiques. Cela doit cesser. Tout Ivoirien, en règle vis avis des lois électorales, doit pouvoir voter.
La sécurisation des élections et des électeurs, notamment dans les zones forestières est pour nous une exigence non négociable. C`est pourquoi, des mesures de protection du droit de vote et de défense devront être prises par les électeurs eux-mêmes en s`organisant partout où besoin sera. Je veillerai personnellement à ce qu`il en soit ainsi et m`assurerai que l`implication des Nations Unies et des forces impartiales, à ce propos, soit garantie. La Côte d`Ivoire est une République. Elle doit pouvoir respecter et garantir partout, sur son territoire national, les droits inaliénables de ses citoyens.
Enfin, la gestion des médias d`Etat doit satisfaire aux exigences de la démocratie et à l`impératif de l`équité. Car, pris en otage par le pouvoir en place qui en a fait son instrument de propagande et d`agitation politiques, ces médias d`Etat se sont transformés en un cénacle de la pensée unique et de la censure des partis d`opposition. Il nous faudra donc veiller à réviser de toute urgence leur ligne éditoriale préconçue et partisane. La démocratie ne s`accommode pas de telles usages et pratiques.

IV. Relancer le développement et la croissance économique

Sous le régime du FPI, l`économie a été totalement ignorée et aucun projet n`est assignable, à ce jour, à ce parti qui s`est payé de mots pour abuser les Ivoiriens. Devant l`absence d`investissements et de réalisations, nous sommes en droit de demander à quoi ont servi les budgets successifs de l`Etat depuis sept ans.
Pour notre part, nous nous engageons à redresser l`économie nationale. Nous veillerons également à la maîtrise de la croissance démographique. Nous remettrons en place une politique vigoureuse d`industrialisation en vue de la relance de l`emploi Nous proposerons, le moment venu, notre programme de développement et de croissance économique. Pour l`heure, je voudrais explorer avec vous, dans ce sens, les grandes lignes des réformes à engager dans l`urgence.
Ces réformes d`urgence pour relancer l`économie et la croissance porteront pour l`essentiel, dans un ordre de priorité qu`il conviendra de déterminer, sur :
- le rétablissement de la confiance en tant que facteur de développement :
- l`élaboration d`une stratégie dynamique pour remettre la Côte d`Ivoire sur la voie de la prospérité et du progrès par le travail ;
- la création d`un environnement propice à l`investissement ;
- la réforme des finances publiques, la mise en place d`un cadre macro économique viable, assaini et particulièrement incitatif pour les opérateurs la mise en œuvre d`une économiques et les investisseurs ;
- fiscalité adaptée et incitative des investissements ;
- l`élimination du harcèlement fiscal des entreprises ;
- l`amélioration du cadre réglementaire et juridique ;
- la gestion moderne de l`Etat et le renforcement de la culture de l`entreprise;
- la réorganisation du secteur commercial en vue de promouvoir le développement de l`industrie nationale ;
- l`ouverture à l`innovation et l`émergence d`une nouvelle génération d`entrepreneurs nationaux dynamiques ;
- l`amélioration de la qualité des ressources humaines par la formation continue des cadres basée sur l`information, le savoir, l`apprentissage tout au long de la vie, la créativité et l`initiative ;
- la promotion d`une politique de crédits ;
- la promotion d`une agriculture modernisée et compétitive ;
- la mise en place méthodique des conditions d`un développement industriel vigoureux, compétitif, par la création de zones franches et d`instruments de conquête de marchés extérieurs ;
- La restauration des infrastructures économiques;
- la réhabilitation des outils et des instruments de production et de développement ;
- la relance des secteurs stratégiques : agriculture, mines, énergie, industrie ;
- la relance des fonds sociaux pour les différents secteurs d`activité (primaire, secondaire et tertiaire) ;
- la sécurité alimentaire par le développement rural ;
- la lutte contre les inégalités et la pauvreté accentuées par la crise;
- la relance de l`emploi et l`exploitation des opportunités offertes par les NTIC ;
- la maîtrise de la croissance démographique ;
- la relance du tourisme par la réhabilitation et la construction de réceptifs et de centres de formation hôtelière en partenariat avec le secteur privé;
- la mise en place d`un programme spécial pour le développement des voieries des grandes villes, des hôpitaux et des universités ;
- la promotion vigoureuse d`une économie de services pour profiter des opportunités offertes par les délocalisations ;
-l`instauration de mesures incitatives pour encourager l`investissement étranger ;
-la reprise des négociations multilatérales et bilatérales avec les bailleurs de fonds et les partenaires au développement ;
- la remise en marche l`Eléphant d`Afrique et des chantiers du futur.

Il y a plus d`une dizaine d`années, j`avais, en 1995, proposé dix sentiers aux Ivoiriens. Le temps a montré la justesse de ces propositions pour un nouveau pacte avec la réussite économique. Les résultats sont là, palpables:
l l`indépendance énergétique du pays grâce à la valorisation du gaz naturel et l`installation des centrales CIPREL et AZITO ;
l l`intensification des explorations pétrolières débouchant sur des gisements mis en exploitation;
l le bitumage de nouveaux axes routiers prolongeant un des plus beaux réseaux routiers d`Afrique et comptant plus de 68.000 kilomètres;
l l`ouverture de milliers de kilomètres de pistes rurales ;
l l`électrification villageoise ;
l l`adduction d`eau dans de nouvelles villes secondaires ;
l la construction de nouveaux amphithéâtres sur les campus universitaires ;
l la création de nouvelles universités : Abobo-Adjamé, Bouaké, Daloa, Korhogo ;
l les plantations clés en mains ;
l la construction de nouveaux centres de santé qui font la fierté des refondateurs, centres de santé qu`ils inaugurent avec force publicité ;
l l`aéroport international Félix Houphouët-Boigny
l le bitumage des routes nouvelles Kanaholo-Korhogo, Katiola-Dabakala, Bondoukou-Bouna, Bongouanou-Mbato, Kotobi-Arrah-Bonahoin, etc.
Le coup d`état de 1999 a mis un coup d`arrêt brutal à ces travaux qui avaient démarré en ce qui concerne :
l le bitumage de la desserte Est Centre d`ANANDA-APROMPRONOU
l le bitumage de la route AKRESSY-ABENGOUROU par ZARANOU
l Le bitumage de la route Blolequin Toulepleu
l Le bitumage de la route Guiglo Taï
l la poursuite de l`autoroute du nord, ABIDJAN-YAMOUSSOUKRO
l le Troisième Pont d`ABIDJAN.
l L`autoroute de PORT-BOUET-GRAND BASSAM
l L`extension du PORT d`ABIDJAN
Tout cela doit être repris, parce que tout cela est nécessaire. Et tout cela peut être repris parce que nous en avons la volonté et la compétence.
Bien entendu, nous aurons l`occasion de revenir sur tous ces sujets d`importance dans mon nouveau programme de gouvernement.

( Suite du discours programme de Bédié )

10.10.2008

Pourquoi j'aime Doubé Binty ( synthèse d'un débat entre intellectuels)

D-O-U-B-E B-I-N-T-Y, le pseudonyme d'un des illustres chroniqueurs du journal le "Nouveau Réveil". Ce quotidien, proche du PDCI en Côte d'Ivoire, qui malgré les années et les turpitudes de l'incertain n'a fait que progresser relativement à la qualité de ses analyses et du traitement de l'information sans oublier de notifier le fait que son lectorat soit de plus en plus grandissant.

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Contrairement aux journaux vils et sales du style "Notre Voie" ou aux torchons propagandistes et "polémicards"(néologisme) à l'excès de la trempe du "Matin d'Abidjan" ( appartenant au DESS-ien atypique dont la calvitie poussée est une oxymore patente à la prétendue jeunesse), le Nouveau Réveil s'illustre par la qualité de ses journalistes dont le talentueux André Silver Konan (parmi tant d'autres d'ailleurs) et par la valeur statistique témoin de son audience qu'est le nombre de journaux vendus. En effet, EDIPRESSE(réseau d'impression et de distribution de la presse écrite) a très souvent réalisé un classement dans lequel l'organe de Mr Denis Kah Zion ( Directeur de publication) occupait une place privilégiée parmi les journaux proches de chapelle politique.
Certes , cela ne représente pas aujourd'hui le "sujet de travail" mais la précision vaut la peine car je ne peux prétendre célébrer Doubé Binty sans louer l'initiative de Mr Denis Kah Zion et le travail de son organe de presse. Le lien étant plus fort et évident que ce qu'on pourrait penser.

DOUBE BINTY a récemment répondu à un de nos penseurs ivoiriens qui fut ancien collaborateur (voire ami) de Laurent Gbagbo, aujourd'hui en rupture de ban avec le "père-refondateur"(Gbagbo); il est également ancien bénéficiaire des largesses du Christ de Mama qui a financé de sa poche ( ???), à ce qu'il parait , les études du fils à l'autre. Nul ne sait si SEPLOU "le fils de pauvre devenu président" a dû faire parler son "socialisme atypique" à une autre occasion.
(Juste une petite parenthèse) Dans le cas où cet argent Gbagbo-éen serait sale , imaginons le recel dont se serait rendu coupable notre penseur. Alors que sur un autre espace (Blogspot.com) où nous étaient racontées les aventures universitaires du fils méritant aux USA , le penseur en question nous a omis le précieux détail selon lequel le financement des études de son fils était le fait du népotiste, du "tueur d'intelligence" et "roi nègre" qu'est devenu Gbagbo; or cette bourse "gbagbo-éenne" n'était qu'en réalité, une infirme partie de cet argent sale,"café-chocolaté" et "toxique" qui circule dans le cercle "clientéliste" Gbagbo-éen auquel notre penseur n'appartient plus. La vérité était donc ailleurs et il a fallu un membre confirmé du PDCI, à savoir Mr Eba Boussou pour que cette vérité émerge de ses profondeurs néo-Houphouetistes (???)... J'imagine, par raisonnement analogique ,mon père - planteur de piment , d'arachide et de gombo - en train de mendier, chez Gbagbo, une bourse d'études ensanglantée et toxique pour son fils parce que ce dernier serait méritant (ex-élève du Lycée Scientifique de Yamoussoukro) et faisait partie des meilleurs lauréats du BAC 2004. Ce père, ne serait-il pas de ces vils refondateurs du FPI ou un individu intéressé par l'argent sale de la politique ?

Bref, il ne faut pas pour autant pourfendre notre penseur que j'appelle affectueusement "professeur" pour la beauté de sa prose et la pertinence de certaines de ses analyses.
J'apprends "auprès" de lui , de sa prose, de sa liberté d'opinion non conditionnée par une obédience politique,de la qualité syntaxique de ses exposés même si je ne me constituerais pas pour autant en serviteur "intellectuel" du penseur , lui-même disciple "invétéré" du maître Bottey Zaourou.


Lorsque "mon père" ou "grand père", au sens africain et bossoniste du terme, en la personne de Mr Eba Boussou s'était adressé à son "petit frère" ( notre penseur), il a pu lui-même tester la violence du droit de réponse de ce dernier. Néanmoins, le bossoniste (que je suis) ne s'est pas limité à l'empoignade verbale (réciproque) et à la grandiloquence (réciproque) des 2 propos mais j'ai pu réaliser une synthèse de cet échange étincelant en mon for intérieur. Une sorte de bilan où autant j'ai relevé certaines contradictions chez notre penseur , autant j'ai été saisi du caractère exhaustivement "élogieux" du militantisme de certains cadres PDCI dont se plaignait notre penseur, même si il se peut que ce ne soit pas le cas de notre "père" Eba Boussou que notre penseur reconnait, en début de "droit de réponse", méconnaitre.

Et je l'avoue, cette (apparente) empoignade par articles interposés entre Mr Eba Boussou et "notre penseur" a langui dans mon esprit jusqu'à ce que DOUBE BINTY, notre DOUBE BINTY du "Nouveau Réveil" apporte la lumière nécessaire à mon âme de militant politique mais aussi à ma conscience intellectuelle.

Et si aujourd'hui, je "signe" mon admiration pour le travail intellectuel de DOUBE BINTY en voici la raison . Lisons plutôt :

"Lorsqu'on a écrit, dans un moment de délire pathétique que monsieur Laurent Gbagbo est ''le modèle achevé de la lutte pour la démocratie dans notre pays'', il est fort difficile de réviser son opinion même quand on se rend compte qu'on a aidé à asseoir le dictateur le plus sanguinaire que ne possédera sans doute plus jamais notre pays. On n'a en effet pas besoin de se rendre à Delphes pour interroger la pythie pour s'apercevoir qu'une seule année encore de monsieur Gbagbo à la tête du pays, a fortiori cinq nouvelles années, aboutiraient à la destruction totale de l'ex belle Côte-d'Ivoire déjà au bord de la mort clinique !
Mais que faire lorsqu'on a été parmi ses thuriféraires les plus zélés, les plus serviles et les plus enthousiastes ?
Parce qu'on se prétend intellectuel et partant doté d'un minimum d'intelligence et qu'on se doit en conséquence de faire montre d'un peu d'objectivité, on fait alors semblant de vouer aux gémonies celui qu'on idolâtrait hier en veillant à établir un équilibre avec ceux qui ont bâti et dirigé notre pays hier en l'érigeant sur du roc. On dira alors que monsieur Laurent Gbagbo n'a jamais été un démocrate encore moins un socialiste lui qui, depuis bientôt huit ans a passé son temps à piétiner les règles les plus élémentaires de la démocratie, à violer systématiquement la constitution dont il fait mine de faire croire qu'elle est pour lui la Bible et le Coran tous ensembles, et à faire du sort de la Côte-d'Ivoire et de son peuple le cadet de ses