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12.09.2008

Festival de chants et de danses à Gagnoa, contribution à l'identité nationale

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Le festival de la danse et du chant du monde Bhété qui était à sa troisième édition n’a pas échappé à la règle. Les “Gôgnoa” (les hommes du fromager) n’ont pas boudé leur plaisir.
Au-delà de l’enjeu qui était de désigner la meilleure région en danses et chants, le festival de la chanson et de la danse du monde bhété a été l’occasion de montrer à tous le patrimoine culturel de ce peuple. Pendant cinq jours, les femmes et les hommes des sous-préfectures de Ouragahio, Gnagbodougnoa, Bayota, Guibéroua et Gagnoa ont mis sur la place publique les éléments distinctifs de leurs cultures musicale et vestimentaire. C’est donc avec plaisir que le public a découvert un instrument comme le oupéh. festival-bete4.gifUne sorte de sifflet traditionnel qui rythme la danse des femmes.Que dire de ces accoutrements et autres maquillages des artistes. C’est au plan vestimentaire que l’on a été le plus émerveillé par le gloko, une étoffe faite à base d’écorce d’arbre. Dont la particularité est qu’il se porte en pièce unique. Et le fameux
“tigblê”, le tambour parleur qui ne sort que pour des occasions de rejouissance, de deuil.
Pour la compétition, les cinq villes concurrentes ont âprement disputé le grand prix. Chaque candidat a eu sa journée de prestation. Durant laquelle elle devait faire valoir ses capacités en chants et danses tant chez les hommes que chez les femmes. La compétition concernait aussi les meilleurs tambours, narrateurs et
surtout le concours de beauté masculine : le bagnon. Qui a consisté à désigner le plus bel homme du départememnt. Chaque artiste y est allé de sa classe et de son talent. Comme Guédé ou encore Nina qui, malgré leurs handicaps (le premier est sourd-muet et la jeune fille, amputée d’un bras) ont fait montrent de leurs talents hors du commun. L’on a battu le rappel de tous les genres musicaux et de danses du terroir. Notamment, le gbégbé, le zaglobi, le tébléblé. Pour le chant, le lougboutouweli. Le public qui commentait chaque prestation, ne pouvait s’empêcher de se lever pour ovationner les artistes. Tellement le show était chaud.
A l’issue de ces confrontations, le jury de spécialistes comme le musicologue Yapo Yapo, le professeur de musique Paul Dagry, a porté Bayota sur la plus haute marche. Devant Ouragahio, vainqueur des deux
premières éditions et Gagnoa. Initialement annuel, le festival de danses et chants du monde bhété sera désormais biennal. Ainsi en a décidé le conseil général, initiateur de cette manifestation qui compte ainsi dresser un inventaire des chants et instruments de musique de la région du Fromager.festival-bete5.gif

(Source: Magazine "Top Visages")

Le Bossoniste que je suis ne peut que se réjouir de la manifestation des us et coutumes des peuples qui composent la Côte d'ivoire. rapprochons nous de l'héritage ancestral et Dieu guidera sainement l'histoire de nos peuples..