samedi, 22 août 2009
Le budget de la présidence en Côte d'Ivoire

Par curiosité, nous avons essayé d’approfondir la réflexion à ce sujet. C’est-à-dire tenter de comprendre la nature de ce budget dit de souveraineté, la structure à proprement parler du budget de la présidence, les dispositions juridiques (voire constitutionnelles) qui sous-tendent son utilisation et son contrôle ; tout ceci sans manquer de procéder aux comparaisons qui s’imposent avec le mécanisme d’exécution et de contrôle du budget de la présidence en France (la France étant le modèle démocratique sur lequel ont été calquées les institutions de la république ivoirienne).
La première interrogation qui nous vient à l’esprit est la structure du budget de la présidence de la République en Côte d’Ivoire. En clair, quels sont les principaux postes qui composent le budget de la présidence ?
En France, par exemple, les principaux postes budgétaires de dépenses sont énumérés selon la nature de la dépense. Il s’agit :
-Des dépenses de Personnel
-Des dépenses de Fonctionnement
-Des dépenses de Déplacement
-Travaux d’Entretien
-Impôts et Taxes
-Charges

Voir ce lien: Rapport du député PS, René Dosière
Tandis qu’en Côte d’Ivoire, on comprend difficilement la nécessité de distinguer entre un budget qui retrace les dépenses de fonctionnement de l’institution présidentielle et des services affiliés (exemple de la Grande Chancellerie), et un autre budget dit « budget de souveraineté ». Nous nous demandons bien en quoi la souveraineté de l’Etat ivoirien serait menacée par un budget qui soit plus clair et méticuleux d’un point de vue comptable et légal?
Pourquoi ne pas regrouper les dépenses selon leur nature exclusivement, tel que cela se fait en France ? A quoi sert donc finalement ce « budget de souveraineté » ???
C’est Bohoun Bouabré, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, qui répond à cette question lors d’une séance parlementaire, en ces termes : « Le Budget de souveraineté est un budget utilisé pour beaucoup de choses dans les Etats démocratiques. Avant d’ajouter “il s’occupe des renseignements pour les besoins de sécurité et de diplomatie pour faciliter certaines choses. ” Poursuivant son explication, Bohoun Bouabré a fait remarquer que cela est d’autant plus urgent parce que nous sommes un pays en guerre. »
L’expression « beaucoup de choses » ne signifie ABSOLUMENT rien pour un ministre qui se veut explicatif face à une assemblée de députés, et on constate que dans les démocraties occidentales, le « budget de souveraineté » n’existe pas ; toutes les dépenses liées à la fonction présidentielle, et non à la vie PRIVEE ou l’entourage familial du citoyen-président, étant contenues dans des postes budgétaires clairement définis avec soumission au contrôle de la cour des comptes (cas illustratif de la France).
Ceci pour dire que tout ce qui serait financement de besoins de sécurité ou de diplomatie devrait être légalement mis à disposition des départements ministériels y afférents, après approbation de la Loi de finances initiale ou rectificative par l’institution parlementaire de la Nation. Dans le cas contraire, il y’aurait violation de la constitution en ses articles 38, 48 et 75 qui prévoient des dispositions exceptionnelles conséquentes à l’atteinte à l’intégrité du territoire.
En termes plus simples, et en référence à la constitution de 2000, ce n’est pas à la présidence de s’arroger des prérogatives ministérielles (dépenses de sécurité- de diplomatie…) qui ne relèvent pas de son domaine d’intervention , sans même daigner respecter les dispositions des articles 38, 48 et 75 de la constitution.
De plus, depuis quelques années, le budget de la présidence n’est plus soumis au vote de l’assemblée nationale. Il est exécuté par le gouvernement directement après la prise d’ordonnance du président de la République. Ce qui expliquerait les allocations faramineuses portées au soi-disant budget de souveraineté après violation des articles 75 et 79 de la constitution.
En France, Le président de la République n’a pas le droit de procéder à des dépenses PERSONNELLES avec l’argent public hormis son salaire, c’est-à-dire des dépenses qui n’ont rien à voir avec sa fonction présidentielle : la Cour des comptes étant l’institution toute désignée pour réaliser les vérifications qui s’imposent. Ce qui n’est pas le cas en Côte d’Ivoire où très souvent la confusion est volontairement faite entre prérogatives présidentielles et intérêt privé ou familial (nous y reviendrons).
En 2008 et 2009, le budget de la présidence française était respectivement de 100 millions et de 112 millions d’Euros selon les estimations du député PS, René Dosière. Le budget général de l’Etat en 2008, quant à lui, totalise 278.2 milliards d’Euros de dépenses : ce qui veut dire que le budget de la présidence représentait 0.036 % (100 : 278200) du budget général de l’Etat en France.
En Côte d’Ivoire, le budget de la présidence est carrément étouffé par le budget de souveraineté (tel que défini plus haut par le ministre Bohoun Bouabré). Selon le même Bohoun Bouabré, en 2003, « le budget de souveraineté est de 7 milliards 500 millions de F CFA contre 5 milliards en 2002, soit une hausse de 2 milliards 500 millions. Quant au budget du personnel de la présidence, il est évalué à 10 milliards 500 millions de F CFA cette année contre 9 milliards 800 millions de F CFA l’année passée. Les autres fonctionnements sont estimés à hauteur de 4 milliards 600 millions de F CFA en 2003 contre 4 milliards 100 millions en 2002. Ce qui fait, pour la présidence de la République, un total de 23 milliards de F CFA cette année contre 19 milliards 250 millions de F CFA en 2002. » (Source : africatime.com)
De 2003 à 2007, le budget de souveraineté a connu une hausse vertigineuse sans qu’on ne sache véritablement ce qui à la présidence ou dans les activités du président nécessitait telles évolutions. En effet, selon M. Sanogo Ibrahim, député et membre de la commission économique et financière de l’Assemblée Nationale, « le budget de souveraineté du Président Bédié était de 15 milliards de 1995 à 1998. Ce budget est passé à 22 milliards puis à 29 milliards sous le régime d'exception du général Guéi en 2000 pour ensuite faire son petit bonhomme de chemin de 32 milliards à 76 milliards en 2009 » sous le régime de Laurent Gbagbo.
Ainsi, quand on sait que le budget général de l’État ivoirien est fixé à 2529.5 milliards de F CFA et celui de la présidence à 76 milliards en 2009, cela revient naturellement à dire que le budget présidentiel ivoirien représente 3 % du budget de l’Etat, soit 100 fois plus qu’en France selon le critère susmentionné (rapport entre le budget de la présidence et le budget général de l’Etat). Pour être plus clément envers le pouvoir ivoirien, n’insérons pas au modèle comparatif la structure économique des deux pays, leur niveau de vie et la parité de pouvoir d’achat dans les 2 pays ; c’est-à-dire la différence de pouvoir d’achat que confère l’unité monétaire française (l’Euro) en France et lorsqu’elle est convertie (en Franc CFA) en Côte d’Ivoire.
A quoi servent donc ces 76 milliards de budget de souveraineté ? N’y-a-t-il pas confusion entre dépenses d’ordre privé et dépenses d’intérêt public ?
Quelques faits et évènements parus dans la presse ivoirienne accentuent nos inquiétudes à ce propos :

1- (Déclarations de M. Gnamien Yao, ancien ministre) « Lorsque Gbagbo a entendu mes cris de douleur, il m’a appelé et m’a remis la somme de 20 millions de francs. J’ai investi cet argent dans mon institut. » (Source)
2- (Source de financement d’un congrès de parti politique) « Nous sommes allés voir le président Gbagbo pour lui dire que nous n’avons pas d’argent pour organiser le congrès laissé par son frère Robert Guéi. Il nous a remis 50 millions. Nous étions trois à faire la démarche, Mabri, Woi Mésse et moi-même … Sur les 50 millions, 27 millions ont servi effectivement à financer le congrès. Mabri nous a dit qu’il allait prendre le reste, les 23 millions pour électrifier son village qu’on appelle Bouèneu. Mais nous nous sommes rendus compte que c’était un bon prétexte pour empocher cet argent. » (Source)
3- (Achat de 15 LAND CRUISER pour la famille Gbagbo) « le seul dédouanement a coûté toute une fortune (218.932.510 millions de F CFA). Les véhicules sont selon le bordereau d`envoi ... la propriété de l`actuel chef de l`Etat ivoirien, Koudou Gbagbo Laurent. Le dédouanement d`un véhicule est revenu à 14.595.501f CFA. Le prix d`achat d`un véhicule s`élève à environ 40 millions. Ce qui revient à environ 55 millions par voiture. Calcul rapide, les 15 voitures donnent 825 millions de F CFA... Toujours selon le bordereau d`envoi des soumissions, le chef de l`Etat a décidé de prendre cinq de ces voitures et de repartir les dix autres véhicules comme suit. Quatre de ces voitures sont destinées à la première dame, Mme Simone Ehivet épouse Gbagbo, Mme Kipré née Gbagbo Djaya G a une voiture. La voiture ayant le numéro de châssis JTMHT09J185011285 est attribuée à Gbagbo Michel Koudou, et Gbagbo Gado Diazo Léa E a, elle aussi, une voiture. Ehouman épouse Appia Mart., Ehouman épouse Angounou, Ehouman épouse Singleton bénéficient chacune d`une voiture. » (Source)
Fin de citation.

La nature de telles dépenses ne manque pas de susciter notre suspicion sur l’exécution du budget mis à disposition de la présidence de la république. En clair, des décaissements au palais présidentiel qui ne correspondraient pas à l’éthique républicaine. De toute manière, nul démocrate ne peut légitimer des ponctions de l’argent public qui servent à financer des mendiants politiques et gaver sa famille biologique !!!
D’aucuns diront qu’il s’agit des biens privés de M. Gbagbo mais il est très aisé, pour toute âme bien faite, d’estimer l’étendue du patrimoine d’un ex-assisté de la fonction publique ivoirienne avant qu’il n’accède à la magistrature suprême. Nous ne souhaitons pas pinailler sur de tels débats, raison pour laquelle nous nous référons à l’article 55 de la constitution ivoirienne, afin que la Cour des Comptes procède aux vérifications annuelles des dépenses portées au budget de la présidence. Elles permettront d’en extraire d’une part, toute confusion entre intérêt public/national et intérêt privé et, d’autre part, tout lien entre le bien public et le patrimoine privé du citoyen exerçant la fonction de président de la République. Les juridictions compétentes se chargeront du reste le moment venu.
Si tant est qu’on souhaite une « REFONDATION » du système politique en Côte d‘Ivoire, il faudrait donner tout le sens et le POUVOIR que la constitution confère aux institutions de la République. Le strict respect de nos lois devant être le socle véritable de notre indépendance, contrairement aux burlesques alibis anti-français dont se sert la racaille politique en Côte d’Ivoire dans sa mission de propagande.
Je vous remercie !!!
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Commentaires
salut mon frère kratos,
juste au moment ou je m'appretait à te féliciter pour ce brillant article, j'ai encore été choqué par ta violence verbale. Traité des êtres humains comme toi de racaille parce que tu crois simplement qu'ils ne font pas ce qu'ils doivent faire. Vraiment, je vous demande pardon pour mon pays. Car, il n' a pas besoin que ses inteligences meurent dans cette violente béligerence intellectuelle.
Je m'arrete là en te souhaitant bonne journée et que que Dieu te garde gocchey
Écrit par : gocchey | mardi, 25 août 2009
Mon cher ami ,yeux voient bouche parle pas.L'on dirait que tu es jaloux si tu veux trop fouiller dans les affaires des autres."Wait and see "cad "attend et voit "comme dira un américain.C'est aussi une explication de la pauvreté grandissante en côte d'ivoire où il faut jouer au mendiant pour pouvoir manger un peu.Y a t'il encore des intellectuels en côte d'ivoire?L'intellectuel ,c'est celui qui met son intelligence au service de l'intérêt general pour le bonheur du peuple.Dieu a toujours raison .la bible qui est la parole de Dieu dit dans ecclesiastes que :l'homme domine l'homme pour le rendre malheureux .Ceci se verifie dans tous les pays du monde.
Écrit par : kouame kouadio | jeudi, 27 août 2009
A l'analyse votre réflexion se revèle édifiante, surtout avec les illustrations dont vous vous êtes servies pour étayer vos propos. Toutefois certains détails manquent à cette étude qui auraient pu achever de convaincre même les plus sceptiques sur la gestion cleptocrate des fonds publics dans notre chère pays. Ce sont : l'emargement à ce budget dit de souveraineté des mercenaires politiques, des griots de la République et autres fanfarons, des gourous des sociétés secrètes d'ici et d'ailleurs et de toutes sortes de manipulateurs de la chose occulte dont le rôle commun est la sauvegarde du fauteuil du chef. Pauvre Côte d'Ivoire!
Écrit par : pivot | jeudi, 17 septembre 2009
c est du bidon, ton article. si vous voulez qu on vive dans un etat de droit alors arretz de semer la merde en cote d ivoire et vous verrez que notre pays sera bien géré.
Écrit par : koff | samedi, 19 décembre 2009
c est du bidon, ton article. si vous voulez qu on vive dans un etat de droit alors arretz de semer la merde en cote d ivoire et vous verrez que notre pays sera bien géré.
Écrit par : koff | samedi, 19 décembre 2009
je pari que koff fait parti de ses refondateurs qui volent la richesse du peuple, si non, sa m'étonneerait qu'il reagisse ainsi.
cet article a tt son sens, je comprend maintenan pourquoi, pour la pus part des ivoirien, gbagbo est le plus riche de la c.i
76milliard comme budget de souveraineté c'est du nimporte quoi!!! serieut je tombe des nues
de quelle souveraineté s'agit il?
mais bon que peut on faire?
raison pour laquelle l'afrique bien que naturellement riche , ne peut en aucun cas se frotter aux pays européens
c'est dommage
pour la cote d'ivoire et pour l'image de laurent gbagbo.
merci
Écrit par : gbè | mercredi, 03 février 2010
La guerre civile commence bientôt et tout ça va finir. Rester tranquile,...
Écrit par : Samakolo | mardi, 09 février 2010
en toute vérité suis dépassé après tous ce que j viens de voir.jas pitié pour mon pays ainsi que ses habitants.j pries le le bon Dieu pour qu'il fasse un changement rapide pour délivrer les ivoiriens de ce calvaire.
Écrit par : diomande | vendredi, 16 avril 2010
l'Etat de droit, de justice,de liberté et de prospérité axé sur une politique intégrationniste garant d'un développement économique durable tant proné par notre camarade d'antan,se révèle etre le pire ''cauchemard de ivoirien''.L'ivoirien si admiré, si adulé,si jalousé prend une douche écossaisse sans pareille au concert mondial des nations de par la faute d'un petit politicard sans aucune morale hissé au trone supreme par une armée non pas au service de la nation mais plutot au service d'un groupe ethnique dont je tairais le nom.
l'heure du combat à sonné et le véritable IVOIRIEN saura choisir son camp meme ayant l'estomac au talon et indendanment d'une quelconque nébuleuse financière comme on le voit avec ses soit disant ''poitrinotes'' ou je ne sais quoi!!! Des individus impliqués dans des affaires de vol; de crime organisés deviennent sans aucun scrupule directeur de campagne (malheurà ses vautours).
Merci à toi kRATOS
vive la cote d'ivoire.
Écrit par : yvann | lundi, 23 août 2010
Je suis édifié. Je savais que cette histoire de budget de souveraineté était un montage typiquement propre à des pays pauvres d'Afrique comme le notre. En fouillant partout, je n'ai rien vu de tel pour les pays développés.
Alors, comment peut on avancer si un grande partie de nos impôts est prise pour faire des dons et les exhiber à la télé?
Pourquoi ce budget ne passe t-il pas a l'assemblé nationale?
Je suis encore plus écoeuré que Gbagbo fait encore moins bien que ceux qu'il a critiqués et vilipendés des années durant.
Écrit par : Sand | lundi, 20 septembre 2010
Kratos, je suis impressionné par la rigueur scientifique qui sous-tend ton analyse.Personnellement, avant d'avoir lu cet article, je croyais au regard des cours de finances publiques, que le budget de souveraineté était une prérogative légale incorporée dans ce qu'il est convenu d'appeler "Les fonds secrets". Merci d'apporter un éclairage sur l'ingéniosité financière, pardon l'ingénierie financière réinventée par les Refondateurs. Le question lancinante qui me revient quant au problème que soulève LE BUDGET DE SOUVERAINETE est de savoir l'approche qu' a le professeur Mamadou KOULIBALY (pour qui je voue une admiration quasi-religieuse) économiste émérite, deuxième homme du pouvoir et réfractaire aux pratiques financières filandreuses dont ses camarades socialistes ont le secret.
En outre je suis inquiet en face de l'attitude par trop militante de la plupart de certains ivoiriens qui bien qu' instruits et subissant les contrecoups d'une politique sociale inexistante voient en des analyses objectives comme la tienne, la manisfestation de la jalousie. Ce qui m'attriste, ce n'est pas la dilapidation des ressources du pays ( dans tous les cas ce pouvoir ne pouvait rien proposer de mieux), mais plutôt le goût très prononcé du peuple ivoirien pour la paresse, la facilité et sa sensibilité accrue aux mensonges.
Il m'arrive de ne pas trop en vouloir aux Refondateurs. Ceux-ci ont trouvé le terreau fertile pour appliquer leurs théories démagogiques parce que les ivoiriens eux-mêmes sont malhonnêtes et réceptifs au mensonge. Je voudrais pouvoir me tromper à ce sujet.
Écrit par : GYK | mardi, 05 octobre 2010
Vous oubliez de MENTIONNER ke cè de ce meme budget de souveraineté ke GBAGB utilize pour financer les oppozants a hauteur de 800millions chacun!!!!!!!!
Écrit par : sako hamed | lundi, 25 octobre 2010
Le financement des partis politiques se fait sur la base du Budget général de l'État, et non avec le "budget de souveraineté" caractérisé par son opacité.
Écrit par : Krathos | lundi, 25 octobre 2010
Merci mon frère pour ton article qui dévoile quelques peu le manque d'objectivité dans ta démarche somme toute légitime.
De telles démonstrations seraient valables si seulement si des ponctions aussi importantes de ce budget ne servaient pas à rémunérer un ancien chef d'état, des anciens ministres etc. à financer des partis politiques qui se comportent en opposant que le jour et la nuit deviennent des laudateurs du chef de l'état, équiper une armée pour affronter une rébellion montée de toute pièces par paris et ses relais locaux en côte d'ivoire et enfin nourrir un pays dont la population de toute la moitié zone CNO ne payent pas d'électricité, de téléphone, de facture d'eau et pillent les ressources sous l'oeil bienvaillant de paris et ses affidés locaux. Finissons la guerre et nous verrons si vos allégations tiendront encore le chemin. Bonne fête de tabaski.
Écrit par : SPAIRO | mardi, 16 novembre 2010
SPAIRO, lisons un peu les commentaires pour suivre le débat. C'est pourquoi j'aime participer activement aux commentaires des articles, sinon j'aurais pu me limiter aux écrits initiaux.
Voir la distinction entre les 2 budgets dans mon commentaire ci-dessus, le caractère légal de l'un et celui opaque de l'autre. Je crois bien que la difference entre les 2 budgets a été expliqué dans le billet initial, alors faisons ensemble l'effort d'apprendre quelque chose dans les debats.
Écrit par : Krathos | jeudi, 18 novembre 2010
Merci kratos pour ce brillant article. Ce qui me surprend, c'est l'obstination dans laquelle se bornent bon nombre d'intélectuels ivoiriens à vouloir coûte que coûte, vaille que vaille maintenir ce régime au pouvoir.
Mais Dieu est grand et lui seul sait à quel moment il mettra fin aux souffrances des ivoiriens. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.
Écrit par : akuailou | jeudi, 18 novembre 2010
Cher monsieur Kratos! J'ai bien voulu apprécier votre étude au debut par sa structure mais malheureusement vous êtes tombé dans les émotions à la fin. Tout simplement parce que vous ne connaissez pas bien le sujet. Le budget de souverainété est de tradition française. Vient des dépenses du souverain. En Côte d'Ivoire, de 1960 jusqu'en 1997, les dépenses de la présidence étaient gérées de façon opaque. Elles n'apparaissaient nulle part dans le budget de l'Etat. On pouvait apercevoir ses traces dans les comptes spéciaux du Trésor (comptes 545, 555, 560, ect) qui recevaient directement des impôts affectés comme la TVA, etc. En 1997, c'est en pleine mauvaise gouvernance avec les DENO, sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale que les depenses des institutions y compris celles de la Présidence ont été retracées dans le budget de l'Etat. Bien avant 1997 gestion opaque. Certains avant Gbagbo ont dû batir leur fortune personnelle à partir de ce budget. Depuis 1997, le budget de la Présidence comprend le budget d'investissement, le budget de fonctionnement et le budget de souverainété. Ce sont trois postes et non deux. Le budget de souverainété retrace les depenses affectées à la personne du Président de le République dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. Le montant est désormais connu. Aussi bien avant le vote (projet de budget) qu'après son exécution (loi de réglements). Une étude scientifique aurait bien voulu qu'on salue le progrès accompli. De l'opacité à la transparence, c'est un saut qualitatif pour la CI qu'il faut saluer. Car les trois acteurs actuels ont tous utilisé les depenses de souverainété. ADO de 1991 à 1993 (montants inconnus dans l'opacité totale). Bedié de 1994 à 1997 (montants inconnus dans l'opacité totale) et de 1997 à 1999 (montants inscrits au budget). Gbagbo depuis 2001 (retracé dans le budget et dans les lois de reglement).
Vive donc la démocrarie car c'est la première fois qu'un chef de l'Etat est interpelé sur le budget de souverainété et repond publiquement. C'est bien pour la CI
Écrit par : Edmond | lundi, 22 novembre 2010
Edmond, vous ne pouvez pas distraire notre intelligence. Quel est ce budget d'investissement public ( à moins qu'il y'ait 2 budgets d'investissement sur fonds publics) qui est inclus dans le budget de la présidence de la République ??? Que dire du budget d'investissement qu'on retrouve nécessairement dans tous les budget genéraux des Etats normalement constitués ??? et selon quelle prérogative, la présidence de la Republique en tant qu'administration procèderait à des investissements publics ???
Il faut arrêter de distraire les ivoiriens !!!
Et puis, parlant de Budget de souveraineté voté à l'assemblée nationale, vous ne pouvez nous distraire. Les budgets de souveraineté de ces dernières années sont validés par ordonnance présidentielle au lieu de suivre le cheminement normal qui est législatif.
Relativement au montant de ce budget, proportionnellement au budget global de l'Etat, vous ne pouvez en aucun vous féliciter du budget de souveraineté mis à disposition du chef de l'Etat. C'est de l'argent public gaspillé, servant plus à faire d ela politique politicienne, à renflouer des caisses noires qu'à apporter un plus à la richesse de tous les ivoiriens.
D'ailleurs, ce budget de souveraineté doit être PROSCRIT. Il n'a aucune utilité pour l'ivoirien lambda, si ce n'est enrichir sans merite l'entourage familial et politique du chef d'Etat. Tel qu'il est dit dans le texte initial, que toute dépense liée à la fonction présidentielle soit en bonne et due forme contenue dans le budget de fonctionnement de la présidence, et c'est TOUT. Tel que cela se fait actuellement en France.
Écrit par : Krathos | lundi, 22 novembre 2010
Cher Monsieur. Mon intervention a juste un caractère pédagogique. Je ne veux distraire personne. Je vous dis simplement ce qui est la vérité et les progrès accomplis par notre pays depuis 1997. Je ne fais pas polémique politicienne unitile. Alors sachez que chaque ministère, chaque établissement public à caractère national, chaque institution (y compris la présidence de la république) est doté d'un budget d'investissement (classe 2) et d'un budget de fonctionnement (classe 6). C'est l'addition de tous ces budgets sectoriels qu'on retrouve dans le budget de l'état en budget d'investissement et budget de fonctionnement. La particularité du budget de la Présidence, c'est que les lois de notre pays ont ajouté le budget de souveraineté pour lui permettre de faire des depenses discrétionnaires. Par exemple appui aux autres chefs d'état de l'uemoa qui sollicitent souvent notre pays depuis 1960 jusqu'à nos jours. Juste un exemple parmi tant d'autres. Maintenant la question que vous posez est de savoir l'opportunité d'un tel budget qui existe d'ailleurs dans tous les pays. C'est un très bon débat qu'il convient de mener et il ne me dérange pas. Sinon j'ai juste restituer les choses. Chacun a son travail et il faut partager le savoir. Merci de me croire sincèrement sans chercher à vous distraire.
Écrit par : Edmond | mardi, 23 novembre 2010
en matiere de distractions mon cher Krathos, je crois que vous faites office de maitre d'oeuvre.si le budget de souverainete ne concerne pas le citoyen lambda, je ne vois pas l'utilite de le decortiquer encore moins de le juger excessif.sous les regimes precedents, comme la si bien souligne mon predecesseur, ce budget n'etait pas connu. pourquoi? personne ne le saurais? a quoi a t'il servi?nul ne le sais!
vous en proposer la suppression maintenant sous le pretexte fallacieux qu'il ne servirait pas au citoyen lambda.
pourquoi le supprimerait t-on maintenant qu'on sait a quoi il a servi, qu'on peut les retracer? en quoi sa interesserait l'ivoirien moyen de savoir a quoi cela a servi si pendant les 40 dernieres annees il n'en soupconnait meme pas l'exitence?
de plus avant de lancer des allegations mensongeres sur la personne du president de la republique, prenez soin d'affuter votre argumentation.vous l'accusez de prendre a son devers l'argent du budget de souverainete a des fins personnelles. vous n avez reussi a prouver et cela est sujet a caution . que moins de 1% de ce budget a ete DETOURNE par le CHEF DE L'ETAT. C'est tout a votre honneur. cependant rien ne prouve que lesdits vehicules ont ete regles effectivement avec le budget en question.et si tant est que cela s'est fait, souffrez qu'il se soit fait dans l'exercice de ses fonctions de CHEF DE L'ETAT. au risque de vous apprendre ce que vous ne saviez deja, je vous souligne que ce budget est de caractere discretionnaire, CAD laisse a l'appreciation du service a qui il est attribue.c'est lui qui en defini les affectations aux postes de depense.vous parlez de dirigeant a qui il a donne ce argent.vous devriez vous estimez heureux qu'il l'est fait sinon qui l'aurait fait?l'ex president BEDIE, mon oeil. voyez l'objectif dans lequel il l 'a fait.dans celui de ramener la paix qui malheureusement est encore hypotheque par des gens qui trouvent matiere a redire a tout.ce meme budget sert a entretenir ces centaines de rebelle qui ont infestes le gouvernement et a en ralentir le fonctionnement. autant demander en meme temps qu'on ne entretienne plus vu qu'ils sont carrement un boulet au pied de notre nation.
'OSE CROIRE QUE VOUS ETES UN JEUNE HOMME REFLECHI ET QUE LES INTERETS SUPERIEURS DE LA NATION VOUS IMPORTENT.CONTRAIREMENT A CE QUE VOUS CROYEZ, C'EST LES GENS COMME VOUS QUI SONT A PLAINDRE CAR ILS SE LAISSENT ENFERMER DANS DES CONSIDERATIONS DE NATURE A METTRE NOTRE NATION HORS DU CHAMP DE L'AVANCEE VERS LA PAIX.
RECENTRONS NOUS SUR L'ESSENTIEL EN DEHORS DES QUERELLES DE PERSONNE OU DE PARTI POLITIQUE.
CORDIALEMENT
Écrit par : EMMANUELLA | mardi, 23 novembre 2010
en matiere de distractions mon cher Krathos, je crois que vous faites office de maitre d'oeuvre.si le budget de souverainete ne concerne pas le citoyen lambda, je ne vois pas l'utilite de le decortiquer encore moins de le juger excessif.sous les regimes precedents, comme la si bien souligne mon predecesseur, ce budget n'etait pas connu. pourquoi? personne ne le saurais? a quoi a t'il servi?nul ne le sais!
vous en proposer la suppression maintenant sous le pretexte fallacieux qu'il ne servirait pas au citoyen lambda.
pourquoi le supprimerait t-on maintenant qu'on sait a quoi il a servi, qu'on peut les retracer? en quoi sa interesserait l'ivoirien moyen de savoir a quoi cela a servi si pendant les 40 dernieres annees il n'en soupconnait meme pas l'exitence?
de plus avant de lancer des allegations mensongeres sur la personne du president de la republique, prenez soin d'affuter votre argumentation.vous l'accusez de prendre a son devers l'argent du budget de souverainete a des fins personnelles. vous n avez reussi a prouver et cela est sujet a caution . que moins de 1% de ce budget a ete DETOURNE par le CHEF DE L'ETAT. C'est tout a votre honneur. cependant rien ne prouve que lesdits vehicules ont ete regles effectivement avec le budget en question.et si tant est que cela s'est fait, souffrez qu'il se soit fait dans l'exercice de ses fonctions de CHEF DE L'ETAT. au risque de vous apprendre ce que vous ne saviez deja, je vous souligne que ce budget est de caractere discretionnaire, CAD laisse a l'appreciation du service a qui il est attribue.c'est lui qui en defini les affectations aux postes de depense.vous parlez de dirigeant a qui il a donne ce argent.vous devriez vous estimez heureux qu'il l'est fait sinon qui l'aurait fait?l'ex president BEDIE, mon oeil. voyez l'objectif dans lequel il l 'a fait.dans celui de ramener la paix qui malheureusement est encore hypotheque par des gens qui trouvent matiere a redire a tout.ce meme budget sert a entretenir ces centaines de rebelle qui ont infestes le gouvernement et a en ralentir le fonctionnement. autant demander en meme temps qu'on ne entretienne plus vu qu'ils sont carrement un boulet au pied de notre nation.
'OSE CROIRE QUE VOUS ETES UN JEUNE HOMME REFLECHI ET QUE LES INTERETS SUPERIEURS DE LA NATION VOUS IMPORTENT.CONTRAIREMENT A CE QUE VOUS CROYEZ, C'EST LES GENS COMME VOUS QUI SONT A PLAINDRE CAR ILS SE LAISSENT ENFERMER DANS DES CONSIDERATIONS DE NATURE A METTRE NOTRE NATION HORS DU CHAMP DE L'AVANCEE VERS LA PAIX.
RECENTRONS NOUS SUR L'ESSENTIEL EN DEHORS DES QUERELLES DE PERSONNE OU DE PARTI POLITIQUE.
CORDIALEMENT
Écrit par : EMMANUELLA | mardi, 23 novembre 2010
Merci aux un et aux autres pour leurs contributions. Je tiens à rappeler que vos différents interventions m'apportent personnellement beaucoup sur mon approche des problématiques majeures du pouvoir étatique. Sortez juste une minute de vos loges, obédiences et forteresses politiques et idéologiques et éclairez par des raisonnements scientifiques purs de tout parti pris, beaucoup de jeunes intellectuels ivoiriens qui veulent apprendre, savoir et pouvoir gérer un jour la RES PUBLICA.
Edmond, je veux en apprendre davantage. Donne moi (nous) si possible les indices de sources (comptables, l légales, etc) qui ont trait à ce fameux budget. A tous je dirai de ne pas laisser de place pour la haine dans nos coeurs. La politique ivoirienne a de beaux jours devant elle. Cordialement
Écrit par : GYK | mardi, 23 novembre 2010
Edmond, je vous suis gré de votre vocation pédagogique, mais force est de reconnaitre, à mon niveau, que je n'en ai nullement besoin. NUL besoin, je dis.
Vous parlez de politique politicienne alors que mon intervention n'en est point une. Je pars de constats ( citations, déclarations de député chargé des questions financières, référence au cas français), je fais aussi usage de certains articles de la constitution pour etayer mes propos. Votre pédagogie, allez en faire étalage ailleurs, je vous en prie ...
Vous dites de façon mensongère que le Budget de souveraineté existe dans tous les pays, arrêtez de me prendre pour un ignare car en donnant l'exemple de la France, c'était surtout pour contrecarrer ce genre de propos faciles que vous avez. En France, il n'existe aucun budget de souveraineté à la Présidence de la République. Les classes de dépenses ont été d'ailleurs énuméré, plus haut dans l'article initial.
Avec votre petit français, vosu en pouvez egalement m'effrayez en parlant de "discretionnaire". Le Budget de la présidence, y compris celui de souveraineté, connait un cheminement législatif qui est VOLONTAIREMENT contourné par Gbagbo depuis quelques années . Au lieu que les députés valident le budget, celui est directement validé par ordonnance du président de la République; Ce qui veut dire que votre fameux terme " discrétionnaire" n'a plus de sens puisque le président viole les procédures constitutionnelles et légales pour s'auto-attribuer des sommes faramineuses au titre du Budgde souveraineté. Le député, dans mon texte intiial, a avancé le chiffre de 70 milliards, environ 3 % du budget general de l'Etat .
Or moi Krathos, économiste/financier de formation, je ne réfléchis pas comme un petit commis de comptabilité dans une administration de la place, qui récite tel un bambin du CP1, ses classes de dépenses du Plan comptable général. Non, je fais une analyse macroéconomique en termes de coûts d'opportunités pour le Budget national d'investissement public, en termes de conflits d'intérêt ( fonction présidentielle, stratagème électoral d'achat de conscience, et clientélisme) et bien sûr en termes de violations des dispositions constitutionnelles et légales qui régissent le vote législatif du budget de la présidence, y compris le budget de souveraineté je le rappelle.
Si vous lisez bien, vous verrez que j'ai fait une comparaison entre budget de la présidence en France et cleui d ela Côte d'Ivoire, proportionnellement au budget general de l'Etat. Avec votre bagage pédagogique, je suis sûr que vous comprendrez mes préoccupations.
Ce n'est point l'aspect discrétionnaire de ce budget de souveraineté, c'est son utilité PUBLIQUE ( pour l'ivoirien lambda qui a le droit de savoir ce qu'on fait de SON argent, aussi président qu'on soit), sa clarté comptable, son illicité relativement à la violation de son parcours législatif, et le manque CRIARD de rapport de la chambre des comptes sur l'exécution des fond publics( je dis bien fonds publics) mis à disposition de la présidence de la République (voir article 55 de la constitution ivoirienne).
AUjourd'hui, vous me parlez de mon manque de preuve TANGIBLES, pourtant votre fameuse pédagogie aurait dû vous instruire de vous garder de balancer des accusations de détournements sans fondements sur les prédécesseurs de Gbagbo j'imagine.
Peut-être que vous ne l'avez pas compris, cher Edmond, mais mon article est un ensemble de faits et d'analyse économique ( pas de récitation de comptabilité - classe 5, classe bla bla ...), ajusté à des fondements juridiques dont j'ai précisé les sources ( articles de constitution). Alors, ce budget de souveraineté, qui ne constitue qu'une opaque cagnotte servant aux intérêts personnels et politiciens de l'individu exerçant le travail de chef d'Etat, doit être proscrit pour que notre Budget de la présidence ressemble de plus en plus, à celui de la France qui est plus clair d'un point de vue " postes de dépense".
Il est inconcevable que 3 %(70 milliards de FCFA) du total du "PORTEFEUILLE" de dépenses annuelles des ivoiriens: le budget de l'Etat, soit aux mains d'un individu qui en fait ce qu'il veut. Je dis bien IN-CON-CE-VA-BLE.
ps: Si vous consultez quelques rapports du député français, René Dozière , vous verrez la clarté et les détails avec lesquels ce dernier critique l'execution de certaines dépenses, au titre du budget de la République française. Alors, ne vous limitez pas à un petit rôle de commis comptable qui ressasse les différentes classes du plan comptable, mais poussez l'analyse plus loin comme nous avons essayé de le faire ici.
- Emmanuela, revenez dans le sujet S'il vous plait au lieu de vous laissez aller à des procès d'intention, ma foi, INCONGRUS. L'utilisation des fonds publics mis à disposition du président a été modestement illustré, mais les exemples donnés sont poignants eu égard au salaire nominal du président qu'on connait tous ( salaire qu'il dit OUVERTEMENT ne pas toucher).
Écrit par : Krathos | mardi, 23 novembre 2010
Le dernier paragraphe devrait d'ailleurs vous aider, cher EDMOND-LE-PEDAGOGUE:
"Si tant est qu’on souhaite une « REFONDATION » du système politique en Côte d‘Ivoire, il faudrait donner tout le sens et le POUVOIR que la constitution confère aux institutions de la République. Le strict respect de nos lois devant être le socle véritable de notre indépendance."
Strict respect, strict respect de nos LOIS ... Ce qui n'est pas le cas avec ce budget de souveraineté. Aucun contrôle OFFICIEL de la cour des comptes, aucune validation législative du budget de la présidence tel que prévu par la loi, aucune justification de la hausse vertigineuse du budget de souveraineté, d'une année à une autre ...
Écrit par : Krathos | mardi, 23 novembre 2010
Pourquoi à tout prix envénimer des échanges d'idées qui peuvent se faire proprement en toute élégance? L'ivoirien est-il devenu un insulteur automatique surtout lorsqu'il ne partage pas les mêmes idées que vous? Des termes comme "petit français", "le pédagogue", "petit commis comptable" ne vous honore pas surtout par rapport à ce tout ce que j'ai écrit. Par rapport à tout cet effort de contribution à un débat qui est d'actualité. Relisez sereinement mes écrits. Je ne vous ai jamais insulté. Monsieur Krathos, je vous laisse donc à votre réligion. Moi aussi je suis un macroéconomiste (enseigné par l'actuel DG du FMI à Nanterre en 1987, enseigné également par Pascal Salin à Dauphine en 1986 et j'en passe. Mais j'accepte le titre de petit commis comptable. Mon souci était juste d'expliquer simplement les choses avant d'aborder la vraie problématique (utilité d'un budget de souveraineté). L'ivoirien a t-il peur de la lumière? Quand la chose est opaque, il ne s'en plaint. Mais quand la chose devient transparente, il est scandalisé par ce qu'il entend. En 1997, vous étiez certainement encore entrain d'étudier vos sciences financières et macroéconomiques. Car c'était l'occasion à cette époque dèjà de vous élever contre l'existence d'un budget de souveraineté lorsque le FMI et la Banque Mondiale ont exigé qu'il soit retracé clairement dans le budget de l'etat. A cette époque, aucun intellectuel, aucun petit comptable encore moins un deputé ne s'est élevé contre l'unitilité du budget de souveraineté. Excusez moi monsieur Krathos de mon intrusion dans votre laboratoire. Je me retire humblement du débat. Vous avez raison sur tous les plans si cela peut vous calmer. Sachez tout simplement que lorsque monsieur Chirac a été accusé en france d'avoir utilisé le budget de souveraineté de la présidence pour payer un voyage à sa fille au japon, le débat s'est fait en toute civilité. Il y a eu des pourfendeurs et des défenseurs, sans insulter. Merci monsieur et encore une fois excusez moi pour mes prétentions de pédagogue.
Écrit par : Edmond | mardi, 23 novembre 2010
Krathos, je pense très sincèrement que tu devrais présenter humblement tes excuses à Edmond. Etre intellectuel ne nous dispense pas de respecter l'autre quand bien même on trouverait que ses propos seraient dépourvus de sens.
La connaissance enfle mais l'amour vivifie, dixit la BIBLE.
Ne nous dechirons pas dans les débats qui plutôt que de servir à édifier l'intelligentsia ivoirienne, semble transpirer une certaine ferveur à dominer l'autre.
Si personne n'a la science infuse, alors sachons raison garder quand on estime que nous ne partageons pas la même vision sur certains sujets.
La Côte d'Ivoire a de beaux jours devant elle.
Écrit par : GYK | mardi, 23 novembre 2010
A l'attention de monsieur GYK. En 1997, il y a eu de grandes reformes des finances publiques sous la houlette du Ministre Gnamien Konan et du FMI. Centralisation des comptes de l'état avec la naissance de la banque du Trésor. Avant les services de l'état avaient des comptes dissimulés un peu partout dans les banques privées. Tout est désormais centralisé au Trésor. La mise en place du SYGFIP (circuit des dépenses publiques) en vue d'enrayer le problème des DENO. L'intégration des depenses des institutions (y compris celles de la présidence de la république) dans le budget de l'état. Reformes dans l'organisation des régies financières, en particulier la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique. C'est dans ce cadre qu'un poste comptable spécialisé dans le paiement des dépenses des institutions a vu le jour. Il s'agit de la Trésorerie Principale d'Abidjan (TPA). C'est ce poste comptable qui gère le dépenses de la présidence, de la primature, de l'assemblée nationale, du conseil économique et social, de la cour suprême, du conseil constitutionnel, etc. La TPA constitue donc une source d'information importante. Il y a également la balance comptable du Trésor. C'est un document comptable qui retrace toutes les recettes et les dépenses de l'état de CI. A l'intérieur, il est possible de retrouver quelques traces des ressources affectées à la présidence de la république. Mais c'est un document difficile à exploiter. Il y enfin les données de l'assemblée nationale. Tous les budgets adoptés soit par le Parlement ou dans le cadre d'une procédure d'urgence (ordonnance avant la loi d'habilitation). Mais surtout il y a les lois de règlement qui retracent l'éxécution effective du budget de l'état. Ces lois de reglement sont préparées par la direction générale du budget soumises au vote du Parlement. Quant aux dispositions constitutionnelles, législatives et reglementaires, lisez bien la constitution (une faiblesse à mon niveau car ne connaissant pas par coeur toutes les dispositions), la loi de finances publiques de 1959 etc. En tout cas pour le support juridique je vais faire des recherches et je vous reconctaterai. Merci GYK pour votre ouverture d'esprit.
Écrit par : Edmond | mardi, 23 novembre 2010
M.Edmond, vous voyez qu'au fil de la discussion, vous êtes passé d'un ton condescendant ( celui de pédagogue) au débatteur qui partage ses idées sans donner de leçons à qui que ce soit. Ce GRAND pedagogue ivoirien qui louait l'ingéniosité budgetaire de Gbagbo a bien voulu descendre de son piédestal, imaginaire d'ailleurs.
Etre enseigné par Strauss Kahn, par Friedman, par Keynes Himself ne fait pas de vous une source immuable de vérités économiques.
Nous discutons ici avec des fondements, qu'ils soient juridiques, économiques ou journalistiques pour ma part, alors ces petites références à Strauss Kahn et je ne sais qui ne m'effraie pas du tout. Alors, aucunement. Vous m'accusez d'être tombé dans les émotions, mais je ne vois pas en quoi ce que vous appelez "émotion" a bien pu supplanter les sources d'information et le raisonnement sur lesquelles je me suis fondé.
Apparemment, vous devez être assez informé des dépenses "publiques" du chef de l'État effectuées avec le budget de souveraineté puisque vous en vantez l'aspect discrétionnaire sans toutefois nous dire s'il est normal que L'ARGENT PUBLIC soit utilisé comme une cagnotte individuelle au détriment des priorités de l'Etat en matière de dépenses publiques.
Le budget de souveraineté, combiné à celui des depenses courantes de la présidence fait à lui seul 3 % du budget. En France, il est de 0,03 %, alors je ne sais pas si vous devez demander conseil à Strauss Kahn avant de relever ce fait anormal pour un pays pauvre comme le nôtre sensé optimisé ses recettes budgétaires, en termes de dépenses publiques.
Je suis de nature à m'adapter au ton de mon interlocuteur, alors je ne crois que j'ai pu être volontairement maladroit en "choisissant" certains de mes termes à votre endroit. Le ton de votre premier commentaire est anormal, condescendant je dirais. Si vous avez des informations à nous donner, faites le avec la manière qui sied à un individu qui respecte l'autre. Je ne crois pas que dans le traitement de ce billet, j'ai pu laisser mes émotions dominer la raison, bien que ... bien qu'une intonation politique est donnée à mon écrit. En 1997, je n'avais que 11 ans et mes dessins animés m'intéressait plus qu'autre chose. C'est le discours électoraliste et soporifique de Gbagbo, les discours mielleux plein de promesses qui ont bercé mon adolescence, alors je vous prie, cher PÉDAGOGUE MIEN, de ne point me tenir rigueur si j'inverse l'exigence de rigueur à l'endroit du chef d'Etat Laurent Gbagbo. Je parle de Rigueur notamment avec la promesse qu'il a faite sur le niveau nominal du budget de souveraineté (des 15 milliards de Bédié à l'époque, il userait de 5 milliards, et 10 milliards restants règleraient les problèmes de l'université).
Je reconnais avoir mélanger économie, finances publiques, droit constitutionnel et politique politicienne, mais cela ne saurait grever la logique d'EFFICIENCE BUDGETAIRE et de RIGUEUR JURIDIQUE qui sous-tend ma volonté d'une côte d'Ivoire réellement Refondée (au dela des discours bruyants et démagogiques de qui-nous-savons).
Bien à vous, Monsieur Edmond et veuillez bien agréer l'expression de mes sincères excuses pour toute offense mienne à l'encontre de votre SI pédagogue et "humble"personne .
Écrit par : Krathos | mardi, 23 novembre 2010
Pour Chirac, je pensais savoir qu'il était impliqué dans un scandale de comptes bancaires dissimulés au Japon, et notamment dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Je ne savais d'ailleurs pas qu'il y'avait un budget de souveraineté présidentiel à l'époque Chirac( à l'époque Sarkozy, ça n'existe nulle part dans le budget de la présidence), budget sur lequel Chirac "aurait" financé un voyage de sa fille au Japon. Vous parlez de "budget de la présidence" ou de "budget de souveraineté" ???
Vraiment, à ce niveau, vous m'informez quoique ... quoique !!!
Écrit par : Krathos | mardi, 23 novembre 2010
J'ai fait des recherches sur la gestion des fonds souverains en Afrique.
Krathos et Edmond, je souhaite des échanges sur ce sujet notamment en Côte d'Ivoire.
Edmond merci pour les informations relatives au budget de souveraineté.
Écrit par : GYK | mercredi, 24 novembre 2010
TUT CE QUE VOUS AVEZ CITEZ VAUT EXACTEMENT 875 000 000 F CFA.
Écrit par : KONAN JOEL | mercredi, 24 novembre 2010
M. Konan, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Merci de donner plus de précisions.
Écrit par : GYK | mercredi, 24 novembre 2010
Monsieur Krathos est né en 1986 quand je faisais ma maîtrise en économie à l'université de paris IX Dauphine. Puisqu'il avait 11 ans en 1997. J'ai donc eu raison d'adopter une démarche pédagogique parce que j'en sais plus que lui en théorie comme dans la pratique. Pour lui le chemin est encore tellement long que je lui conseille la sagesse et l'humilité. C'est le même conseil que je donne souvent à mon fils à qui je cederai la place pour échanger avec monsieur krathos.
Écrit par : Edmond | vendredi, 26 novembre 2010
C'est très facile ça, M. Edmond !!! Vos arguments n'ont point été convaincants à mon avis.
Écrit par : Krathos | dimanche, 28 novembre 2010
merci krathos pour ta subjectivité
objective remplie de vérité et d'adresse.je suis emballé tu es
Peut être né en 1986 mais beaucoup
plus perspicace que certains blablateurs...pour qui la vérité est une pilule trèèès difficile a avaler.Ah oui j'ai oublié de vous dire que j'ai été formé par Ricardo et Adam Smith en personne!!!!donc dsk puffffffff!!!!!!mdr
Écrit par : Zélateur | mercredi, 15 décembre 2010
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