10.10.2008
Pourquoi j'aime Doubé Binty ( synthèse d'un débat entre intellectuels)
D-O-U-B-E B-I-N-T-Y, le pseudonyme d'un des illustres chroniqueurs du journal le "Nouveau Réveil". Ce quotidien, proche du PDCI en Côte d'Ivoire, qui malgré les années et les turpitudes de l'incertain n'a fait que progresser relativement à la qualité de ses analyses et du traitement de l'information sans oublier de notifier le fait que son lectorat soit de plus en plus grandissant.

Contrairement aux journaux vils et sales du style "Notre Voie" ou aux torchons propagandistes et "polémicards"(néologisme) à l'excès de la trempe du "Matin d'Abidjan" ( appartenant au DESS-ien atypique dont la calvitie poussée est une oxymore patente à la prétendue jeunesse), le Nouveau Réveil s'illustre par la qualité de ses journalistes dont le talentueux André Silver Konan (parmi tant d'autres d'ailleurs) et par la valeur statistique témoin de son audience qu'est le nombre de journaux vendus. En effet, EDIPRESSE(réseau d'impression et de distribution de la presse écrite) a très souvent réalisé un classement dans lequel l'organe de Mr Denis Kah Zion ( Directeur de publication) occupait une place privilégiée parmi les journaux proches de chapelle politique.
Certes , cela ne représente pas aujourd'hui le "sujet de travail" mais la précision vaut la peine car je ne peux prétendre célébrer Doubé Binty sans louer l'initiative de Mr Denis Kah Zion et le travail de son organe de presse. Le lien étant plus fort et évident que ce qu'on pourrait penser.
DOUBE BINTY a récemment répondu à un de nos penseurs ivoiriens qui fut ancien collaborateur (voire ami) de Laurent Gbagbo, aujourd'hui en rupture de ban avec le "père-refondateur"(Gbagbo); il est également ancien bénéficiaire des largesses du Christ de Mama qui a financé de sa poche ( ???), à ce qu'il parait , les études du fils à l'autre. Nul ne sait si SEPLOU "le fils de pauvre devenu président" a dû faire parler son "socialisme atypique" à une autre occasion.
(Juste une petite parenthèse) Dans le cas où cet argent Gbagbo-éen serait sale , imaginons le recel dont se serait rendu coupable notre penseur. Alors que sur un autre espace (Blogspot.com) où nous étaient racontées les aventures universitaires du fils méritant aux USA , le penseur en question nous a omis le précieux détail selon lequel le financement des études de son fils était le fait du népotiste, du "tueur d'intelligence" et "roi nègre" qu'est devenu Gbagbo; or cette bourse "gbagbo-éenne" n'était qu'en réalité, une infirme partie de cet argent sale,"café-chocolaté" et "toxique" qui circule dans le cercle "clientéliste" Gbagbo-éen auquel notre penseur n'appartient plus. La vérité était donc ailleurs et il a fallu un membre confirmé du PDCI, à savoir Mr Eba Boussou pour que cette vérité émerge de ses profondeurs néo-Houphouetistes (???)... J'imagine, par raisonnement analogique ,mon père - planteur de piment , d'arachide et de gombo - en train de mendier, chez Gbagbo, une bourse d'études ensanglantée et toxique pour son fils parce que ce dernier serait méritant (ex-élève du Lycée Scientifique de Yamoussoukro) et faisait partie des meilleurs lauréats du BAC 2004. Ce père, ne serait-il pas de ces vils refondateurs du FPI ou un individu intéressé par l'argent sale de la politique ?
Bref, il ne faut pas pour autant pourfendre notre penseur que j'appelle affectueusement "professeur" pour la beauté de sa prose et la pertinence de certaines de ses analyses.
J'apprends "auprès" de lui , de sa prose, de sa liberté d'opinion non conditionnée par une obédience politique,de la qualité syntaxique de ses exposés même si je ne me constituerais pas pour autant en serviteur "intellectuel" du penseur , lui-même disciple "invétéré" du maître Bottey Zaourou.
Lorsque "mon père" ou "grand père", au sens africain et bossoniste du terme, en la personne de Mr Eba Boussou s'était adressé à son "petit frère" ( notre penseur), il a pu lui-même tester la violence du droit de réponse de ce dernier. Néanmoins, le bossoniste (que je suis) ne s'est pas limité à l'empoignade verbale (réciproque) et à la grandiloquence (réciproque) des 2 propos mais j'ai pu réaliser une synthèse de cet échange étincelant en mon for intérieur. Une sorte de bilan où autant j'ai relevé certaines contradictions chez notre penseur , autant j'ai été saisi du caractère exhaustivement "élogieux" du militantisme de certains cadres PDCI dont se plaignait notre penseur, même si il se peut que ce ne soit pas le cas de notre "père" Eba Boussou que notre penseur reconnait, en début de "droit de réponse", méconnaitre.
Et je l'avoue, cette (apparente) empoignade par articles interposés entre Mr Eba Boussou et "notre penseur" a langui dans mon esprit jusqu'à ce que DOUBE BINTY, notre DOUBE BINTY du "Nouveau Réveil" apporte la lumière nécessaire à mon âme de militant politique mais aussi à ma conscience intellectuelle.
Et si aujourd'hui, je "signe" mon admiration pour le travail intellectuel de DOUBE BINTY en voici la raison . Lisons plutôt :
"Lorsqu'on a écrit, dans un moment de délire pathétique que monsieur Laurent Gbagbo est ''le modèle achevé de la lutte pour la démocratie dans notre pays'', il est fort difficile de réviser son opinion même quand on se rend compte qu'on a aidé à asseoir le dictateur le plus sanguinaire que ne possédera sans doute plus jamais notre pays. On n'a en effet pas besoin de se rendre à Delphes pour interroger la pythie pour s'apercevoir qu'une seule année encore de monsieur Gbagbo à la tête du pays, a fortiori cinq nouvelles années, aboutiraient à la destruction totale de l'ex belle Côte-d'Ivoire déjà au bord de la mort clinique !
Mais que faire lorsqu'on a été parmi ses thuriféraires les plus zélés, les plus serviles et les plus enthousiastes ?
Parce qu'on se prétend intellectuel et partant doté d'un minimum d'intelligence et qu'on se doit en conséquence de faire montre d'un peu d'objectivité, on fait alors semblant de vouer aux gémonies celui qu'on idolâtrait hier en veillant à établir un équilibre avec ceux qui ont bâti et dirigé notre pays hier en l'érigeant sur du roc. On dira alors que monsieur Laurent Gbagbo n'a jamais été un démocrate encore moins un socialiste lui qui, depuis bientôt huit ans a passé son temps à piétiner les règles les plus élémentaires de la démocratie, à violer systématiquement la constitution dont il fait mine de faire croire qu'elle est pour lui la Bible et le Coran tous ensembles, et à faire du sort de la Côte-d'Ivoire et de son peuple le cadet de ses soucis. Mais presque immédiatement, on s'empressera de dire que le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY et le Président Henri KONAN BEDIE étaient des autocrates, le premier ayant mené le pays au doigt et à l'œil et le second ayant abusé d'un pouvoir jouissif pendant les six ans qu'il a passés à la tête de notre pays. Que de légèreté à travers ces assertions, concernant les Présidents HOUPHOUET-BOIGNY et BEDIE, eux qui ont donné à ce pays nôtre ses lettres de noblesses, ont assis son développement et ont assuré dignement son entrée dans le concert des nations. Et lorsque ce ''modèle achevé de la lutte pour la démocratie'' laissait échapper ''la Côte-d'Ivoire is back'', n'est-ce pas parce qu'il avait conscience de cet âge d'or de notre beau pays ''au sort rutilant de bonheur et de gloire '' que chantait l'artiste et que lui s'est acharné à détruire à travers son manque total de vision politique, son incompétence avérée et son incurie manifeste et flagrant ? Peut-être que cette fameuse lutte ( ?) pour la démocratie n'aurait jamais due être menée, si cette démocratie doit rimer en Côte-d'Ivoire avec dictature, sang et misère. Nous en sommes arrivés à regretter notre bon vieux parti unique sans doute par trop paternaliste et avec ses travers mais qui nous garantissait le gîte et le couvert et nous permettait de vivre en paix et d'être heureux. On a beau être un des adorateurs zélés d'un certain messie ( ?) pompeusement baptisé christ de Mama, il est difficile de chercher à cacher le soleil avec la main et de chercher à nier que ce nouveau messie n'a fait que nous conduire à la catastrophe et à la ruine, au contraire des Présidents HOUPHOUET et BEDIE qui, quoique simples mortels, nous ont apporté développement, croissance et bonheur !
Chercher à atténuer ou minimiser les horreurs et abominations du régime de monsieur Laurent Gbagbo est une entreprise qui rend ridicule et vil. N'est-ce pas à cette œuvre qu'on essaie de se livrer lorsqu'on ose comparer les massacres et monstruosités perpétrées par le régime de la refondation au rétablissement de l'ordre dans le SANWI et dans le GUEBIE ? Comme pour dire " s'il a fait cela, ses prédécesseurs en ont fait autant. " Pourquoi alors avoir cherché par tous les moyens à occuper la place de ses prédécesseurs et promis qu'on gouvernerait autrement ? Doit-on comprendre par autrement le pire en matière d'atrocités, de pillages, de corruption de mal gouvernance ? Quel chef d'Etat digne de ce nom et aimant un tant soit peu son pays aurait permis que des parties de ce territoire fissent sécession ? Pourquoi monsieur Gbagbo, dont on n'exclut pas qu'on sera sûrement son hagiographe n'a-t-il pas définitivement entériné la partition du pays ? Par ailleurs y a-t-il commune mesure et la moindre possibilité de comparaison entre les meurtres et assassinats des escadrons de la mort, des milices tribales et des fous et gueux de patriotes autoproclamés et l'action pour maintenir la paix et l'unité du pays ? Quel esprit sain et lucide peut-il établir le moindre parallèle entre les événements du SANWI et du GUEBIE et les massacres indiscriminés des 25, 26, et 27 mars perpétrés par les forces de répression de monsieur Gbagbo Laurent, de même que les horribles charniers de Yopougon, de N'dotré, de Monoko Zohi, les tueries d'Anyama, d'Agboville, de Petit Duékoué et de Guitrozon, du ''carrefour de la mort ''à Abidjan ? Quel motif noble et légitime peut justifier ces pogroms froidement commis par le régime de la refondation ? Dès lors, si on veut dénoncer ces monstrueuses dérives d'un régime sanguinaire et abominable, qu'on ne tente pas, par des arguties pitoyables et médiocres et une rhétorique à deux sous d'un intellectualisme minable, d'en atténuer les conséquences funestes en évoquant ce qui a été fait pour que la Côte-d'Ivoire demeure UNE ET INDIVISIBLE.
Peut-on comparer de bonne foi, les soixante et onze (71) morts du Guébié, même si un mort est toujours un mort de trop, aux 518 morts et aux centaines de morts et de disparus d'une manifestation pacifique avortée, réprimée dans le sang dans les domiciles, cours communes et concessions préalablement ciblés par la soldatesque et les milices de monsieur Gbagbo ? Le Président HOUPHOUET-BOIGNY fut un grand et vrai patriote, un grand et vrai nationaliste. Qu'on ne tente donc pas, pour faire diversion, de comparer les actes nobles et salvateurs qu'il a posés à la barbarie immonde opérée par monsieur Gbagbo et son régime uniquement pour se cramponner au pouvoir et continuer à piller et à détruire le pays. Ou bien on a le courage de reconnaître et de regretter ses erreurs et fautes énormes et dantesques ou alors on s'y enferme comme le font tous les régimes staliniens, hitlériens et nazis d'une histoire récente et abhorrée. Mais on ne tente pas, à travers des manœuvres malhonnêtes, malhabiles et de bas étage de faire des amalgames trompeurs pour sauver la mise à un ami ( ?) fut-il pour soi le plus grand bienfaiteur de la terre ! Le Père de la Nation a été un grand homme, un homme d'exception et un visionnaire comme nous n'en aurons sans doute plus avant très longtemps. Il est donc ridicule, déplorable et de très mauvais goût de chercher à ternir son œuvre en le comparant à des politicards sans envergure et sans imagination. Le Président BEDIE, l'auteur du miracle ivoirien, bâtisseur de la Côte-d'Ivoire moderne, cet être altruiste et généreux, ne saurait non plus être comparé à des êtres dépourvus de la moindre imagination, cupides, égoïstes et égotistes qui ne voient midi que devant leur porte. Nous savons et comprenons l'immense douleur qu'on ressent de découvrir que celui-là qu'on a admiré, adulé et vénéré, n'était rien d'autre que cymbale retentissante et tonneau vide. On est justement grand en reconnaissant cela et en admettant qu'on s'est trompé sur toute la ligne. Il ne reste alors qu'une seule chose d'utile à faire : brûler cette icône. Il s'agit là d'un véritable drame cornélien mais il faut faire ce choix pour mériter d'être appelé homme et reconnu comme tel ! "
Par DOUBE BINTY
Propos de Mr Boussou Eba
Droit de réponse de "notre penseur"
Blog de notre penseur sur Blogspot
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29.08.2008
Où est passé César Étou ?

Où est passé le directeur de publication du torchon, pardon du journal "Notre Voie" ???
Je me demande bien si ce soi-disant journaliste de métier a perdu sa verve, ou tout simplement le sens du métier ?
Il n'y a pas longtemps le journaliste international , Théophile Kouamouo, m'apprenait que ce journal était le mieux vendu du trio de tête des journaux proches de chapelle politique ( "le Nouveau Réveil", " le Patriote " et "Notre Voie") .
Il est évident que je n'y ai pas cru car étant moi-même au parfum des différents classements réalisés par EDIPRESSE à une certaine époque (2007).
L'essence même des articles ne témoigne pas en la faveur de cet organe dit de presse qui, à mon avis a toujours été l'outil de propagande par excellence du Front Populaire des Irresponsables.Qui dit propagande , dit évidemment grossissement des faits et mensonges répétitifs pour créer des illusions de vérité.
De "Bédié gravement malade",on se retrouve aujourd'hui à "Nzueba qui ne provoquerait plus de pluie".
En effet, depuis quelques jours, l'actualité politique est centrée sur la tournée de mobilisation du Président Bédié et les discours poignants et véridiques qu'il livre aux populations n'intéressent apparemment pas ce Journal ("Notre Voie").
La contre-argumentation n'existe apparemment pas chez ces journalistes-là. Si vous commettez l'erreur d'acheter ( ou de lire) un jour ce ....., vous pourriez au passage vous délecter de "Dire Bien" d'un certain Koné Dramane; un désolant tissu de pédantisme dénué de toute logique argumentative et pourtant ce "monsieur" a été ministre de la République ( au département de la culture si je ne me trompe pas). Imaginez vous son rendement au service de la Nation !!!
J'ignore si ce Journal ne trouve rien d'intelligible à opposer comme argument à l'essence du discours de Bédié, qui tout au long des étapes de son périple, est très incisif à l'égard de la gestion de Gbagbo et sa clique.
"Notre Voie" s'adonne à une histoire de pluie et l'argumentation qui s'en suit est l'une des plus incongrues que j'ai lues ces derniers mois.
Ce qui m'étonne outre ce fait-ci, c'est sans doute l'omission, dans cet article, des alibis répétitifs en relation à la guerre et au gouvernement "multicolore" au profit du raisonnement digne de la diversion dont le FPI semble s'être familiarisé depuis peu.
Lisons ensemble ce à quoi, César Étou (directeur de Publication) apporte sa caution :
" Signes des temps. Des temps nouveaux. Signes imparables, signes implacables et ineffaçables. L’avez-vous remarqué ? Henri Konan Bédié n’est plus de saison. Son nom ne se confond plus à la pluie. Depuis près d’une semaine qu’il tourne au Centre du pays, aucune goutte de pluie n’est tombée. Ni à son arrivée dans la région, ni au début de ses meetings, ni même après les longues prières des sages et les nombreuses libations effectuées par les chefs de terre. Les temps sont sales et annonciateurs d’une nouvelle. Le Ciel serait-il fâché avec celui que ses compagnons ont surnommé N’Zuéba (pluie en baoulé), parce que son arrivée dans une région du pays est toujours précédée ou suivie de pluie? Que non ! C’est un fait banal. Un fait de l’histoire qui veut que la nature se renouvelle en un temps précis. C’est ce temps qui est arrivé depuis un moment. Mais, comme ceux qui ont des oreilles pour entendre et comprendre n’ont rien compris, la nature se charge de le faire avec rigueur.
Que Bédié arrive en pays akan pour une dizaine de jours et que pas une seule goutte de pluie ne tombe est le signe (des temps) éloquent que le temps a fait son travail. Que le temps a choisi une autre personnalité à sa place. Que son temps est révolu. Qu’il n’est plus de saison. Que le temps n’a plus son temps. Le comprendra-t-il cette fois après avoir été chassé du pouvoir par ses propres militaires, sans effusion de sang, dans une liesse populaire ? Ce n’est pas si sûr, même si, à son passage, c’est une fumée de poussière qui se soulève derrière lui. Histoire de lui rappeler ce que le président du FPI disait déjà aux populations de Daoukro : «Le temps de Bédié est passé. Il appartient désormais au passé».
Le temps n’est pas avec lui, les terres non plus
Pour qui sait comment fonctionne Bédié ne devrait pas être surpris de cet accueil sec. Les terres sur lesquelles Bédié et son cortège marchent depuis dimanche ne sont pas contentes de lui et pour cause. Elles n’ont jamais pu comprendre qu’en décembre 1999, le chef de l’Etat qu’il était alors ait laissé son peuple dans les mains des militaires enragés pour prendre le large en prenant soin de ne protéger que sa petite famille. Par ailleurs, dans son exil, il n’a jamais montré, publiquement ou même en privé, un intérêt particulier pour ces hommes et ces femmes qui le «suivaient». Plus grave, quand la guerre est survenue en 2002, alors que les Ivoiriens se battaient corps et âme pour que le pays ne tombe pas dans les mains des rebelles, N’Zuéba ramait à contre courant et mettait tout en œuvre pour que le pays perde sa souveraineté. Son parti et ses premiers responsables étaient au devant de ceux qui réclamaient la mise sous tutelle onusienne de la Côte d’Ivoire qu’il a dirigée pourtant six années durant. Pendant qu’il se la coulait douce avec les rebelles et formait des projets avec eux, à Bouaké et sa région, les populations étaient maltraitées, étouffées, chosifiées par les rebelles. Dans l’élan de solidarité qui s’est fait sentir à travers le pays, jamais son nom n’a été cité dans un quelconque don aux populations sinistrées. Alors qu’il avait la possibilité de visiter «ses parents de Bouaké» qui avaient manifestement soif de visites, il n’a pas osé le faire. C’est sans doute prendre trop de risques pour eux qu’il veut diriger.
Plus de deux années après la libération totale des voies qui mènent à Bouaké et ses environs, le voilà qui se décide, enfin, à rendre visite à ces populations meurtries. Est-il encore utile de rappeler que c’est Edjampan Tiémélé qui, depuis Abengourou, avait supplié l’ex-chef de l’Etat à se rendre à Bouaké ? Si les hommes et les femmes qui peuplent ces terres ont la faculté d’oublier des moments de leur vie du fait des contingences matérielles pour venir l’accueillir, les terres, elles, n’oublient jamais. Etait-il imaginable que la pluie tombe au moment où Bédié arrive à Sakassou ? Sakassou où, de triste mémoire, les rebelles qui avaient le soutien sans faille de Bédié ont fait couler le sang ? Et quel sang ! Sakassou, siège royal des Akan qui n’a été reconnu comme tel qu’avec l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir.
La tournée politique que fait actuellement Bédié dans la Vallée du Bandama ressemble fort bien à celle qu’a commencée le président des Etats-Unis, Georges Walker Bush, en Europe et en Amérique du Sud. Pour dire ses adieux. "
Abdoulaye Villard Sanogo ( voir "Notre Voie" du 29 - 08 - 2008 )
En tous cas, pour ce qui est d'une prétendue tournée d'adieu, on n'en a pas eu l'impression puisque ce slogan a été fort scandé par les militants mobilisés aux différents meetings: " BÉDIÉ PRÉSIDENT !!! BÉDIÉ PRÉSIDENT !!!".
Il est donc difficile de comprendre qu'on fasse des adieux à un président de parti dont on souhaite le succès aux élections à venir, dont la mobilisation à ses meetings ne souffre d'aucune contestation (les images parlent pour lui).
Je me sens dans l'obligation morale d'exiger plus d'efforts argumentatifs et d'honnêteté intellectuelle chez ces dits journalistes, dont la médiocrité semble être un secret de polichinelle.
Où est donc passé César , le directeur de publication du journal "de chapelle politique" le mieux vendu en Côte d'ivoire (Selon Théophile Kouamouo) ?
Ou peut-être que César nous fait preuve de sa fidélité à sa voie, "leur voie" que j'imagine être celle de l'incompétence, de l'irresponsabilité et de la diversion .
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